Trafic en France : +1,4% en septembre mais pavillon national en berne

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Le trafic aérien en France a progressé de 1,4% en septembre selon la DGAC, la hausse sur les neuf premiers mois de l’année atteignant 2,3%. Mais le pavillon français ne profite guère de l’embellie (-1,7%), le quatrième mois consécutif de repli.

Dans son indice mensuel Tendanciel publié le 19 octobre 2016, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) précise que le trafic intérieur reste en septembre dans une dynamique positive (+3,0%). Les lignes transversales enregistrent une hausse très marquée de leur fréquentation (+9,5%), les liaisons touchant l’Outre-mer sont également une franche progression (+4,5%) et la ligne Fort-de-France/Pointe-à-Pitre (+16,3%) reste l’une des dessertes les plus dynamiques du marché intérieur. En revanche, les lignes radiales métropolitaines sont orientées à la baisse (-0,7%) pour le quatrième mois d’affilée. En cumul annuel, la hausse du trafic national s’élève désormais à +2,8% ; la tendance demeure même très légèrement positive sur les liaisons radiales (+0,4%).
Le marché international a évolué le mois dernier de manière mesurée (+1,0%), grâce à de bons résultats obtenus avec l’Union européenne (+2,7%) et l’Afrique (+1,6%) et plus particulièrement le Maghreb (+3,6%). La conjoncture est à nouveau plutôt critique pour l’Amérique (-1,7%) avec cependant une forte intensification des échanges avec l’Amérique centrale (+11,0%). Pour le onzième mois consécutif, la zone Asie-Pacifique affiche des chiffres négatifs (-3,3% ce mois-ci, -4,1% sur l’ensemble de l’année 2016) avec des tendances toujours contraires pour ses deux grandes composantes (Moyen-Orient : +2,6% ; Asie : -7,5%).

Côté pavillons, les compagnies aériennes françaises ne profitent aucunement de la croissance : ils reculent de -0,4% sur le marché intérieur et de -2,4% à l’international, alors que leurs concurrentes effectuent une percée particulièrement remarquable sur le marché intérieur (+18,7%) et progressent également nettement à l’international (+2,8%). Le différentiel de croissance en défaveur des acteurs hexagonaux s’établit à -5,4 points ce mois-ci. En part de marché observée en cumul annuel, l’érosion du pavillon tricolore s’établit à -1,4 points en passagers et -0,7 point en passagers kilomètres transportés (PKT).

En ce qui concerne les aéroports, les dix principales plateformes françaises restent soumises à des fortunes très diverses en termes de fréquentation. Paris affiche un trafic quasi stable (-0,2%) grâce aux gains enregistrés à Orly (+3,6%) alors que CDG connaît un repli d’activité (-1,9%) pour le cinquième mois consécutif. En région, les faits du mois sont encore la croissance particulièrement tonique observée à Lyon (+12,0%) et Nantes (+10,7%) et à l’opposé, la très nette baisse de Beauvais (-11,0%).

Après un été marqué par une dégradation des indicateurs relatifs au retard, septembre renoue avec des valeurs quasi identiques à celles de 2015 : le taux de vols retardés au départ de plus d’un quart d’heure a atteint 21,4% (soit +0,3 point) ; le retard moyen des vols au départ s’établit à 12,2 minutes (soit +0,2 minute).

Concernant la baisse des prix des billets d’avion affichée par la DGAC depuis plusieurs mois, le site spécialisé monde-du-voyage.com observe que les tarifs des vols domestiques repartent à la hausse du fait de l’absence de concurrence acharnée. « Pour que les tarifs baissent sur une destination, elle doit être desservie par plus de trois compagnies. Est ce à dire que sinon, les compagnies aériennes organisent le partage du marché? » La réponse est probablement à chercher du côté de la DGCCRF, indique le site.

http://www.air-journal.fr/2016-10-21-trafic-en-france-14-en-septembre-mais-pavillon-national-en-berne-5171384.html

Commentaire(s)

  1. Airbid

    En résumé et sachant que les aéroports Parisiens pèsent autant que la somme des aéroports régionaux ,on peut en déduire que les performances de ces derniers sont très bonnes pour obtenir le resultat annoncé et que ce resultat est réalisé par les cies étrangères. Dire que cette croissance  » ne profite pas aux pavillons français » est un euphémisme plaisant.

  2. « ils reculent de -0,4% sur le marché intérieur et de -2,4% à l’international »?!
    Rien de plus surprenant et, cerise sur le gâteau, avec une genre de « pub » « Brice de Nice »!
    Je n’ose même pas imaginer, les « pauvres » en classe « éco/bétaillère », avec 8/9 heure de vol et ce genre de « films »!

    • Le problème d’Air France c’est que malgré la privatisation il y a 20 ans, elle continue d’être gérée comme une entreprise publique, avec ses cohortes de personnes privilégiées aux avantages démesurés totalement en décalage avec le mode de fonctionnement d ‘une entreprise privée…du personnel et des dirigeants nostalgiques du passé flamboyant d’ Air France…incapable de se remettre en question. La compagnie est virtuellement en faillite…Le licenciement sec et les réductions de coûts auraient du être menés il y a longtemps déjà…

  3. Les mauvaises habitudes prises à Air France, et l’attitude suicidaire des syndicats vont avoir raison de cette compagnie : ou bien ils réduisent la voilure, ou bien ils mettent la clé sous la porte…! Encore une illustration du drame français !

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