Après l’incident survenu le 30 septembre sur le vol Flydubai FZ1073 entre Dubaï et Tel-Aviv, Benyamin Nétanyahou a ordonné un examen approfondi de la sûreté des compagnies étrangères desservant Israël. La mesure intervient alors que l’enquête se poursuit sur l’altercation dans le cockpit, qui a contraint le Boeing 737 MAX-8 à se dérouter vers l’Arabie saoudite.
Israël veut réévaluer les dispositifs de sûreté applicables aux vols internationaux à destination de son territoire. Dimanche 4 octobre, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a chargé le directeur du Conseil national de sécurité, Shmuel Ben Ezra, de désigner un responsable pour conduire un examen « approfondi de l’ensemble des aspects liés à la sécurité de l’aviation civile étrangère à destination d’Israël », selon un communiqué de ses services. Cette décision découle directement de l’incident intervenu le 30 septembre à bord du vol FZ1073 de Flydubai, prévu entre Dubai International et l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. L’appareil, qui transportait 174 personnes selon les autorités israéliennes, a été dérouté et s’est posé en urgence à Tabuk, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite.
Un incident de cockpit toujours sous enquête
La compagnie émiratie a confirmé qu’« une altercation est survenue dans le poste de pilotage » pendant le vol. Elle précise que des membres d’équipage Flydubai présents à bord ont sécurisé l’appareil, avant le déroutement et l’atterrissage à Tabuk. Tous les passagers et membres d’équipage ont été déclarés sains et saufs.
Les autorités émiraties ont toutefois livré une version beaucoup plus grave : le copilote comptait effectuer un « acte terroriste » et avait utilisé la hache de secours du cockpit pour attaquer le pilote. Selon le procureur général des Emirats arabes unis, « le copilote avait tenté de mener un acte terroriste », avait « commencé à mettre à exécution son plan » en « agressant le commandant de bord dans le cockpit à l’aide de la hache de secours », avant de tenter « de prendre les commandes de l’avion ». Des passagers et des membres d’équipage sont intervenus, tandis que deux pilotes Flydubai voyageant à bord ont pris les commandes afin d’assurer l’atterrissage à Tabuk. L’ incident a rapidement ravivé les craintes liées à la sûreté aérienne dans une région sous forte tension. À ce stade, Flydubai reste prudente sur les causes. « Les raisons et motivations sous-jacentes de cet événement restent inconnues et font l’objet d’une enquête officielle », a souligné la compagnie.
Les compagnies étrangères dans le viseur
Le mandat confié par M. Nétanyahou ne vise pas seulement le cas de Flydubai : il porte sur « tous les aspects » de la sûreté des opérateurs étrangers desservant Israël. Son périmètre exact, les autorités associées à l’audit et les éventuelles mesures concrètes — procédures de contrôle des équipages, partage de renseignement ou conditions d’accès aux escales israéliennes — n’ont pas encore été détaillés.
Ce point est sensible : le ministère israélien des Transports a fait valoir que les vérifications de renseignement portant sur les pilotes employés par les compagnies étrangères ne relevaient pas directement de sa compétence. L’examen voulu par le gouvernement pourrait donc porter sur l’articulation entre autorités aéronautiques, services de sûreté et compagnies internationales.
En attendant les conclusions de l’enquête, Flydubai a suspendu ses vols vers et depuis Israël « jusqu’à nouvel ordre », à la demande des autorités. La compagnie indique que cette suspension doit permettre aux enquêteurs d’établir les faits, tout en précisant que le reste de son réseau n’est pas affecté.

Pas si cool a commenté :
5 octobre 2026 - 10 h 50 min
Tout bientôt, on risque d’entendre :
“”Dorénavant, pour des questions de sécurité nationale, chaque PNC et PNT de toutes les compagnies étrangères devront être de confessions juives ou faire allégeances au Royaume d’Israël. “”