Après plus de six mois d’interruption liée au conflit régional, United Airlines relance ses vols sans escale entre Newark-New York et Tel Aviv. La compagnie américaine prévoit de rétablir progressivement quatre lignes vers Israël, tandis que sa desserte de Dubaï, suspendue depuis février, ne devrait pas retrouver le ciel avant le début de la saison été 2027.

United Airlines reprend ses vols vers Tel Aviv

United Airlines signe son retour à l’aéroport Ben Gourion. La compagnie de Chicago doit remettre en service, le 8 septembre, sa liaison entre Newark Liberty et Tel Aviv, interrompue depuis la fermeture de l’espace aérien israélien à la fin février, au début de la guerre avec l’Iran. La reprise ne se limitera pas à une fréquence symbolique. United prévoit deux vols quotidiens Newark–Tel Aviv dans un premier temps, opérés en Boeing 787, avec une montée à trois rotations quotidiennes à partir du début novembre. Les appareils initialement annoncés sont des 787-10, une version à forte capacité du Dreamliner, configurée chez United avec 318 sièges, dont 44 fauteuils Polaris en classe affaires, 21 sièges Premium Plus et 253 sièges en classe économique.

Chicago, Washington et San Francisco suivront

Le programme de United vers Tel Aviv s’étalera sur plusieurs mois, avec un rétablissement progressif des dessertes depuis ses grands hubs américains. SanFrancisco–Tel Aviv, particulièrement longue, reviendrait quant à elle avec un 787-9 « Elevated » de 222 sièges, doté de 64 suites Polaris, 35 sièges Premium Plus et 123 places en économie.

D’ici avril 2027, United viserait en moyenne quatre vols quotidiens entre les États-Unis et Tel Aviv. Ce niveau replacerait la compagnie parmi les tout premiers opérateurs américains sur le marché israélien, un axe à forte composante affaires, affinitaire et de correspondances via Newark, Chicago, Washington et San Francisco.

Dubaï absente jusqu’à fin mars 2027

Le tableau est tout autre aux Émirats arabes unis. La liaison quotidienne Newark–Dubaï, suspendue depuis février 2026, ne devrait pas reprendre avant le 27 mars 2027, soit à la veille du passage à la saison été IATA. Cette date reste conditionnée à l’évolution de la situation opérationnelle et sécuritaire dans le Golfe. La ligne avait été inaugurée en mars 2024 et constituait alors le seul vol direct États-Unis–Dubaï assuré par une compagnie américaine. United l’exploitait quotidiennement en Boeing 787-9, dans le cadre de son partenariat avec Emirates.

Sa suspension illustre la différence entre la reprise du trafic vers Israël et la prudence maintenue sur le Golfe. Les contraintes de survol, les risques sécuritaires, les itinéraires de déroutement plus longs et le poids de l’assurance « risque de guerre » compliquent fortement l’économie de ces opérations très long-courriers. Les horaires envisagés avant la suspension plaçaient Newark–Dubaï à environ 13 h 15 de vol vers l’est et 14 h 45 au retour, sur près de 11 050 kilomètres.

Une concurrence qui revient lentement

Le rétablissement de United intervient alors que l’offre directe États-Unis–Israël commence seulement à se reconstituer. Delta Air Lines a également repris sa liaison quotidienne entre New York-JFK et Tel Aviv, opérée en Airbus A330-900, mais n’a pas encore communiqué de calendrier ferme pour Atlanta–Tel Aviv. American Airlines, de son côté, ne prévoit pas de retour avant la fin mars 2027 sur son axe JFK–Tel Aviv, suspendu depuis octobre 2023.

Pendant l’interruption des transporteurs américains, El Al et Arkia ont assuré l’essentiel des liaisons directes entre Israël et les États-Unis. Israir doit aussi faire son retour sur le marché transatlantique avec trois rotations hebdomadaires entre Tel Aviv et New York-JFK, opérées par Airbus A330-200.

United re-déploie ses vols vers Tel Aviv, Dubaï attendra 2027 1 Air Journal

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