Les autorités américaines ont interdit temporairement à leurs compagnies aériennes de survoler une large partie des Caraïbes en raison des risques sécuritaires liés à l’intervention militaire des États‑Unis au Venezuela, provoquant une vague d’annulations de vols dans la région. Si la mesure vise directement les transporteurs américains, son impact se fait sentir bien au‑delà, touchant également des compagnies aériennes comme Air France et de KLM qui desservent les Antilles françaises et la Caraïbe.
La Federal Aviation Administration (FAA) a publié ce matin tôt plusieurs NOTAM (Notice to Airmen) interdisant aux compagnies américaines de voler dans l’espace aérien vénézuélien et dans certaines zones adjacentes des Caraïbes, en raison d’« opérations militaires en cours » et de risques pour la sécurité des vols. Ces restrictions concernent notamment les couloirs aériens au large du Venezuela et autour de Curaçao, compliquant l’accès à plusieurs îles de l’Est caribéen, ainsi qu’à Porto Rico et à certaines destinations néerlandaises des Antilles.
Selon des médias américains, des centaines de vols opérés par des compagnies comme American Airlines, United, JetBlue, Delta ou Southwest ont été annulés ou fortement perturbés, avec des effets en chaîne sur les connexions régionales. Plusieurs transporteurs américains et régionaux ont publié des mesures commerciales, permettant aux passagers de reporter leur voyage sans frais ou de demander un remboursement sur des trajets concernés début janvier.
Air France reprend ses vols après en avoir supprimé trois
En France, Air France a brièvement ajusté son programme entre Paris et les Antilles françaises samedi matin, en réaction aux incertitudes autour des trajectoires de survol et de la situation sécuritaire liée à l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela. La compagnie tricolore a ainsi supprimé trois vols dans la matinée au départ de Paris vers Fort‑de‑France et Pointe‑à‑Pitre, avant de confirmer la reprise progressive de ses liaisons dans l’après-midi, après adaptation des plans de vol.
Air France explique que ses équipes d’ordonnancement et de sécurité des vols travaillent « en temps réel » avec les autorités pour ajuster les routes et éviter les zones considérées comme sensibles. Dans un communiqué adressé aux médias, elle précise suivre « de près l’évolution de la situation au Venezuela et dans les espaces aériens voisins », tout en visant à maintenir autant que possible la continuité des liaisons entre la métropole et les Antilles françaises.
KLM annule plusieurs liaisons caribéennes
Du côté néerlandais, KLM est plus directement touchée par la fermeture de l’espace aérien autour de Curaçao, point clé de ses liaisons avec les Antilles néerlandaises et plusieurs destinations caribéennes. Dans une mise à jour publiée aujourd’hui à la mi-journée, elle annonce l’annulation de plusieurs vols long‑courriers au départ d’Amsterdam en lien avec la situation au Venezuela.
Les vols KL733, KL735, KL765, KL775 et KL783, programmés ce samedi, sont ainsi annulés dans les deux sens, affectant environ 2 600 passagers. Ces numéros de vols couvrent les dessertes de Curaçao, Aruba, Bonaire, Sint Maarten, Port of Spain (Trinité‑et‑Tobago), Georgetown (Guyana) et Bridgetown (Barbade), l’ensemble du dispositif caribéen de KLM se trouvant ainsi temporairement désorganisé.
« En raison de la situation au Venezuela, l’espace aérien autour de Curaçao est fermé et plusieurs de nos vols vers la région sont annulés ou retardés aujourd’hui », explique KLM, qui précise encore : « Nous suivons la situation de près et prendrons une décision ultérieurement concernant les vols prévus dans les prochains jours ; la sécurité de nos passagers et de nos employés demeure notre plus haute priorité. » Les vols déjà en route depuis la Caraïbe ont néanmoins pu rejoindre Amsterdam en sécurité, certains itinéraires ayant été modifiés pour contourner les zones restreintes.
Répercussions régionales et incertitudes
Les annulations d’Air France et de KLM s’ajoutent à une vague plus large de perturbations qui touche l’ensemble du réseau caribéen, y compris pour des compagnies régionales et d’autres transporteurs européens. Dans les îles, les aéroports enregistrent un nombre inhabituel de vols supprimés ou retardés, tandis que les autorités aéroportuaires appellent les passagers à vérifier le statut de leur vol avant de se rendre sur place.
Plusieurs observateurs soulignent que, même si l’interdiction de la FAA vise les compagnies américaines, les contraintes de survol, la fermeture de certains tronçons d’espace aérien et les marges de sécurité imposent des arbitrages opérationnels à l’ensemble des transporteurs actifs dans la région. Pour l’heure, la durée exacte de ces restrictions reste incertaine, les NOTAM pouvant être prolongés ou levés en fonction de l’évolution de la situation militaire autour du Venezuela.
Mise à jour : la FAA a autorisé ce dimanche 4 janvier 2026 (à 6h GMT) aux compagnies aériennes nord-américaines à desservir à nouveau les destinations dans la Caraïbe.

Portrait de Hugo Chavez à l’aéroport de Caracas @AJ/DR
Anna Stazzi a commenté :
3 janvier 2026 - 20 h 37 min
En dégageant la troupe Assad en Syrie, Trump a évincé Moscou du Moyen Orient ..et pour longtemps.
Maduro est le second sur la liste,
Cuba ne pèse plus rien depuis longtemps. Moscou disparait des radars en AmLat.
L’Iran, autre ami de Moscou, s’enflamme.
Poutine ne répond même plus, quatre ans après avoir envahi l’Ukraine dans un blitzkrieg foireux où il a envoyé à la mort 1,5M d’hommes et sérieusement affaibli son pays.
wawawoum a commenté :
4 janvier 2026 - 1 h 48 min
Trump est tellement fort qu’il a dégagé Assad de Syrie avant son arrivée au pouvoir.
Nico9 a commenté :
4 janvier 2026 - 3 h 29 min
Pour Bachar al Assad, c’était en octobre 2024, donc Trump n’y était pour rien.
Il faut un peu réfléchir avant de déverser votre venin.
Je vous conseille aussi d’aller consulter un psy, votre état mental semble très préoccupant.
DD-Bergeron a commenté :
4 janvier 2026 - 4 h 06 min
Faut pas aller trop vite avec l’histoire! En décembre 1941, les armées allemandes étaient à 25 kilomètres du Kremlin de Moscou, le 8 mai 1945 c’étaient les armées soviétiques qui pavoisaient le Reichstag à Berlin où elles sont restées 45 ans.
Anna Stazzi a commenté :
4 janvier 2026 - 8 h 22 min
Merci à tous les historiens du vingt heures.
C’est oublier la continuité du système américain quel qu’en soit le président
Nico9 a commenté :
4 janvier 2026 - 10 h 45 min
Quand on ne dit pas la vérité, soit on est un menteur, soit un idiot. A vous de choisir lequel vous êtes. Ou laquelle…
Zeph a commenté :
4 janvier 2026 - 10 h 17 min
Je suis toujours interloqué par la violence de certaines réactions. On peut manifester un désaccord ou rectifier une erreur sans être ordurier !!! Bonne année 2026…