Qantas franchit une nouvelle étape vers ses vols ultra-long-courriers sans escale entre l’Australie, l’Europe et l’Amérique du Nord, avec la sortie d’usine à Toulouse du premier Airbus A350-1000ULR dédié au programme « Project Sunrise ». Cet appareil doit permettre à la compagnie australienne de relier Sydney à Londres et à New York en environ 22 heures, dès le début de 2027.
Le premier A350 Project Sunrise sort d’usine
Le premier Airbus A350-1000ULR destiné à Qantas a quitté la ligne d’assemblage final d’Airbus à Toulouse, marqué par l’immatriculation d’essai française F‑WZNK. L’appareil est désormais complet, équipé de ses moteurs Rolls-Royce Trent XWB‑97, de ses ailes, de son fuselage et de son train d’atterrissage. Le roll-out est intervenu le 12 avril 2026 sur le site de Toulouse-Blagnac. L’avion doit à présent subir une campagne d’essais au sol, puis un programme d’essais en vol d’environ deux mois avant sa livraison à la compagnie australienne, prévue d’ici la fin de l’année 2026.
Qantas a confirmé que ce premier exemplaire sera d’abord engagé sur des liaisons plus courtes au sein de son réseau afin de former les équipages et de permettre la familiarisation des équipes au sol, avant de basculer sur les routes « Project Sunrise ». La mise en service commerciale des vols sans escale vers Londres et New York demeure annoncée pour la première moitié de 2027. « L’avion volera jusqu’à 22 heures sans escale, rendu possible par un réservoir de carburant arrière supplémentaire de 20 000 litres et des systèmes améliorés, chaque élément étant conçu autour du confort et du bien-être des passagers », souligne Qantas.
Des vols Sydney–Londres et Sydney–New York sans escale
Au cœur de Project Sunrise, Qantas entend proposer des vols directs entre l’aéroport de Sydney‑Kingsford Smith (SYD) et deux des plateformes les plus emblématiques au monde : Londres‑Heathrow (LHR) et New York‑JFK. Ces liaisons représenteront près de 10 000 milles nautiques parcourus en environ 22 heures de vol, une endurance inédite pour des vols réguliers de ligne.
En supprimant l’escale, la compagnie estime pouvoir réduire jusqu’à quatre heures le temps de trajet par rapport aux itinéraires classiques avec correspondance, notamment via les grands hubs du Golfe. Ce positionnement permet à Qantas de reprendre la main sur des flux aujourd’hui largement captés par les transporteurs du Moyen‑Orient, en offrant un produit point à point hautement différenciant sur le segment premium.
La compagnie prévoit de déployer ces A350-1000ULR d’abord au départ de Sydney, puis à terme depuis Melbourne, afin de couvrir les principaux marchés entre la côte Est australienne, l’Europe et l’Amérique du Nord. Project Sunrise s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de montée en gamme du réseau long‑courrier de Qantas, parallèlement au renouvellement de sa flotte avec Airbus.
Un A350-1000ULR configuré pour l’ultra-long-courrier
Pour tenir des missions de plus de 20 heures, Airbus et Qantas ont opté pour une version ultra-long-range de l’A350-1000, dotée d’un réservoir arrière supplémentaire de 20 000 litres. Cette capacité additionnelle, combinée à une masse maximale optimisée et aux moteurs Trent XWB‑97, permet de viser un rayon d’action suffisant pour relier l’Australie à l’Europe et à la côte Est des États‑Unis sans escale.
L’appareil sera configuré avec seulement 238 sièges, répartis en six suites de Première (1-1-1), 52 sièges en classe Affaires (1-2-1), 40 en Premium Économie (2-4-2) et 140 en cabine Économie (3-3-3), soit loin des 300 à 400 sièges que l’on trouve généralement sur les A350‑1000 exploités par d’autres compagnies. Qantas met en avant une cabine nettement plus spacieuse, avec environ 40% de l’espace réservé aux classes premium : Première, Business et Premium Economy.
