Genève Aéroport : un tapis de détection précoce des chaussures

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Genève Aéroport et l’entreprise SEDECT ont développé et installé un outil novateur pour aider les passagers à franchir sans contretemps le passage de sûreté qui conduit aux portes d’embarquement.

Sous l’apparence modeste d’un tapis, cet équipement est doté d’une technologie de pointe qui détecte les métaux dans les chaussures. Il indique au passager s’il doit se déchausser ou peut poursuivre sa route souliers aux pieds.

Passage obligé entre la zone publique et la zone réservée, les « points d’inspection filtrage » des aéroports (lieu de contrôle des passagers et de leurs bagages de cabine) peuvent générer des congestions aux heures de pointe. C’est notamment le cas lorsque le portique magnétique sous lequel passent les passagers sonne après avoir détecté une masse métallique dans leurs chaussures. Les voyageurs doivent alors rebrousser chemin, enlever leurs chaussures et repasser sous les installations. Or, ce contre-flux contribue à ralentir la fluidité de l’embarquement.

Afin d’apporter une réponse à ce problème, Genève Aéroport s’est associé à l’entreprise suisse SEDECT pour développer un tapis de détection qui prévient le passager, alors qu’il est encore dans la file, que ses chaussures vont déclencher une alarme. Un siège, placé opportunément, lui permet alors de les retirer, de les faire passer dans le tunnel X-Ray pour les récupérer de l’autre côté sans avoir à faire machine arrière.

Outre le gain de temps projeté, le confort du passager s’en ressentira également puisque ce dernier évitera ainsi la sonnerie du portillon et la fouille qui peut l’accompagner. Du côté de l’agent de sûreté, la diminution du nombre de fouilles a également un impact sur son travail répétitif, en lui épargnant des fouilles inutiles lors desquelles il doit sans cesse se baisser et se relever. 

http://www.air-journal.fr/2016-11-27-aeroport-de-geneve-tapis-de-detection-precoce-des-chaussures-5173220.html

Commentaire(s)

  1. Shôgun

    Sauf que l’absence de masse métallique dans les chaussures ne garantit absolument pas l’absence d’objet dangereux dissimulé à l’intérieur, tel qu’un couteau en céramique par exemple. Si on vise réellement un bon niveau de sécurité, ce matériel ne dispense donc pas de contrôle aux rayons X et détecteur d’explosifs ou au tomographe.

  2. A330-200

    Intéressant,pas révolutionnaire,a part aux usa ,il n est plus utile de se déchausser.

    Le bon comportement quand on voyage est d éviter les chaussures hautes on équipée de metal, mocassins ou baskets et il n y a pas de problèmes avec les portiques.

    Par contre
    Dans le dernier paragraphe « l agent de sûreté qui n aura plus a se baisser… » ;il n aura plus besoin d exister si le portique ne sonne plus ,donc des emplois menacés.

  3. C’est le moment que je déteste le plus c’est contrôle humiliant désagréable.
    enlever ses chaussures lors ce que vous venais de vous opérer du genou je vous dis pas quel est le casse-tête et les agents de sécurité particulièrement à ses CDG n’ont rien à foutre. mais mal ou pas je regrette énormément le temps il n’y avait pas de cirque de ce genre la caissière qui devient agent de sécurité non merci

  4. Si il n’y avait que les chaussures qui posent problème!
    Le nombre de portiques ouverts est également un problème. De même que le nombre d’agents présent à chaque portique, jusqu’à quatre! Mais le comportement des voyageurs est la principale source de la durée du contrôle. De nos jours avec les prix des billets aussi bas, cela attire toute sorte de gens et pas du plus haut niveau. Il suffit de voir le nombre d’articles prohibés emmené dans les bagages et non mis dans le fameux sachet plastique. Un portique réservé aux gens voyageant léger serai très avantageux. De même après le contrôle, où l’on est d’abord bloqué par les bagages en attente, puis poussé dans la zone de récupération après avoir attendu longuement avant le contrôle en admirant la rapidité des voyageurs précédant.

    • A330-200

      +1
      Malheureusement la démocratisation du transport, a aggravé le problème; pour passer le contrôle de sécurité j en ai pour 1 minutes quand certains ont mis des pantalon bourré de metal ,croulent sous les bijoux et ont des produits interdits dans les bagages.

      Le portique reste toi de même plus agréable que le scanner que l on retrouve maintenant dans beaucoup d aéroport ,ce dernier utilise des rayons X,ce qui n est pas bon pour la santé et nécessite beaucoup plus de temps par personne.

    • Shôgun

      Rien à voir avec « la démocratisation » que déplorent ceux qui se prennent non sans vanité pour l’élite de la société. Les fauteurs de troubles dans les aéroports viennent de tous les milieux sociaux, et les plus arrogants sont rarement les prolétaires.

      Le problème des files d’attente, c’est avant tout une question de moyens insuffisants en personnel aux périodes de pointe et de mauvaise organisation.

      En général, quand les règles sont affichées clairement et suffisamment en amont du passage aux portiques, les gens les respectent. Encore faut-il que ce soit le cas. Les règles de sécurité applicables varient selon les zones géographiques, les équipements utilisés, et les directives spécifiques à chaque aéroport. Les passagers ne peuvent pas tout deviner, le rôle des prestataires en charge des contrôles est aussi de les guider pour améliorer la fluidité. De préférence avec courtoisie, car l’arrogance et l’agressivité, qui sont des manifestations d’incompétence professionnelle, ne font que générer stress inutile, malentendus, incidents et contretemps supplémentaires.

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