Israir a obtenu l’autorisation finale de la Federal Aviation Administration (FAA) pour exploiter des vols réguliers vers les États-Unis. La compagnie israélienne peut désormais concrétiser son projet de liaison sans escale entre Tel-Aviv et New York-JFK, visé à partir du 19 octobre 2026, voire plus tôt.
L’aval annoncé le 24 août clôt le parcours réglementaire américain de la compagnie. Après le feu vert du ministère américain des Transports (DOT), obtenu le 18 août pour la commercialisation des billets, la FAA devait encore valider la capacité opérationnelle du transporteur à assurer des services réguliers vers les Etats-Unis. Israir indique que les ventes débuteront « très prochainement ». « Recevoir l’approbation de la FAA constitue l’étape finale et décisive du processus réglementaire », a déclaré Israir. La compagnie estime que cette décision traduit « la confiance internationale » de l’autorité américaine dans « la qualité, la sécurité et la fiabilité opérationnelle » de son exploitation.
Deux A330-200 pour traverser l’Atlantique
Pour ouvrir cette nouvelle étape, Israir a intégré deux Airbus A330-200, immatriculés 4X-BAK et 4X-BAL. Ces appareils, livrés à US Airways en 2010 puis exploités par American Airlines, ont rejoint la flotte israélienne en mai 2026 après avoir été retirés du service durant la pandémie. Les deux biréacteurs conservent leur aménagement d’origine, avec 247 sièges : 20 en classe affaires convertibles en lits, 21 en premium economy et 206 en classe économique. Sur une route d’environ 9 135 km, l’A330-200 offre à Israir une capacité long-courrier inédite, mais lui impose aussi de maîtriser les coûts et la complexité d’une activité très différente de son réseau européen et méditerranéen.
La compagnie prévoit d’exploiter elle-même les avions avec ses propres équipages. Ce choix tranche avec celui d’Arkia, qui s’est lancée sur JFK en février 2025 en recourant à des appareils et équipages loués en ACMI — d’abord auprès d’Iberojet, puis avec des A330-200 de GullivAir.
Une concurrence renforcée vers New York
Le programme exact, les tarifs et la fréquence définitive n’ont pas encore été publiés. Israir avait précédemment évoqué jusqu’à six rotations hebdomadaires. Son arrivée constituera toutefois un retour : la compagnie avait déjà desservi New York, en régulier et en charter, entre 2003 et 2009.
La ligne Tel-Aviv–New York retrouve ainsi de la densité. El Al demeure le principal opérateur israélien sur ce marché ; Arkia y est également présente. Delta Air Lines prévoit de reprendre une liaison quotidienne entre JFK et Tel-Aviv le 6 septembre, tandis qu’United Airlines doit rétablir deux vols quotidiens entre Newark et Ben Gourion à compter du 8 septembre. Ces programmes restent naturellement exposés à l’évolution de la situation sécuritaire régionale.
Pour Israir, l’enjeu dépasse la seule ouverture d’une route : il s’agit de transformer un transporteur historiquement centré sur le court et moyen-courrier en opérateur long-courrier autonome, sur l’un des axes les plus sensibles — et les plus disputés — du marché israélien.

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