Les hôtesses et stewards d’easyJet France sont appelés à cesser le travail samedi 15 et dimanche 16 août. L’intersyndicale SNPNC-FO, UNPNC-CFDT et UNAC-CFE-CGC dénonce une dégradation durable des conditions de travail et l’échec des discussions avec la direction. La compagnie assure vouloir limiter les conséquences pour ses passagers lors de ce week-end traditionnellement très chargé.
EasyJet France : un appel à la grève les 15 et 16 août
Le conflit social se durcit chez easyJet France. Les trois organisations représentatives du personnel navigant commercial (PNC) ont appelé les hôtesses et stewards à la grève les samedi 15 et dimanche 16 août, après une réunion tenue le mercredi 12 août avec la direction.
Dans leur communiqué conjoint, les syndicats estiment qu’« aucune proposition concrète et acceptable n’a été formulée par la compagnie pour répondre aux revendications portant sur la stabilisation des plannings et l’amélioration des conditions de travail des PNC ». Ils avaient déposé, dès le début du mois, un préavis dit « ouvert », couvrant l’ensemble des personnels de cabine basés en France du 7 août au 2 septembre.
Plannings et rotations au cœur du conflit
L’intersyndicale met en cause une « dégradation continue » du cadre de travail depuis près d’un an. Les griefs portent notamment sur l’instabilité des tableaux de service, des changements de dernière minute, des « trippings » imposés — des enchaînements de vols sur plusieurs jours —, ainsi que des rotations jugées particulièrement pénalisantes.
Les syndicats demandent des garde-fous sur les modifications de planning et des mesures protectrices négociées. À Nantes, où environ 140 PNC sont concernés selon Ouest-France, le mouvement s’inscrit dans une mobilisation nationale couvrant les six bases françaises de la compagnie : Paris-CDG, Paris-Orly, Nice, Lyon, Bordeaux et Nantes.
L’alerte sociale, engagée le 24 juillet, avait été temporairement suspendue pendant les importants incendies ayant touché la Gironde, afin de ne pas compliquer les déplacements des personnes sinistrées, précisent les organisations syndicales dans leur communiqué. Elles assurent demeurer « ouvertes à la négociation », mais considèrent que les réponses apportées à ce stade ne constituent pas des engagements suffisants.
EasyJet promet de limiter les perturbations
EasyJet conteste le calendrier du mouvement. Dans une réaction transmise à l’AFP, la compagnie britannique à bas coûts a demandé aux syndicats de « renoncer à cette action opportuniste à une période aussi importante de l’année ». Elle affirme avoir présenté des « propositions d’ajustements » et rappelle que de nouvelles négociations sont prévues en septembre.
Le transporteur indique qu’il fera « tout [son] possible pour limiter au maximum les perturbations ». En cas de modification du programme de vols, les clients concernés doivent être informés directement et se voir proposer, selon les situations, un report sans frais ou un remboursement.
À ce stade, aucun programme prévisionnel d’annulations n’a été communiqué. Les voyageurs au départ ou à destination de la France les 15 et 16 août ont donc intérêt à surveiller le statut de leur vol via l’application ou le Flight Tracker d’easyJet, qui recense les vols à venir de la compagnie.
Un nouvel épisode social en pleine saison estivale
L’appel intervient au cœur de la saison estivale, sur un réseau français qui constitue l’un des piliers continentaux d’easyJet. La compagnie continue notamment de développer son offre depuis Paris-CDG, Bordeaux, Nantes, Nice et Lyon pour l’hiver 2026-2027.
Un précédent mouvement, lancé le lundi de Pâques par l’UNAC, avait déjà concerné les six bases françaises. La mobilisation des 15 et 16 août réunit cette fois trois syndicats de PNC, ce qui augmente l’incertitude opérationnelle à l’approche d’un week-end de chassé-croisé particulièrement sensible pour les liaisons courts et moyen-courriers.

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