Moins de neuf mois après la reprise de la concession de l’aéroport de Cayenne, l’exploitant aéroportuaire français Egis enclenche un ambitieux investissement de 85 millions d’euros pour adapter la plateforme aux besoins futurs de la Guyane. En Côte d’Ivoire, le groupe célèbre trois décennies de partenariat autour de l’aéroport international Félix Houphouët‑Boigny d’Abidjan, devenu l’un des principaux hubs d’Afrique de l’Ouest.
Cayenne : un chantier structurant pour la Guyane
Signé le 1er octobre 2025, le contrat de concession de 30 ans de l’aéroport international Cayenne‑Félix‑Eboué se traduit dès juillet 2026 par le lancement des premiers travaux de modernisation. La cérémonie de pose de première pierre, organisée le 8 juillet à l’initiative de la Société Concessionnaire de l’Aéroport de Cayenne (SCAC), marque l’entrée en phase opérationnelle d’un programme de transformation conçu pour soutenir durablement le développement aérien, économique et touristique de la Guyane.
Le capital de la SCAC est détenu par Alyse Guyane, la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts), Egis – qui en assure la direction générale –, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Guyane et Léon Grosse.
Un programme d’investissement de 85 millions d’euros
Prévu sur 42 mois, le programme de modernisation représente un investissement de 85 millions d’euros et vise une première livraison d’aménagements à l’horizon 2029. Il intervient dans un contexte de croissance du trafic, l’aéroport ayant accueilli 540 000 passagers en 2025 pour une capacité actuelle de 600 000 voyageurs annuels, ce qui impose une montée en puissance des capacités et des services.
Le projet comprend notamment l’extension de l’aérogare de 1 000 m² supplémentaires, la réorganisation et l’optimisation des circuits passagers pour fluidifier les parcours départ et arrivée, ainsi qu’une amélioration du confort et de la qualité de service. Il prévoit aussi le développement des espaces commerciaux valorisant les produits et savoir‑faire guyanais, la rénovation des aires de stationnement des avions, la création d’un poste gros porteur pour les opérations du Centre spatial guyanais, ainsi que de nouveaux espaces dédiés aux personnels de la plateforme.
Continuité de service et trajectoire environnementale
Les travaux ont été conçus pour permettre la poursuite des activités aéroportuaires pendant toute la durée du chantier, afin de garantir la continuité de service aux compagnies aériennes, aux passagers et à l’ensemble des acteurs présents sur la plateforme. Les équipes d’Egis assurent également la maîtrise d’œuvre des travaux, confirmant le rôle du groupe comme intégrateur de solutions d’ingénierie et d’exploitation.
Au‑delà des infrastructures, le programme est présenté comme un levier de retombées économiques directes pour le territoire, via le recours aux entreprises locales, la formation des compétences en Guyane et le développement de l’emploi. Le projet s’inscrit enfin dans une trajectoire environnementale ambitieuse, visant à atteindre à terme 90% d’énergie décarbonée sur la plateforme, ce qui place Cayenne dans une dynamique de transition énergétique avancée pour un aéroport ultramarin.
Abidjan : 30 ans de concession et un hub régional
Le 8 juillet 2026, Egis fête les 30 ans de la concession de l’aéroport international Félix Houphouët‑Boigny d’Abidjan, opérée à travers la société concessionnaire AERIA en partenariat avec l’État de Côte d’Ivoire. Ce partenariat de long terme, engagé en 1996, avait pour ambition de faire de l’aéroport d’Abidjan une infrastructure stratégique au service du développement économique du pays et de son rayonnement régional.
Construit dans la durée, ce modèle de concession a permis une transformation profonde de la plateforme : amélioration continue des infrastructures, montée en gamme de la qualité de service et progression des performances opérationnelles. Le trafic passagers est ainsi passé de 935 000 en 2000 à 2,55 millions en 2025, avec 22 compagnies aériennes desservant 41 destinations internationales, positionnant Abidjan parmi les principaux hubs d’Afrique de l’Ouest.
Une plateforme pionnière en Afrique
Au fil des années, Abidjan-Félix Houphouët‑Boigny s’est imposé comme un aéroport précurseur dans l’adoption des standards internationaux et l’accueil des nouveaux appareils long‑courriers. L’aéroport a été le premier en Afrique à accueillir l’Airbus A380 d’Air France en 2014, l’A350‑900 de la compagnie tricolore en 2019, ainsi que le Boeing 787 d’Ethiopian Airlines en 2016, témoignant de sa capacité à gérer les gros porteurs modernes.
Sur le plan environnemental, la plateforme ivoirienne a franchi une étape majeure en obtenant en 2024 l’accréditation ACA (Airport Carbon Accreditation) de niveau 4, une première sur le continent africain, reflétant un engagement fort en faveur de la décarbonation. Elle est également certifiée ISO 9001, 14001, 45001 et 50001, ce qui confirme l’intégration des standards de qualité, environnement, santé‑sécurité et management de l’énergie dans son exploitation.
Un jalon historique pour l’activité aéroportuaire d’Egis
L’aéroport d’Abidjan occupe une place particulière dans l’histoire du groupe Egis, qui en est partenaire technique et actionnaire de référence depuis 1996. Cette implantation a servi de socle à l’expansion d’Egis dans l’exploitation aéroportuaire, d’abord en Afrique, puis en Europe, en France métropolitaine et ultramarine, avant l’international.
Aujourd’hui, Egis exploite ou accompagne l’exploitation de 18 aéroports dans le monde, représentant près de 30 millions de passagers et 122 000 tonnes de fret annuels, parmi lesquels Abidjan demeure l’une des plateformes les plus emblématiques de ce réseau. Le groupe se présente plus largement comme un acteur international majeur de l’architecture, du conseil, de l’ingénierie de la construction et des services d’exploitation et de mobilité, avec 23 500 employés dans plus de 70 pays.
En Guyane comme en Côte d’Ivoire, Egis met en avant la réussite du partenariat avec les autorités publiques, l’engagement des équipes locales et la mobilisation de ses expertises pour accompagner sur le long terme des infrastructures essentielles aux territoires.

@Egis
David.T a commenté :
19 juillet 2026 - 15 h 52 min
Ah enfin, il était temps, car franchement 2 passerelles télescopiques c’est trop peux… et changer aussi les vieux chariot bagages qui datent de mathusalem… et il seraient bien d’avoir 2 pistes de décollages/atterrissages et surtout des voies de circulation qui vont jusqu’en début de pistes pour éviter que l’avion roule sur la piste d’atterrissage/décollage pour rejoindre l’extrémité de la piste et faire son demi tour dessus.
dépenses inutiles a commenté :
19 juillet 2026 - 16 h 52 min
Des dépenses inutiles pour un aéroport qui a un trafic d’aéroclub . C’est juste un cadeau pour les entreprises locales .
Chalambert a commenté :
19 juillet 2026 - 17 h 20 min
Salut, 2 pistes à Cayenne, faut quand-même pas charrier 🙂
Si on compte décollage et atterrissage ça fait une quarantaine max d’opérations par jour, c’est gérable sur une seule piste.