Crash Germanwings : le rapport du BEA dévoilé dimanche

@Sebastien-Mortier

@Sebastien-Mortier

Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) va publier demain dimanche, son rapport final sur le crash de Germanwings, accompagné de recommandations pour éviter que pareil drame ne se renouvelle.

Le BEA devrait notamment se prononcer sur les mesures de verrouillage du cockpit et sur les procédures d’entrée et de sortie du poste de pilotage . Rappelons qu’Andreas Lubitz, le co-pilote du vol 4U9525 de Germanwings, a profité de l’absence momentanée du commandant de bord pour s’enfermer seul à l’intérieur du cockpit avant de précipiter volontairement l’A320 sur les flancs des Alpes de Haute-Provence (150 mars). Dans un rapport préliminaire publié en mai 2015, le BEA confirmait ainsi qu’Andreas Lubitz avait « intentionnellement réglé les consignes du pilote automatique pour commander une descente de l’avion jusqu’à la collision avec le relief », et qu’il avait refusé de répondre aux sollicitations répétées de l’équipage pour qu’il ouvre la porte.

Rappelons aussi que l’enquête a prouvé qu’Andreas Lubitz souffrait de grave dépression doublée de problèmes de vue, susceptible de mettre fin à sa carrière de pilote. Le jour du drame, il n’aurait pas dû piloter, son médecin lui ayant prescrit un arrêt de travail qu’il avait caché à son employeur.

Ce crash a sidéré le monde de l’aviation en lui posant des questions inédites en terme de sécurité aérienne. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) préconise désormais la présence de deux membres d’équipage en permanence dans le cockpit, dont « au moins un pilote qualifié », une mesure déjà en vigueur aux Etats-Unis.

http://www.air-journal.fr/2016-03-12-crash-germanwings-le-rapport-du-bea-devoile-dimanche-5159422.html

Commentaire(s)

  1. Contrairement aux affirmations de cet article, il n’a absolument pas été « prouvé », en l’état des informations publiées jusqu’ici, qu’Andreas Lubitz souffrait réellement de problèmes de vue. Ce qui semble établi en revanche, c’est qu’il souffrait de troubles psychiatriques, incluant entre autres des symptômes hypocondriaques.

  2. RichieRSA
    Publié le 12 mars 2016

    Ne jamais laisser une personne seul dans le cockpit est la solution obligatoire pour notre propre sécurité. !!!

  3. Y a-t-il une solution efficace en toutes circonstances à la question du verrouillage de la porte de cockpit ? Pas sûr… On voit bien que renforcer les mesures anti-intrusion implique de pouvoir faire une confiance absolue aux pilotes se trouvant à l’intérieur. La sécurité optimale, dans le domaine aérien comme ailleurs, consiste à trouver la meilleure combinaison entre les moyens techniques, les procédures et les facteurs humains. Pas si simple…

    • Ne pas se leurrer... - 12 mars 2016 à 15 h 45 min
      Ne pas se leurrer...
      Publié le 12 mars 2016

      Renforcer les mesures anti-intrusion…oui,bien sûr: super efficace contre les..intrusions: or dans le cas de Germanwings, il n’y a eu justement AUCUNE intrusion…en fait il y a eu une tentative d’intrusion qui a echoue : celle du CDB pour revenir au poste…donc des mesures anti intrusion renforcées sur un tel cas n’auraient servi à rien…voire auraient pu meme etre contre-productives!

      Ne jamais laisser une personne seule au poste…oui,bien sûr,cela semblé évident…jusqu’à ce que l’on se souvienne de l’ATR 42 marocain précipite au sol par l’un des PNT, l’autre, toujours présent au poste n’ayant rien pu faire pour récupérer la situation et empêcher destruction de l’avion avec mort de tous ses occupants: où on découvre qu’être 2 PNT aux commandes n’est pas une assurance de pouvoir empêcher le crash- suicide…alors imaginez si la deuxième personne est un PNC: aucune assurance d’efficacité!!

      Bien sûr il y aura toujours des cas de suicides aériens évités par la mise en place de l’une et l’autre de ces mesures, et c’est tant mieux et c’est heureux…mais surtout ne pas se leurrer : le risque zéro pour les cas de suicide aérien par le PNT aux commandes ne sera jamais atteint….

      • Justin Fair
        Publié le 13 mars 2016

        « être 2 PNT aux commandes n’est pas une assurance  »
        5 autres cas de suicides dont 2 certains (Japan Airlines et Royal Air Maroc) et un probable ( Silk Air) avec les deux pilotes au cockpit…( Dans le 2 autres cas, un des pilotes s’était enfermé. )

  4. EPL 1986
    Publié le 12 mars 2016

    Cela fait des années que les équipages volent à deux en cargo, rarement plus…

  5. Pout320
    Publié le 13 mars 2016

    Faire venir au poste un PNC pendant les besoins physiologique d’un pilote reviens à introduire une menace supplémentaire : quid du PNC dépressif (lui aussi !) qui se saisit de la hache qu’il y a au poste et la plante dans la tête du seul pilote restant ?…
    Un pilote qui « plonge » pour répondre à un TCAS : quel va être la réaction du PNC au poste ?…
    Le cas de Germanwings est dramatique, et heureusement fort isolé (2-3 cas connus), mais la procédure hâtive du BEA ne solutionne malheureusement rien, et gêne profondément les équipages en service !
    Continuons de faire confiance aux pilotes et agissons éventuellement en amont (recrutement, pay to fly, duty, etc).

    • De quelle « procédure hâtive du BEA » parlez vous ?
      Mon petit doigt me dit que vous n’avez pas lu le rapport du BEA.

      Sur le fond, je vous rejoins: il n’existe probablement pas de procédure infaillible face aux risques contradictoires d’intrusion dans le cockpit et d’acte suicidaire d’un pilote. Il s’agit donc de trouver le meilleur compromis pour minimiser le risque de perte d’un avion par malveillance, et d’agir en amont pour s’assurer de la fiabilité des PNT, et accessoirement des PNC.

  6. Pout320
    Publié le 14 mars 2016

    La procédure « hâtive » qui consiste à substituer un pilote au poste par un PNC… et qui n’apparaît plus depuis les recommandations du 13 Mars !
    Peut-être était-ce donc une procédure prise « à la va vite » pour satisfaire le grand public…

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