Airbus a déposé un brevet visant à transformer en profondeur les sièges de classe Affaires sur ses avions, qu’ils soient gros-porteurs ou moyen-courriers, a révélé le site Simple Flying. Ce dépôt, consultable sur la base PATENTSCOPE de l’OMPI, propose une conception modulaire qui permet de proposer un vrai lit à plat tout en augmentant la densité des cabines premium.
Le brevet décrit un siège à empreinte en forme de parallélogramme, avec un espace fixe entre le siège et la console latérale. Cette géométrie astucieuse permet d’installer les fauteuils contre les parois droites de la cabine sans sensation d’étroitesse, aussi bien sur un A350 que sur un A321XLR.
Le mécanisme est particulièrement ingénieux : « Le siège et le dossier se déplacent ensemble, actionnés par un seul moteur, pour passer de la position assise au lit », détaille le document. Un unique moteur pilote tous les mouvements – dossier, assise, repose-pieds –, ce qui réduit le poids, simplifie le câblage et diminue les risques de panne. Airbus précise que le système peut être adapté pour accueillir des moteurs supplémentaires si nécessaire.
Des mini-suites privées pour une intimité accrue
Autour du siège, une structure enveloppante comprend une cloison arrière, un panneau latéral et des portes coulissantes. Ces éléments créent un véritable cocon privé, proche d’une mini-suite. Pour former le lit, le repose-bras s’abaisse, le repose-pieds s’intègre et une extension de console complète la surface plane. Le résultat ? Un espace de sommeil confortable qui donne une impression d’ampleur sans paraître surchargé.
Les passagers bénéficient d’un accès direct à l’allée et d’une orientation qui préserve l’intimité : les sièges peuvent être disposés en paires en chevron ou en configuration solo de part et d’autre de l’allée, les voyageurs tournant le dos au passage.
Vers une nouvelle génération de cabines premium
Cette conception répond à une demande croissante des compagnies aériennes : augmenter le nombre de places premium sans sacrifier le confort ni ajouter de rangées. Grâce à une densité optimisée, les sièges Affaires pourraient rapporter davantage par mètre carré, tout en améliorant les marges sur les vols long-courriers.
Pour les voyageurs, c’est la promesse d’un vrai repos en position allongée, même sur des monocouloirs long-courriers comme l’A321XLR, un argument de poids pour Airbus face à la concurrence. Le brevet protège également les mécanismes et géométries, permettant à l’avionneur de proposer des solutions « line-fit » (aménagement en usine) prêtes à l’emploi, plus rapides à certifier et moins coûteuses à installer ou à rétrofiter.
Ce brevet s’inscrit dans la stratégie d’Airbus de rendre la classe Affaires plus accessible et plus rentable, sans compromis sur l’expérience passager. Il pourrait équiper les futurs programmes ou les cabines rénovées des appareils déjà en service. Reste à savoir quand ce concept passera du brevet à la réalité des vols commerciaux. La perspective d’une classe Affaires plus spacieuse et plus intime à bord d’avions de toutes tailles pourrait bien redéfinir les standards du voyage premium dans les années à venir.

@brevet Airbus
Niet a commenté :
29 mars 2026 - 12 h 44 min
Il y a en effet beaucoup à faire pour améliorer les sièges de classe affaires, voire affaires/première chez certains transporteurs. Si l’on prend par exemple le dernier modèle d’Air France on s’interroge sur tous les défauts qui subsistent encore: une assise dure comme du bois (il fut un temps les sièges Espace 127 et 180 d’AF étalent larges, spacieux et moelleux, des qualités qu’on ne retrouve pas sur le produit actuel), un siège ultra étroit, une absence d’un système de massage intégré, une table beaucoup trop petite, ne s’escamotant pas et bloquant donc tout mouvement, une ergonomie des systèmes de contrôle mal pensée, un écran vidéo beaucoup trop petit, l’absence d’un système audio intégré aux « oreilles » du siège, etc. Bref encore beaucoup trop d’imperfections sur un produit prétendument dernier cri où les manques et erreurs sont cryantes. Il est vrai que les chefs de produit AF ne sont pas connu pour faire les choix les plus judicieux (cf. La plaie des sièges affaires dit « toboggan » que les passagers on dû subir pendant 10 ans et le choix catastrophique du siège « coque » de la Premium éco décriés dès les premiers jours. On ne va pas non plus parler du concept fumeux d’une classe affaires dont le nombre de sièges pouvait être diminué au profit de sièges éco, encore une fois « innovation » des marketeux qui s’est soldée par un échec patant et un coût exhorbitant. Le mieux pour les équipes d’AF serait de faire un véritable bench marking sur les produits existants chez les concurrents et de privilégier les meilleurs idées/concepts de chaque produit pour les réunir sur leur propre produit, mais visiblement cela semble être trop compliqué pour eux… dommage! Si ils me lisent, je peux le faire pour eux voyageant régulièrement sur toutes les « majors »…. Chiche ?
C’est quoi ce crobart ? a commenté :
29 mars 2026 - 13 h 53 min
Une WheelChair? Un WC? Une chaise d’accouchement ?
Anna Stazzi a commenté :
29 mars 2026 - 13 h 58 min
« Plus denses »
Serait-ce donc possible ?
😂
L’expérience voyage va encore gagner en étroitesse et compression.🥳😂
Raphael a commenté :
29 mars 2026 - 22 h 00 min
Je suis un peu surpris que ce soit Airbus qui dépose un tel brevet car il ne me semblait pas que Airbus fabrique directement des sièges, ce serait plutôt Safran Seats et Recaro pour l’Europe, sinon il y a aussi Collins Aerospace.