D’après la compagnie, cette densité réduite doit permettre de mieux gérer le confort sur des vols pouvant approcher une journée entière en l’air, en particulier pour les passagers à haute contribution. Le reste de la cabine sera dédié à une classe économique dont l’ergonomie, l’inclinaison des sièges et le pitch ont été revus pour limiter la fatigue et favoriser le sommeil. « L’élément clé de la conception de la cabine a été d’offrir davantage d’espace aux passagers, avec une configuration à 238 sièges contre plus de 300 chez les autres opérateurs d’A350‑1000 », rappelle Qantas.
Une “Wellbeing Zone” et des services pensés pour 22 heures
Pour atténuer les effets de ces vols hors normes, Qantas a développé une « Wellbeing Zone » (zone bien‑être) située entre la Premium Economy et l’Economy. Cet espace dédié comprendra des poignées de stretching, des programmes d’exercices guidés sur écran, un point d’hydratation et une sélection de collations et boissons saines, afin d’encourager les passagers à se lever et à se dégourdir les jambes.
La compagnie prévoit également un éclairage de cabine calibré sur les rythmes circadiens, avec des scénarios lumineux adaptés aux différentes phases du vol pour faciliter l’adaptation au décalage horaire. Les horaires des repas, la composition des menus et le service à bord ont été élaborés à partir de travaux de recherche menés avec des spécialistes du sommeil et de la chronobiologie lors de vols tests expérimentaux.
Les passagers bénéficieront d’une connexion Wi‑Fi haut débit offerte, permettant de rester en ligne pendant la totalité du vol. Cette connectivité s’ajoutera aux systèmes de divertissement individuels de dernière génération, avec un catalogue élargi pour accompagner des trajets de plus de vingt heures.
De la « Double Sunrise » à Project Sunrise
Qantas a commandé 12 A350‑1000ULR spécifiquement pour Project Sunrise, dans le cadre d’un contrat signé en mai 2022, en complément d’autres A350‑1000 destinés à des missions long‑courrier plus classiques. La compagnie prévoit de baptiser chacun de ces appareils du nom d’une étoile, en hommage à ses opérations en hydravion Catalina pendant la Seconde Guerre mondiale.
Entre 1943 et 1945, Qantas exploitait en effet les vols dits de la « Double Sunrise » entre l’Australie et Ceylan (aujourd’hui le Sri Lanka), des missions pouvant dépasser 27 à 30 heures et durant lesquelles les équipages et les passagers assistaient à deux levers de soleil. Plusieurs de ces hydravions Catalina avaient été baptisés d’après des étoiles utilisées en navigation, comme « Rigel Star », « Spica Star » ou « Vega Star ». C’est cette lignée historique qui a inspiré le nom « Project Sunrise », près de 80 ans plus tard. Le nom du premier A350 de la flotte devrait être dévoilé d’ici la mi‑2026, une fois l’appareil plus avancé dans son programme d’essais et de certification.
"Project Sunrise" inches towards reality as the first Airbus A350-1000ULR has rolled off the final assembly line (FAL) with Rolls-Royce Trent XWB-97 engines installed in Toulouse.
— FL360aero (@fl360aero) April 15, 2026
With the test registration F-WZNK, the ultra-long-range program goes to the next stage of testing… pic.twitter.com/hphEdbxljA
Bencello a commenté :
15 avril 2026 - 18 h 14 min
Au-delà du pari technique relevé par Airbus, pour Qantas, le pari est aussi commercial.
Les pax seront-ils prêts à un surcoût pour gagner 4 heures ou plus ?
De combien sera ce surcoût ? La gestion des équipages renforcés sera-t-elle réussie ?
Dans l’histoire aéronautique, il s’agit sans aucun doute d’un nouveau chapitre, certes marginal en volume, mais important dans la symbolique, comme le fût le concorde en son temps.
