EasyJet va équiper ses derniers Airbus A320ceo de « sharklets », ces dispositifs en bout d’aile qui réduisent la consommation de carburant et les émissions de CO₂, avec un programme de rétrofit mené avec Airbus et devant s’achever à l’été 2026. En modernisant ainsi ses monocouloirs les plus anciens, la low-cost britannique poursuit sa stratégie d’amélioration de l’efficacité de flotte et de réduction de l’intensité carbone de ses opérations.
La low cost easyJet annonce le rétrofit de l’ensemble de ses derniers Airbus A320ceo encore dépourvus de sharklets, soit sept appareils qui seront équipés de ces nouveaux bouts d’aile d’ici l’été 2026. Le programme, conduit en partenariat avec Airbus et démarré en octobre 2025, doit permettre de réduire la consommation de carburant et les émissions de CO₂ tout en améliorant la performance opérationnelle de ces monocouloirs.
Selon la compagnie, l’installation de sharklets sur ces A320ceo permettra un gain de carburant pouvant atteindre 4% par vol, grâce à une réduction de la traînée induite et à une augmentation de l’envergure effective de l’aile. Une fois les sept avions modifiés, easyJet estime l’économie supplémentaire à environ 2 156 tonnes de carburant par an, soit près de 7 000 tonnes de CO₂ évitées chaque année à l’échelle de la flotte concernée.
Sharklets : un levier pour réduire la consommation de kérosène et de CO2
Chaque A320ceo rétrofité devrait permettre une économie annuelle de l’ordre de 308 tonnes de carburant et environ 970 tonnes de CO₂, selon les données communiquées par la compagnie. Les sharklets remplacent les anciens « wing tip fences » verticaux montés sur les premiers A320ceo et contribuent à améliorer les performances au décollage, en montée et en croisière, en plus du gain de portée.
L’installation de ces nouveaux bouts d’aile s’accompagne d’une possibilité d’augmenter la capacité cabine d’environ six sièges par appareil, ce qui améliore encore l’efficacité par siège offert, un paramètre clé pour un transporteur à bas coûts. Les A320ceo concernés opèrent depuis plusieurs grandes bases d’easyJet, notamment Londres‑Gatwick, Lisbonne, Berlin et Milan‑Malpensa, où la densification et la baisse des coûts unitaires peuvent être rapidement valorisées sur des lignes très concurrentielles.
« L’ajout de sharklets sur nos A320ceo constitue une étape modeste, mais essentielle, dans notre volonté d’exploiter nos avions avec la plus grande efficacité possible », explique David Morgan, directeur des opérations d’easyJet. Il souligne que « ces améliorations entraînent immédiatement une baisse de la consommation de carburant et des émissions de carbone et s’inscrivent dans un ensemble de solutions innovantes que nous déployons pour gagner en efficacité et réduire notre impact environnemental ».

Pierre a commenté :
10 janvier 2026 - 10 h 37 min
Les sharklets ne sont arrivés en série que fin 2012 …..
Easy jet a bien plus que 6 avions anciens en service…certains datant de 2006 encore en flotte !!!
…
Pourquoi que 6 à modifier….???