L’aéroport de Francfort confirme sa dynamique de reprise au printemps 2026. Porté par la demande vers les destinations touristiques européennes et une progression du long-courrier, le trafic passagers progresse en mai, malgré des indicateurs opérationnels et cargo en léger retrait.

Le groupe Fraport affiche par ailleurs des performances contrastées selon les régions.

Le trafic passagers soutenu par les départs en vacances

L’aéroport de Francfort, premier hub allemand, a accueilli environ 5,7 millions de passagers en mai 2026, soit une hausse de 2,7% par rapport à mai 2025, selon les données publiées par son exploitant Fraport. Cette progression s’explique en grande partie par le calendrier favorable des jours fériés et des vacances scolaires, qui a stimulé la demande, notamment vers les destinations de loisirs. « Les périodes de congés ont fortement soutenu la demande, en particulier vers l’Europe du Sud », souligne Fraport dans son communiqué.

Dans le détail, les destinations méditerranéennes – Espagne, Grèce, Italie ou encore Portugal – continuent de concentrer l’essentiel de la croissance, confirmant une tendance déjà observée depuis la reprise post-pandémie.

Le long-courrier confirme son redressement

Au-delà du segment loisirs intra-européen, le trafic long-courrier poursuit également sa progression. Les liaisons vers l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine enregistrent une hausse du nombre de passagers, signe d’un retour progressif des flux intercontinentaux. Ce redressement reste néanmoins inégal selon les zones, certaines routes asiatiques étant encore affectées par des capacités réduites ou des ajustements de réseau.

Fret et mouvements d’avions en repli

Malgré la hausse du trafic passagers, plusieurs indicateurs opérationnels affichent une tendance inverse. Le volume de fret et de courrier traité à Francfort recule de 1,3% sur un an, à 176 725 tonnes. Cette baisse s’inscrit dans un contexte plus large de ralentissement du cargo aérien en Europe, lié notamment à une normalisation de la demande après les pics observés durant la pandémie et à un environnement économique incertain.

Dans le même temps, les mouvements d’avions diminuent de 2,1%, avec 41 377 décollages et atterrissages enregistrés. Le tonnage maximal au décollage (MTOW), indicateur clé de l’activité, recule également de 1,9%, à environ 2,5 millions de tonnes. Ces évolutions traduisent une optimisation des capacités par les compagnies aériennes, qui privilégient des appareils plus grands et mieux remplis.

Des performances contrastées dans le réseau Fraport

En dehors de l’Allemagne, la plupart des aéroports du portefeuille de Fraport affichent une croissance plus marquée. À Ljubljana (Slovénie), le trafic progresse de 11,2%, avec 168 820 passagers. Au Brésil, les aéroports de Fortaleza et Porto Alegre totalisent 1,2 million de passagers (+5,7%). À Lima (Pérou), l’aéroport Jorge Chávez atteint 2,2 millions de passagers (+1,3%).

L’Europe du Sud toujours moteur

Les 14 aéroports régionaux exploités par Fraport en Grèce continuent de bénéficier d’une forte demande touristique. Ils ont accueilli environ 4 millions de passagers en mai, soit une hausse de 6% sur un an.

Même dynamique en Bulgarie, où les plateformes de Burgas et Varna enregistrent une progression notable de 13,3%, avec 252 375 passagers cumulés. Ces résultats confirment l’attractivité persistante des destinations balnéaires de la mer Noire.

À l’inverse, tous les aéroports du groupe ne suivent pas cette tendance. L’aéroport d’Antalya, l’un des principaux hubs touristiques du bassin méditerranéen, enregistre une baisse de 5% de son trafic, à 3,7 millions de passagers.

Au total, l’ensemble des aéroports gérés activement par Fraport a accueilli environ 17,1 millions de passagers en mai 2026, soit une hausse globale de 1,9% par rapport à l’année précédente.

Trafic en hausse à Francfort : les voyages de loisirs tirent la reprise 1 Air Journal

©Lufthansa