Combien de compagnies seront prêtes à s’engager sur ces marchés d'”ultra long-courrier” avec toutes les contraintes que cela engendrera ?
Tilo a commenté :
16 avril 2026 - 0 h 53 min
L’a350-1000 ultra long courrier sera un avion de niche et empruntera à terme les mêmes routes que l’a380 mais le 787 en complémentarité de l’a321XLR sera le gros porteur le plus exploité par Qantas pour les vols LC réguliers . Pour ceux qui sont émerveillés par l’énorme l’autonomie de l’a350-1000 ULR vous allez être déçu, cette version à très long rayon d’action ne va pas se vendre énormément c’est un marché de niche la preuve à part Qantas aucune autre compagnie ne l’a commandé ! Pourquoi ? Hé bien parce qu’elles n’en ont pas besoin le rayon d’action de la version standard de l’a350-1000 et du 777X9 suffit largement pour les vols LC .
MoMoDeRabat a commenté :
16 avril 2026 - 4 h 45 min
Oui tout à fait d’accord avec vous, l’A350 ULR est un marché de niche car depuis son lancement très peu de compagnies en ont commandé. Pour celles qui pourraient en commander mais qui ne l’ont pas fait on peut citer Air France pour des lignes cdg/ppt, cdg/nou, air new Zélande, British, delta.
CHECK LAST a commenté :
16 avril 2026 - 5 h 39 min
QANTAS n a pas choisit la saucisse de ton boing criminel pour son projet de prestige alors ça te fout la haine
Tu transpires la bêtise la haine et la jalousie
Le 1000 ULR va voler bientôt et ta saucisse ne sera peut être même pas certifiée
Quand on vénère un criminel qui a tué 346 personnes en mentant sur le MAX cet avion pourri quand on idolâtre boing l amerloque mafieux qui met des années à certifier trois avions qui remontent aux années 50 (le MAX est un dérivé du 707 ) et 90 pour la saucisse on a juste à la fermer
Va t occuper d Air Sénégal
Tilo a commenté :
16 avril 2026 - 11 h 10 min
Mdr comme un poisson tu mord à l’hameçon facilement ! Je savais que si j’écris ça t’allais sortir de ta grotte.
CHECK LAST a commenté :
16 avril 2026 - 11 h 59 min
“y à que les cons qui ne changent pas d’avis.”
Comme toi tu ne changes jamais d avis vu tes mensonges constants et inepties habituelles on sait que tu es dans les camps des snoc !!
Tilo a commenté :
16 avril 2026 - 11 h 13 min
Et ne t’en déplaise Qantas va tôt ou tard commander la saucisse y à que les cons qui ne changent pas d’avis.
atplhkt a commenté :
16 avril 2026 - 17 h 26 min
@ CHECKLAST
Vos outrances récurrentes, la trivialité de vos propos, vos attaques ” ad hominem” envers des tiers et votre obsession compulsive sont affligeantes : simple constat (une fois de plus).
GREFF a commenté :
16 avril 2026 - 9 h 59 min
Sauf que la fermeture aujourd’hui de certains couloirs aériens a prouvé la pertinence d’avoir au sein de sa flotte ce type d’appareils à très long rayon d’action capables de contourner sans contrainte opérationnelle les zones de conflit, au risque de devoir suspendre la liaison au profit de la concurrence ou d’instaurer une escale technique.
John a commenté :
16 avril 2026 - 10 h 35 min
@Tilo Oui c’est sur que c’est (et sera) un marché de niche !
Après ça reste un développement, je suppose, quasiment entièrement supporté par Qantas et qui ajoute une carte supplémentaire dans la main d’Airbus.
Plutôt tout bénéf (en plus d’avoir occupé les bureaux d’études).
d après nos spécialistes a commenté :
16 avril 2026 - 11 h 24 min
D après nos spécialistes du club des fanatiques boys Bing Bing, les avions d airbus sont des avions de niche : on peut voir le résultat avec le 321xlr et le 220.
