EasyJet dans le rouge au premier semestre

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La compagnie aérienne low cost easyJet affiche au premier semestre une perte avant impôts de 24 millions de livres, mais évoque une performance financière solide malgré les perturbations majeures du secteur dues au terrorisme.

Dans son communiqué du 10 mai 2016, la spécialiste britannique du vol pas cher dit avoir délivré « une performance résiliente alignée sur les attentes » sur le semestre prenant fin au 31 mars, avec une croissance du chiffre d’affaires à 1,771 milliard de livres (+0,3%) et une hausse du trafic à 31,0 millions de passagers, « grâce à une croissance de capacité disciplinée et à un coefficient de remplissage stable » : le nombre de voyageurs a augmenté de +7,4% exactement sur le même rythme que les capacités, le coefficient d’occupation ne bougeant pas à 89,7%. EasyJet affiche une perte nette avant impôts, mais aussi un bénéfice avant impôts à taux de change constant de 5 millions £ qui lui a « permis de maintenir des marges stables ». Les fluctuations défavorables des taux de change représentent un impact de 33 millions £, dont 4 millions liés aux révisions de bilan. Sur le premier semestre, elle a reversé 219 millions £ (soit 55,2 pence par action) à ses actionnaires via des dividendes ordinaires à un taux de distribution de 40% pour l’année achevée au 30 septembre 2015.

Le revenu par siège a diminué de -4,2% par rapport à l’année dernière à taux de change constant, et de 6,6% par siège sur une base rapportée à 51,29 £. EasyJet précise qu’une « attribution de capacité rigoureuse, un coefficient de remplissage stable et une activité forte en octobre » ont permis de compenser l’impact sur la demande des attaques terroristes de Sharm el-Sheikh, Paris et Bruxelles. Le coût par siège hors carburant a augmenté de 0,5%, et a baissé de 4,3% carburant inclus, à taux de change constant. Au total, le coût par siège a baissé de 5% sur la base rapportée à 51,98 £. Cette baisse est principalement liée à la baisse des prix du carburant, les couts associés à la hausse des perturbations liées aux attaques terroristes ayant été compensées par des recettes découlant de l’up-gauging de la flotte (utilisation d’avions plus grands) et des initiatives du programme Lean d’easyJet.

EasyJet rappelle que de nouvelles bases ont été ouvertes à Venise et Barcelone, tandis que le retrait en avance à Rome-Fiumicino et la redistribution des avions ont permis d’obtenir de meilleurs rendements. La première base estivale à Palma de Majorque ouvrira à l’été 2017.

S’exprimant au sujet de ces résultats, la CEO Carolyn McCall a déclaré : « easyJet a délivré une solide performance financière pour ce semestre malgré des perturbations extérieures majeures. La demande client s’est révélée forte notamment grâce aux destinations plage au départ de l’Angleterre qui a permis un bon début de semestre. La saison de ski s’est avérée être un record pour la compagnie, a généré une augmentation du nombre de passagers et du chiffre d’affaires sur la période. Le consommateur a pu profiter de tarifs encore plus attractifs en baisse de 6% par rapport à l’année dernière et en baisse pour la deuxième année consécutive notamment grâce à un cout du carburant faible. Un contrôle soutenu des coûts a également permis de maintenir les marges. Cette solide performance financière démontre les forces d’easyJet, à savoir la combinaison d’un réseau européen leader à un service de qualité, des tarifs bas et un leadership dans le digital et la gestion de données. Nous sommes confiants pour cette année et prévoyons une augmentation du nombre de passagers, du chiffre d’affaires et des bénéfices. Grâce à notre bilan et à la confiance du Conseil d’Administration dans le succès de notre entreprise, le ratio de distribution annuel augmentera de 25% à 50% après approbation de l’assemblée générale annuelle »

EasyJet affiche un objectif de stabilisation du coût par siège hors fuel (à taux de change constant) entre 2015 et 2019, tenant compte d’un niveau normal de perturbations. Elle entend également maintenir un bilan solide en visant la permanence d’une notation « Investment Grade » de la part des agences de notation. Les réservations enregistrées sont en phase avec celles de l’année dernière : easyJet est en bonne voie pour augmenter son chiffre d’affaires ainsi que ses bénéfices et générer des rendements durables et de la croissance pour ses actionnaires.

http://www.air-journal.fr/2016-05-11-easyjet-dans-le-rouge-au-premier-semestre-5162808.html

Commentaire(s)

  1. Sale temps,non??? - 11 mai 2016 à 7 h 43 min
    Sale temps,non???
    Publié le 11 mai 2016

    Selon les critères que certains appliquent ici lorsque l’on parle d’AFKLM, critères qui veulent qu’une hausse du nombre de passagers est sans intérêt si la recette unitaire baisse, puisque seule cette dernière a d’intérêt, et que sa baisse conduit inéluctablement à la ruine de la compagnie…selon ces critères la, EasyJet est en grand danger et pourrait-il fermer sous peu,mettant tout le monde au chômage….parceque « -4,2% a changé constant et -6,6% par Siege par rapport à l’année dernière »… c’est le début de la fin!!!!!|. 😄😄😄

    • LSO
      Publié le 11 mai 2016

      Oula oui si on se tient aux dires des analystes AJ ca sent le sapin…

    • Ahahahahahahahah!!!
      Ça marche la méthode Coué??

      • Publié le 11 mai 2016

        Point de méthode Coué ici, mais la simple application des singuliers critères d’analyse financière préconisés par les trolls anti Air France fréquentant ce lieu. La cohérence veut que les méthodes d’analyse soient les mêmes pour toutes les compagnies aériennes, non ?

        • Ok, combien de trimestres (d’années) de déficit chez AF ???
          Toujours à cause d’Emirates??
          Ahahahahahahah!!! Emirates n’existait pas à l’époque.
          Décrier systématiquement les Compagnies se « gouinfrant » de subventions publiques est une chose, comptabiliser ce que le contribuable à payer (et Ô combien, une multitude de fois) pour « sauver » les meubles d’une compagnie chroniquement déficitaire (épargne moi les quelques millions d’euros minablement économisés sur le prix du baril pour l’exercice 2015), en est une autre.
          Alors, toi le Fan des bas prix en classe économique surannée des triple 7 AF et de CDG, épargne moi, nous, tes théories sur les, je cite, « trolls Anti AF ».
          Bon vol..

  2. Lola
    Publié le 11 mai 2016

    Cela a toujours été le cas pour le 1er trimestre sur tous les exercices précédents. Cela ne l’empêche pas d’être bénéficiaire par la suite.

  3. « Le revenu par siège a diminué de -4,2% par rapport à l’année dernière »
    quand on a fait un peu de maths, ça veut dire qu’il a augmenté de 4.2%…

  4. Il me semble étrange de voir easyJet perdre de l’argent au premier semestre si l’on compare à la concurrence.

    Carolyn n’explique pas pourquoi easyJet ne surfe pas sur la vague du baril à 40$, aux dernières nouvelles EZY payait toujours le baril aux environs de 85$ dû a leur couverture.

    L’augmentation de la part des dividendes semble être un moyen de ne pas faire fuir les actionnaires bien que leur confiance s’effrite. Vu de dedans on a plutôt tendance à dire que l’été va être une catastrophe dû au manque de marges de manœuvres au niveau du nombre d’équipages.

  5. Tony
    Publié le 12 mai 2016

    Trop chère EasyJet; rapport qualité prix de plus en plus mauvais…Les voyageurs ne sont pas que des vaches à lait !

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