La compagnie canadienne Porter Airlines inaugurera cet hiver ses premières liaisons au départ de l’aéroport international de London, en Ontario. Quatre destinations sans escale – Fort Lauderdale, Orlando, Cancun et Montego Bay – seront desservies par des Embraer E195-E2, avant le lancement annoncé d’un réseau intérieur permanent à l’été 2027.

Attention au nom : il ne s’agit pas de Londres-Heathrow ou de Londres-Gatwick, mais bien de London International Airport (YXU), dans le sud-ouest de la province canadienne de l’Ontario. Porter Airlines y fera son entrée à partir du 18 novembre 2026, avec une première vague de vols saisonniers orientés vers les destinations soleil.

Quatre lignes internationales depuis London, Ontario

Le programme débutera avec Fort Lauderdale, en Floride, reliée à London quatre fois par semaine à compter du 18 novembre, les lundi, mercredi, vendredi et dimanche. Orlando suivra dès le 19 novembre, avec trois rotations hebdomadaires les mardis, jeudis et samedis. L’offre s’élargira en décembre avec deux destinations de loisirs particulièrement prisées des voyageurs canadiens durant l’hiver. A partir du 17 décembre. Montego Bay, en Jamaïque, sera quant à elle proposée deux fois par semaine, les lundi et vendredi, dès le lendemain. Ces quatre routes sont programmées pour la seule saison hivernale canadienne.

L’Embraer E195-E2 au cœur de l’expansion

Toutes les liaisons seront opérées en Embraer E195-E2 de 132 places. Cet appareil de nouvelle génération, configuré en 2-2 chez Porter, ne comporte donc pas de siège central. La compagnie en fait l’un de ses arguments commerciaux sur le marché nord-américain, où les vols loisirs sont largement dominés par les monocouloirs Airbus et Boeing à six sièges de front.

L’arrivée de l’E195-E2 a profondément changé l’envergure de Porter. Longtemps associée à ses De Havilland Canada Dash 8-400 turbopropulsés et à son réseau de proximité dans l’Est canadien, notamment au départ de l’aéroport Billy-Bishop de Toronto, la compagnie peut désormais exploiter des liaisons plus longues et plus capacitaires. Le biréacteur brésilien lui permet d’étendre son réseau à travers le Canada, vers les Etats-Unis, le Mexique et les Caraïbes.

L’ouverture de London s’inscrit ainsi dans une stratégie de développement depuis des aéroports secondaires ou régionaux, où la compagnie peut capter une clientèle souhaitant éviter un détour par les grands hubs de Toronto-Pearson ou Hamilton pour rejoindre la Floride, les Caraïbes ou le Mexique.

Un réseau intérieur annoncé pour 2027

Porter ne veut toutefois pas se limiter à une présence hivernale. La compagnie prévoit de bâtir à London un réseau intérieur canadien « étendu », exploité toute l’année à partir de l’été 2027. Les destinations, les fréquences et les dates précises doivent encore être annoncées. Michael Deluce, directeur général de Porter Airlines, a présenté cette implantation comme un projet de long terme : « Nous lançons quatre lignes saisonnières, mais nous pensons que London recèle un potentiel beaucoup plus important », a-t-il déclaré, ajoutant que la compagnie entend proposer « un service très substantiel à travers le pays » à partir de l’année prochaine.

Pour l’aéroport de London, qui dessert la plus grande ville du sud-ouest de l’Ontario, l’enjeu est de renforcer sa fonction de plateforme de proximité pour un bassin de population qui se tourne souvent vers d’autres aéroports pour accéder à une offre plus large. Porter estime que plus de deux millions de personnes vivent dans la grande région de London.

Porter Airlines ouvre London (Ontario) au soleil avec ses Embraer E195-E2 1 Air Journal

©Porter Airlines