La compagnie aérienne Thai Airways a annoncé avoir obtenu l’approbation de 90% des créanciers sur son plan de restructuration, qui doit maintenant repasser la semaine prochaine devant le tribunal central des faillites.

« Quelques changements mineurs » ont été apportés selon un porte-parole de la compagnie nationale thaïlandaise au nouveau plan de restructuration à l’horizon 2025, présenté il y a deux mois par celle qui a perdu son statut d’entreprise nationale – et ne sera pas recapitalisée selon le gouvernement. Mais l’essentiel est là : les créanciers ont donné leur feu vert (avec une semaine de retard) à la tentative de sauvetage de Thai Airways, dans le rouge depuis 2013 et qui a enregistré l’année dernière une perte de 3,8 milliards d’euros en raison de la pandémie de Covid-19.

Thai Airways chercherait désormais à lever 1,3 milliard d’euros en nouveaux capitaux, y compris sous forme d’actions qui seraient proposées aux créanciers ; elle aurait d’autre part demandé un report des remboursements d’obligations, et un gel durant trois ans des remboursements de prêts. Un communiqué précise que cinq nouveaux administrateurs ont été nommés, dont le président actuel et l’ancien, Piyasvasti Amranandthe, débarqué en 2012 après des résultats honorables – et le lancement de Thai Smile.

Le président par intérim de Thai Airways Chansin Treenuchagron avait décrit en mars ses plans pour les quatre prochaines années, expliquant sa situation par « la concurrence des low cost, l’ouverture du ciel et la pandémie » : des effectifs réduits à « entre 13.000 et 15.000 employés », contre 28.000 en 2019 (environ 19.500 sont à temps plein actuellement, dont un tiers devrait quitter la compagnie aérienne d’ici la fin de l’année, malgré l’hostilité syndicale à l’ensemble des propositions).

Côté flotte, la compagnie de Star Alliance ne devrait plus avoir que 86 avions en 2025, et surtout être simplifiée avec seulement quatre types : les Airbus A320 de la filiale régionale Thai Smile, les A350-900 (les douze commandés ont été livrés), les Boeing 787 Dreamliner (six 787-8 et deux 787-9 livrés), et les 777-300ER (14 livrés sur les 17 attendus, les trois derniers devant offrir une Première classe). Pas de surprise donc pour les A380 (deux sont déjà mis en vente) et 747 (les dix sont aussi proposés à la vente), dont la remise en service était purement hypothétique, et une confirmation : les A330-300 ne survivront pas à la crise.

Si tout se passe comme prévu d’ici 2025, le dirigeant de Thai Airways a déjà expliqué que d’autres avions pourraient être pris en leasing pour accompagner la reprise de la demande.

Les créanciers de Thai Airways approuvent le plan de réhabilitation 1 Air Journal

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