Bon, pour une fois ils ont peut-être raison. Et puis ça les occupe en attendant la certification des 2 enclumes et de la grosse saucisse 😂.
De toute façon Bing Bing n est pas en mesure de répondre à la demande de Qantas.
Tilo a commenté :
16 avril 2026 - 16 h 29 min
Pas besoin d’être spécialiste pour donner son avis sur ce genre de sujet c’est pas compliqué à savoir que l’a350-1000 ULR est destiné à un marché de niche .
Anna Stazzi a commenté :
16 avril 2026 - 11 h 33 min
Vu d’Europe, l’A350 ne serait destiné qu’à un marché de niche ..
Le truc est pourtant nouveau, innovant à bcp d’égards et novateur.
Il suffit de tourner la mappemonde pour découvrir avec saveur et émerveillement qu’au-delà de nos petites capitales, d’autres villes peuvent nécessiter un appareil ULR pour être reliées.
Comme l’indique Momoderabat, AF pourrait être intéressée pour desservir le Pacifique. Idem pour les compagnies locales vers l’Europe.
Relier l’Afrique ou l’AmLat à l’Asie du Nord par ex. est à envisager. (Certains se souviendront de l’omnibus VARIG vers TYO, HKG, BKK)
Surcoût: dans tous les cas, c’est mieux qu’un stop qui ne sert à rien dans un airport blindé de néons au look de supermarket pas cher, rempli de beaufs.
L’A350 est le meilleur actuellement(je doute que le 777X le dépasse en matière de confort en cabine).
L’A350 ULR saura gagner ses galons, Qantas est une compagnie sérieuse et une marque prestigieuse.
« Swim or sink », les Australiens optent rarement pour la seconde option.
aviation a commenté :
16 avril 2026 - 13 h 23 min
L’Airbus A321 XLR a été considéré par beaucoup de pro Boeing comme un avion de niche et donc qui n’aurait aucun succès commercial. Il a déjà plus de 550 commandes fermes.
L’avantage de ne pas être un pro ou contre tel ou tel constructeur est que le réagit avec discernement et non ses trippes ou ses phantasmes.
L’A350-1000 ULR aura l’avantage de pouvoir couvrir 18.000 km soit quasiment la moitié de la planète depuis n’importe quel point. Donc en théorie, être capable d’atteindre 90% des destinations sans s’arrêter avec tous les inconvénients que cela engendre.
Alors oui, il n’y aura pas 500 ou 1000 commandes de cette version, mais elle n’a aucun concurrent et comme pour le 321XLR, tous les clients qui veulent ouvrir une ligne lointaine ou éviter un stop actuel, ou encore être capable de faire un détour parce qu’un espace aérien est fermé (pure affabulation) aura grâce à cet avion un outil permettant une souplesse énorme. Est-ce que tous les A321 XLR vont au quotidien faire des liaisons à 8000km ou plus ? Non, mais vous avez en tant que manager un outil qui permet de…
Etre capable de relier CDG à PPT dans l’exemple pris sans passer par LA et toutes les contraintes financières, administratives des USA, sera un plus colossal. Et il y a beaucoup d’autres pays qui ont eu par le passé des colonies et qui entretiennent encore de très bonnes relations avec ces pays et qui pourraient avoir des liens directs.
youpitof a commenté :
16 avril 2026 - 15 h 01 min
Le CDG PPT aura a mon avis peu de chances de voir un jour le 350 ULR. En effet c’est la clientèle d’affaires, gros contributeurs, qui rend les vols ULR rentables. Les voyageurs vers la polynésie sont souvent des touristes qui vont donc choisir majoritairement le moins cher quitte a faire une escale.
Tilo a commenté :
16 avril 2026 - 16 h 39 min
Faux vous mentez aucun pro Boeing (à part Checklist) avait dit que l’a321XLR est un avion de niche.