Un vol de la compagnie aérienne United Airlines a connu peu après son décollage en décembre dernier un plongeon brutal vers la mer, les pilotes reprenant le contrôle de l’avion et arrivant à bon port sans autre problème.

Avant même l’incident de Qatar Airways, la compagnie américaine avait vécu une situation similaire : The Air Current a découvert que le 18 décembre 2022, le Boeing 777-200 immatriculé N212UA reliant Kahului (Hawaï) à l’aéroport de San Francisco a décollé comme prévu. Mais arrivé à une altitude de 2200 pieds, l’appareil a brusquement piqué, descendant à une vitesse de 8600 pieds par minute avant que les pilotes reprennent le contrôle. Le 777-200 est descendu jusqu’à 775 pieds (236 mètres) au-dessus de la surface de l’océan, avant de remonter à l’altitude voulue – et arriver en Californie avec 27 minutes d’avance.

L’incident a duré environ 45 secondes selon TAC, passagers et équipages encaissant au passage 2,7G selon les sources du site.

Un porte-parole de United Airlines a confirmé l’incident, assurant qu’une enquête formelle interne avait été ouverte ; la FAA a également confirmé avoir reçu un rapport, et avoir pris les « mesures adéquates » sans les précise (les pilotes, qui cumulaient 25.000 heures de vol, auraient reçu une formation supplémentaire). Les circonstances n’aient pas « suffisantes » pour que le NTSB soit averti.

Le 777 est reparti deux heures et demie plus tard de San Francisco, vers Chicago. L’absence d’information sur le sujet pourrait être due au fait que le même jour, 35 personnes étaient blessées dont 11 gravement lors d’un vol Hawaiian Airlines, et que dès le lendemain la tempête s’abattait sur les Etats-Unis, entrainant des annulations de vol par milliers…

 

Encore un ‘plongeon’ suspect, cette fois sur United Airlines 1 Air Journal

©Eric Salard