Un vol de British Airways revient à son point de départ après 12 heures de vol

air-journal_British Airways 777-200ER

Un Boeing 777 de British Airways, parti de Londres Heathrow pour Tokyo Narita survolait le nord de la Sibérie quand il a du faire demi-tour en raison d’un « incident technique mineur ». Tous les passagers ont retrouvé leur aéroport de départ après 12 heures de vol. De fortes compensations financières pourraient être exigées aux dépens de British Airways.

L’avion, parti d’Heathrow jeudi dernier s’y est reposé à minuit, soit une heure après son atterrissage normalement prévu à Tokyo, et après un voyage de plus de 6000 miles et 12 heures de vol. Un porte-parole de la compagnie britannique a confirmé ce demi-tour d’un long-courrier alors qu’il était à 1000 km au nord de la ville de Novosibirsk en raison « d’un problème technique mineur ». Les passagers, hébergés dans la nuit de jeudi à vendredi dans un hôtel, ont pu être acheminés le lendemain vers Tokyo par un autre vol partant à 10h30.

En vertu des règles européennes régissant les retards de plus de trois heures, le coût des indemnisations pour British Airways pourrait s’élever à plusieurs centaines de milliers de livres sterling, rapporte The Independant. Elle devrait ainsi être tenue de payer 600 euros à chacun des passagers à bord, ainsi qu’à tous ceux en attente à Tokyo pour se rendre à Londres, une facture totale potentielle de  300 000 livres. En outre, British Airways devra assumer le carburant brûlé dans sa «fuite vers nulle part» comme le citent des journaux britanniques, ainsi que les frais d’hébergement des passagers dans les hôtels de Londres et de Tokyo.

http://www.air-journal.fr/2016-07-09-un-vol-de-british-airways-revient-a-son-point-de-depart-apres-12-heures-de-vol-5166073.html

Commentaire(s)

  1. ben76500
    Publié le 9 juillet 2016

    bien entendu il pouvait pas poser leur 777 à Novosibirsk plutôt que de cramer du fuel pour rien

    • Pet
      Publié le 9 juillet 2016

      Oui, mais Novossibirsk le vendredi soir, même en été, c’est moins dansant que Londres, Brexit compris.

      Pourtant, Novossibirsk n’est pas sans charme, et la forêt sibérienne.. Idéal pour les champignons. Attention an ne pas s’y perdre, c’est grand..et plein de tigres..

  2. Autant deroute l avion en Sibérie si problème technique, ou lui permettre d atteindre Tokyo; si il a pu voler de nouveau 6h , il pouvait terminer son vol.
    A noter que c est encore une fois un Boeing qui est concerne , après les feus moteurs , ca continue.

  3. Question: N’y a-t-il pas un ou des aéroports de déroutement prévus dans un plan de vol, afin d’éviter de retourner au point de départ?

  4. Je ne comprends pas. S’il a été capable de revenir, pourquoi n’a-t-il pas terminé sa route? Le problème n’était pas réparable à l’aéroport d’arrivée, surtout s’il était mineur?

  5. un plus de 3000 h de vol - 9 juillet 2016 à 14 h 39 min
    un plus de 3000 h de vol
    Publié le 9 juillet 2016

    Beaucoup de non dit ! Passager dont l’identité devaient être conservée discrète , Fret spécial …il est surprenant que cet avion ait dû faire demi-tour juste à mi parcours …. La classique route Sibérienne entre L’Europe de l’ouest et le Japon( plus courte et évitant l’escale d’Anchorage) comporte des aéroports de déroutement ( Moscou , Irkutsk entre autres …)Cette route impose des couloirs très précis de survol , et mon expérience personnel lors d’un vol Paris CDG et Tokyo Narita , ma permis de tester la vigilance des Russes , quand 2 Migs nous ont identifiés et accompagnés pour nous remettre dans le couloir ..il y a quelques années ….!

  6. Nico777
    Publié le 9 juillet 2016

    N’importe quoi ces pilotes. ..

  7. Demi tour sans doute car l’avion aurait été « no go » et les réparations / maintenance aurait dû être sous traité par une autre compagnie alors que le retour à la maison permet de faire la maintenance directement eux meme ce qui reviens peut être moins cher au final compensation comprise que d’indemniser les passagers

  8. flyrelax
    Publié le 9 juillet 2016

    continuer au dela, avec un souci qui influe sur la disponibilité ETOPS par exemple, n’était probablement pas la bonne solution

    pour mémoire un 777-300 AF avec un souci moteur (GE cette fois) a fait un séjour prolongé en Sibérie avant de rentrer avec un moteur neuf…

  9. Vincent 69
    Publié le 9 juillet 2016

    « a du faire demi-tour en raison d’un « incident technique mineur ». » : on n’ose imaginer quelles décisions auraient été prises pour un incident technique majeur.

    Plus sérieusement, BASILE a parfaitement raison : il s’agit très vraisemblablement d’un incident réclamant un traitement à Londres, pour des motifs techniques et/ou financiers.

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