United Airlines lance le San Francisco – Singapour

Air-journal_ B787-9 United

La compagnie aérienne United Airlines a inauguré mercredi une nouvelle liaison directe entre San Francisco et Singapour, la route la plus longue pour un Dreamliner.

Depuis le 1er juin 2016, la compagnie américaine propose un vol quotidien entre sa base de San Francisco et l’aéroport de Singapour-Changi, opéré en Boeing 787-9 Dreamliner pouvant accueillir 48 passagers en classe Affaires, 88 en Premium et 116 en Economie. Les départs de Californie sont programmés à 22h55 pour arriver deux jours plus tard à 6h15, les vols retour décollant à 8h45 pour se poser le même jour à 9h15 (passage de la ligne de changement de date oblige, durée de vol moyenne 15h55). United Airlines est sans concurrence directe sur cette route, plus de dix compagnies proposant le même trajet avec escale.

Les vols opérés depuis 1986 vers Singapour par la compagnie de Star Alliance via Tokyo-Narita, sont désormais supprimés, les passagers pouvant choisir ce trajet grâce au partage de codes avec ANA (All Nippon Airways, partenaire de coentreprise de United) ; la route quotidienne via Hong Kong n’est en revanche pas affectée. A San Francisco, la compagnie américaine et United Express opèrent plus de 250 vols par jour vers et depuis 90 destinations dans les Amériques et aux Caraïbes ; depuis mars, elle y a lancé des vols directs vers Tel Aviv et vers Xi’an, les prochaines nouveautés annoncées pour juillet étant Auckland et Hanghzou.

United Airlines précise que cette liaison est la plus longue jamais opérée par un Dreamliner avec 8446 miles (13.592 km), battant sa propre route entre Los Angeles et Melbourne et celles d’Etihad Airways (Abou Dhabi – Brisbane) et American Airlines (Dallas – Shanghai). Et il s’agit également de la plus longue route proposée par une compagnie américaine. Cette route directe « améliore encore notre réseau transpacifique sans égal, et renforce encore plus le rôle de San Francisco comme hub vers le Pacifique », a déclaré le directeur des revenus Jim Compton ; elle offre aux passagers « le confort unique d’un vol non-stop vers la Côte Ouest, avec des douzaines de correspondances possibles y compris 26 qui n’étaient pas atteignables avec une seule escale depuis Singapour ».

Rappelons que Singapore Airlines, sa partenaire d’alliance, doit relancer en 2018 des vols directs vers Los Angeles. Après seize années de brouille, les deux compagnies ont demandé le mois dernier l’autorisation de mettre en place un partage de codes, portant initialement sur huit routes intérieures aux Etats-Unis mais qui devrait à plus long terme porter sur toutes les routes intérieures aux Etats-Unis, entre les USA et Singapour, ou entre les deux pays et des pays tiers inclus dans des accords de ciel ouvert signé par les Etats-Unis et Singapour. United Airlines  Singapore Airlines dispose déjà aux USA d’accords avec JetBlue Airways et Virgin America.

 

http://www.air-journal.fr/2016-06-02-united-airlines-lance-le-san-francisco-singapour-5163941.html

Commentaire(s)

  1. nykeeo
    Publié le 2 juin 2016

    15h dans un 789 … ouch

  2. Lso
    Publié le 2 juin 2016

    Vu la config, ca doit etre confortable…

  3. Publié le 2 juin 2016

    inquietant sur 787 , esperons qu’ils ont prevus les extincteurs et les canaux de sauvetage. heureusement SQ le fera est A350 c ‘est plus sur.

    • A moins que l’A350 ait des problèmes de sondes, à l’instar de l’A330, ou alors aussi un incendie comme ce qui vient de se passer sur l’A320 d’egyptair pfffff
      Airbus et Boeing font tous les 2 d’excellents avions, et rien n’est jamais parfait. Cette guéguerre est ridicule pffffff

  4. Publié le 2 juin 2016

    Ca doit faire bizarre de partir à 8h45, et d’arriver heure locale 30 minutes plus tard alors que t’as fait un voyage de 16h !

    • Publié le 2 juin 2016

      Normal : parce qu’on vole à contre courant pratiquement à la même vitesse que le soleil. C’est fascinant de pouvoir appuyer sur le bouton « pause » du compte à rebours que constitue le temps…Ca c’est la magie de l’aviation. Dommage qu’a retour on perd ce que l’on avait gagné…

    • Pet
      Publié le 2 juin 2016

      Et pire au retour.
      L’aspect du voyage le plus inconfortable. Il suffit de regarder les têtes des pnc éreintés à vivre sur un tel rythme sans cesse.

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