Le bénéfice d’Emirates Airlines plonge

air-journal_Emirates trois A380

La compagnie aérienne Emirates Airlines affiche au premier semestre de l’année financière en cours un bénéfice net de 214 millions de dollars, la baisse de 75% étant cependant à comparer à l’un ses meilleurs résultats historiques à la même période l’année dernière.

Dans ses résultats financiers publiés le 10 novembre 2016, la compagnie des Emirats Arabes Unis annonce un chiffre d’affaires en baisse de 1% à 11,4 milliards de dollars. La contre-performance réalisée entre le 1er avril et le 30 septembre est attribuée aux taux de change défavorables, avec un dollar en hausse par rapport à la majorité des monnaies, et à une concurrence plus forte tirant vers le bas le prix des billets d’avion. Emirates Airlines explique avoir également été touchée par des dévaluations et manques de liquidités dans plusieurs pays d’Afrique, et une demande en baisse « causée par le malaise économique actuel et les inquiétudes sur la sécurité dans ces marchés majeurs ». Pendant ce premier semestre, les coûts opérationnels d’Emirates Airlines ont augmenté de 5% alors que les capacités progressaient de 9% ; mais les dépenses de carburant étaient en baisse de 10%, et  ne comptent plus que pour 24% du total (28% à la même époque en 2015).

Emirates Airlines a transporté 28,0 millions de passagers au premier semestre fiscal, un résultat en hausse de 9% ; mais son trafic en RPK (revenu passager kilomètre) n’a progressé que de 8% sur des capacités en SKO (siège kilomètre offert) en hausse de 12%. Le coefficient d’occupation perd 3 points à 75,3%. Le volume de fret transporté est resté stable à 1,3 million de tonnes, « une performance solide dans un marché du fret compliqué ». Elle a continué à investir dans « les avions long-courrier les plus avancés pour améliorer son efficience et fournir une meilleure expérience client », recevant pendant ces six mois huit Airbus A380 et huit Boeing 777 ; vingt autres appareils doivent être livrés d’ici le 31 mars 2017. En même temps, Emirates Airlines a sorti de sa flotte 19 avions plus anciens, neuf autres devant les rejoindre d’ici fin mars. Côté réseau, elle a inauguré quatre nouvelles destinations entre le 1er avril et le 30 septembre : Yinchuan et Zhengzhou en Chine, Yangon au Myanmar et Hanoi au Vietnam, portant alors à 155 le nombre de destinations desservies dans 82 pays (sa prochaine nouveauté est Fort Lauderdale aux Etats-Unis, à partir du 15 décembre).

Le groupe Emirates, comprenant la compagnie aérienne et dnata, a enregistré au S1 un chiffre d’affaires de 12,7 milliards de dollars (+1%), avec un bénéfice net de 364 millions de dollars (-67%). Reprenant les causes citées plus haut, le PDG du groupe Sheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum met aussi en avant la croissance du groupe comme du trafic passagers, ajoutant que « les investissements du passé commencent à payer, ce qui perd de garder nos clients et d’en attirer de nouveaux ». Le groupe compte au total 103.000 employés.

http://www.air-journal.fr/2016-11-10-le-benefice-demirates-airlines-plonge-5172418.html

Commentaire(s)

  1. EK commence a trembler face a la concurrence féroce de Hop ! et aux idées de Trust Together …

    • Rame

      C’est vrai que ma vie a changé grâce au Quimper –> Paris en A380, sans oublier le Toulouse –> Cherbourg en 777-300er.
      Bref, un simple coup d’oeil montre une compagnie dont la stratégie de l’ogre risque de sérieusement lui coûté un jour, une flotte composé quasi-uniquement de 777 et 380 sans même un seul avion MC semble vraiment de la folie. La voisine Qatar me paraît avoir un développement plus mesuré en terme de flotte.

  2. Pas de détail sur la répartition de bénéfices, à savoir combien proviennent de Dnata qui opère dans 75 aéroports majeurs du monde entier et inclus le géant anglais Alpha group.

  3. La bulle serait-elle en train de s’éclater?

    • doudou

      Je n’espère pas pour eux, mais c’est ce que je disais il y a quelques semaines…. Je ne pense pas qu’elle s’éclate, mais plutôt que le marché est arrivé à son plus haut niveau et risque de stagner. C’est pour cela que je suis certain qu’Emirates commencera à retirer ses plus vieux A380 avant même de recevoir les derniers commandés.

  4. DZ_O_US

    SKO augmente mais coefficient d’occupation non. Doit on avoir peur pour le A380? sachant que c’est EK qui tient a bout de bras le programme A380!

  5. Les surcapacités dans la région commencent doucement à faire des dégâts.

    Entre Emirates, Ethiad et Qantas, cela fait beaucoup d’avion, de très gros avions même, souvent sur les mêmes destinations…
    Vol en correspondance, départ d’Europe / Escale dans le désert / arrivée en Asie ou Océanie.
    Mais maintenant les grandes compagnies européennes se sont pour la plupart aligné sur le service à bord, et commence aussi à s’aligner sur les prix… même si elles ne peuvent pas vendre à perdre comme les golfs sisters…

    • Et Qatar et non Qantas
      Bref, pour le moment, les remplissages sont toujours bons.
      Je pensais que Qatar avait les yeux plus gros que le ventre avec cette boulimie de nouveaux appareils, mais non, des PNC de cette compagnie m’a confirmé qu’ils étaient bien remplis.
      Cependant je suis d’accord pour dire qu’une telle concurrence avec encore des dizaines de milliers de sièges a venir dans cette meme région va créer une surcapacité qui forcera à terme l’une des 3 soeur à revoir leurs ambitions à la baisse (Qatar à mon avis)

    • « Escale dans le désert » ! Je ne pense pas. les escales du Golfe auxquelles vous faites allusion, à savoir Dubai, Doha, Abou Dhabi, aéroports comme villes, sont d’une modernité à couper le souffle. Ces compagnies aériennes ne vous larguent pas dans les dunes de sables quand même!
      Votre commentaire est bizarre, et c’est le moins que l’on puisse dire…

  6. Surcapacité
    Mais c’est juste un semestre, pas de quoi tirer des conclusions

  7. Mnbee

    Ben alors, c’est pas la meilleure compagnie du monde ah ah ah ???

  8. Pet

    Surcapacité, prix bradés, services ‘exclusifs’ très onéreux bien qu’agréables pour le bénéficiaire (limo) pléiade de staff, surenchère coûteuse ds ce que l’on croit être le besoin du pax.. etc, la liste est longue.
    on connaît les flux des voyageurs/des pax d’aujourd’hui, et AUCUN n’a été initié de/vers le Golfe par ces cies qui ont construit des bêtes monstrueuses sans aucun contrôle du marché, et sans aucun marché propre.
    Comme le dit Loracle, l’offre des Majors s’aligne, et l’attrait du désert n’est plus aussi clinquant qu’il y a dix ans.
    La bulle est prête à exploser. Encore un peu de patience..

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