Un aller-retour dont les passagers se seraient volontiers passés. Partis d’Alicante pour rejoindre Newquay, en Cornouailles, samedi 24 octobre 2026, les voyageurs d’un Boeing 737-800 de Ryanair ont finalement retrouvé leur aéroport de départ au milieu de la nuit. Entre-temps, les mauvaises conditions météorologiques avaient imposé un déroutement vers Dublin, puis fait échouer une solution de remplacement par Bristol. Près de huit heures de voyage, escale comprise, sans atteindre leur destination.
Alicante–Newquay : un premier déroutement vers Dublin
Au départ, le programme n’avait rien d’inhabituel : le vol FR2954 devait relier Alicante à Cornwall Airport Newquay en 2 h 25 environ. Le Boeing 737-800 immatriculé 9H-QDK a toutefois décollé vers 18 h 36, heure espagnole, soit un peu plus d’une heure après l’horaire prévu. À proximité des Cornouailles, la météo a bouleversé le voyage. Après une attente dans le secteur de Newquay, l’équipage a renoncé à y atterrir et mis le cap sur Dublin. L’appareil s’est posé dans la capitale irlandaise vers 20 h 45–20 h 50, heure locale.
Ryanair a confirmé le motif du déroutement. « Ce vol d’Alicante à Newquay Cornwall, le 24 octobre, a été dérouté vers Dublin en raison de vents violents à l’aéroport de Newquay Cornwall », a déclaré un porte-parole de la compagnie. La perturbation s’inscrivait dans une succession de dépressions sur les îles Britanniques.
Bristol, une solution de remplacement qui échoue à son tour
À Dublin, une autre possibilité a été organisée : rejoindre Bristol par les airs, puis transporter les passagers en autocar jusqu’en Cornouailles. Après un ravitaillement et près de deux heures d’escale, le Boeing a redécollé vers 22 h 34, sous le numéro de vol FR2955, selon les chronologies publiées par les médias spécialisés. Mais la solution de remplacement n’a pas davantage abouti. À l’approche de Bristol, les conditions météorologiques ont de nouveau conduit l’équipage à renoncer à l’atterrissage. Cette fois, l’avion n’a pas repris la direction de Dublin : il a poursuivi vers le sud, traversant la Manche pour retourner en Espagne. Il s’est posé à Alicante vers 2 h 15, dans la nuit du dimanche 25 octobre.
Les voyageurs ont ainsi retrouvé l’aéroport qu’ils avaient quitté la veille, sans avoir pu débarquer en Angleterre. Une liaison directe de moins de deux heures et demie s’était transformée en une longue boucle entre l’Espagne, l’Irlande et les abords du sud-ouest anglais.
Près de huit heures de voyage, mais pas huit heures de vol
La distinction mérite d’être faite : les passagers n’ont pas passé huit heures en l’air. Les horaires les plus fréquemment rapportés — départ d’Alicante vers 18 h 36 et retour vers 2 h 15 — correspondent à environ 7 h 40 entre le premier décollage et l’atterrissage final, dont près de deux heures au sol à Dublin. Ryanair explique que les voyageurs sont restés dans l’appareil pendant l’escale irlandaise afin de permettre un redépart rapide. « Pendant ce temps, les passagers sont restés à bord afin que l’avion puisse repartir dès qu’un créneau serait disponible ; toutefois, ce vol est ensuite retourné à Alicante en raison des conditions météorologiques défavorables », a indiqué son porte-parole.
Pourquoi avoir choisi Alicante plutôt qu’un nouvel arrêt en Irlande ? One Mile at a Time avance une logique de récupération opérationnelle : ramener l’avion et son équipage en Espagne aurait permis de limiter les répercussions sur le programme du lendemain. Il s’agit néanmoins d’une hypothèse du média spécialisé, sans justification confirmée par Ryanair.
Hébergement et réacheminement : des récits divergents sur la prise en charge
Pour les passagers, la fin du voyage n’a pas nécessairement marqué celle des difficultés. Tim et Kim Clotworthy, un couple de Redruth interrogé par CornwallLive, ont dénoncé un manque d’information au retour en Espagne et une attente importante pour obtenir une solution. « Un vol de deux heures s’est terminé par neuf heures dans l’avion, sans rafraîchissements gratuits, et lorsque nous sommes arrivés à Alicante, personne ne savait quoi faire », ont-ils raconté au média local.
La compagnie présente une autre version de la prise en charge. « Les passagers concernés ont été informés des possibilités qui leur étaient offertes, ont bénéficié d’un hébergement pour la nuit et ont été replacés sur le prochain vol disponible », a assuré Ryanair. Le transporteur affirme également avoir communiqué par courriel, notifications et par l’intermédiaire de ses équipes au sol à Alicante.
Au départ d’un aéroport de l’Union européenne, la protection des passagers demeure applicable même lorsque la météo empêche d’atteindre la destination. Des conditions météorologiques incompatibles avec l’exploitation du vol peuvent exonérer la compagnie de l’indemnisation forfaitaire si elle démontre l’existence de circonstances extraordinaires et la mise en œuvre des mesures raisonnables. Elles ne suppriment toutefois pas les obligations d’assistance : restauration, hébergement et transferts si nécessaires, ainsi que les solutions de remboursement ou de réacheminement prévues par la réglementation.

SERGE13 a commenté :
27 octobre 2026 - 20 h 40 min
Ce sont les aléas et Ryanair gère toujours au mieux ces situations. RYR the best !!!!!!! N’en déplaisent à mes nombreux followers.