La compagnie roumaine AnimaWings a déposé, le 30 septembre, une demande d’ouverture d’une procédure d’insolvabilité auprès du tribunal de Bucarest. Ses six Airbus A220-300 ne volent plus ; seuls deux A320 restent disponibles pour assurer une partie du programme. La compagnie dit vouloir poursuivre son activité, mais prévient que des vols pourront être reportés ou annulés.
Une procédure judiciaire, pas un arrêt des vols
La demande d’ouverture de procédure d’AnimaWings a été enregistrée le 30 septembre 2026. Aucune date d’audience n’était encore fixée. Dans un communiqué relayé par HotNews, AnimaWings explique vouloir accéder à un cadre juridique lui permettant de poursuivre son activité, de stabiliser ses opérations et de restructurer ses obligations financières. Son directeur général, Marius Pandel, présente cette démarche comme « une décision difficile, mais nécessaire pour protéger ce que nous avons construit ces dernières années et, surtout, pour pouvoir continuer ». La compagnie invoque des problèmes techniques répétés dans sa flotte, aggravés, selon elle, par un contexte économique défavorable.
Six Airbus A220 à l’arrêt, deux A320 disponibles
Le contraste est saisissant avec les ambitions affichées cet été. Dans un communiqué publié le 5 août, AnimaWings annonçait disposer de huit appareils : six A220-300 et deux A320. L’arrivée de son huitième avion devait accompagner l’expansion de son réseau régulier européen. Le 30 septembre, aucun de ses six A220 n’a effectué de vol, selon le média aéronautique roumain BoardingPass.
La compagnie avait annoncé la veille le retrait progressif de l’exploitation des A220-300, en raison de difficultés techniques récurrentes. Ses deux A320 doivent reprendre autant de vols que possible, sans pouvoir absorber à eux seuls le programme conçu pour huit appareils. AnimaWings avertit ainsi que « des modifications du programme, y compris des reports ou des annulations ponctuelles de vols, sont possibles dans les prochains jours ». Elle indique qu’elle contactera directement les passagers concernés et proposera, selon les cas, un remboursement ou une solution de voyage alternative lorsqu’elle est disponible.
Il faut toutefois distinguer l’arrêt des vols en A220 du sort définitif des appareils : les informations vérifiées établissent leur immobilisation et le projet de les retirer de l’exploitation.
Une expansion brutalement interrompue
Issue du marché des vols charters, AnimaWings avait accéléré son développement sur les lignes régulières. En avril, Marius Pandel indiquait que la compagnie avait lancé une trentaine de routes en un an. En août, elle visait encore une flotte de 14 avions d’ici à la fin de 2027, avec de nouvelles dessertes au départ de Bucarest, Timișoara et Cluj-Napoca. La réduction de sa capacité à deux A320 remet nécessairement ce calendrier en question, même si la compagnie n’a pas publié de liste exhaustive des lignes supprimées.
Les difficultés ne se limitent pas à la disponibilité des avions. Selon HotNews, des données de la plateforme roumaine Termene.ro faisaient apparaître, au 30 juin 2026, environ 11,5 millions de lei (2,2 millions d’euros) d’arriérés fiscaux pour AnimaWings, contre 5,63 millions trois mois auparavant. Ce chiffre éclaire la pression financière pesant sur la compagnie, sans permettre à lui seul d’attribuer sa demande d’insolvabilité à une cause unique.
Pour les voyageurs, le point décisif sera désormais la capacité d’AnimaWings à tenir un programme réduit tout en menant sa restructuration. À la date du 1er octobre, elle affirme continuer à voler ; l’ampleur exacte des annulations à venir n’est pas encore connue.

NDR a commenté :
1 octobre 2026 - 17 h 12 min
Le NADOR a dit vivement que le B737-Max7 arrive..
RemoveBeforeFlight a commenté :
1 octobre 2026 - 22 h 26 min
La hausse du prix du carburant risque de faire des dégâts.