Le loeur d’avions AerCap a annoncé, au salon de Farnborough, une nouvelle commande ferme de 15 Boeing 787-9 Dreamliner, portant son portefeuille de 787 à environ 140 appareils. L’accord, qui inclut des droits de substitution vers le 787-10, confirme l’attrait durable du biréacteur long-courrier auprès des loueurs comme des compagnies aériennes, dans un contexte où la demande pour des appareils sobres en carburant reste soutenue.

Un nouveau coup de pouce pour le Dreamliner

Le communiqué commun de Boeing et d’AerCap insiste sur la flexibilité offerte aux clients du loueur. AerCap pourra en effet remplacer certains 787-9 par des 787-10, version plus grande de la famille, afin d’apporter davantage de capacité sur des lignes où la demande le justifie. Dans l’argumentaire commercial, la compagnie souligne que le 787-10 offre environ 50 sièges de plus que le 787-9, tout en consommant 25% de carburant et en émettant 25% de CO2 de moins que les avions qu’il remplace.

Cette commande intervient alors que Boeing met en avant un bilan commercial solide pour sa famille 787 : plus de 1,3 milliard de passagers transportés et plus de 540 nouvelles liaisons sans escale ouvertes depuis l’entrée en service du programme. Boeing précise aussi que le 787 se décline en trois versions principales, le 787-8, le 787-9 et le 787-10, avec des capacités et des autonomies différenciées, le 787-9 offrant jusqu’à 8 300 nautiques de rayon d’action et le 787-10 privilégiant la capacité au détriment de l’autonomie.

AerCap, premier lessor du 787

AerCap, dont le siège est situé à Dublin en Irlande, rappelle qu’il a été le premier loueur à prendre livraison d’un 787 Dreamliner en 2013. Depuis, le groupe basé à Dublin a fait du programme un pilier de son portefeuille long-courrier, avec des prises de commandes et des placements réguliers auprès de compagnies clientes, notamment Air France, Ethiopian Airlines, EGYPTAIR, Neos ou encore EL AL, selon sa propre chronologie d’entreprise. Le nouvel engagement de Farnborough confirme cette stratégie de long terme autour d’un appareil devenu, en une décennie et demie, une référence du marché gros-porteur.

Aengus Kelly, le directeur général d’AerCap, résume cette logique dans le communiqué : « L’ajout de ces 15 Boeing 787 Dreamliner à notre flotte renforce encore notre position de plus grand propriétaire mondial de 787. » Il ajoute que la montée de la demande pour des long-courriers modernes et économes permet au loueur d’offrir à ses clients un accès élargi à « l’une des familles d’avions les plus polyvalentes et les plus recherchées de l’industrie ».

Un marché long-courrier encore en recomposition

Au-delà de l’effet d’annonce, cette commande dit quelque chose du marché. Les compagnies aériennes restent prudentes face aux incertitudes macroéconomiques à court terme, mais elles continuent de rechercher des avions capables de remplacer des quadri-réacteurs ou des biréacteurs plus anciens, tout en améliorant les coûts d’exploitation et l’empreinte environnementale. Dans ce schéma, les lessors jouent un rôle central, puisqu’ils permettent aux transporteurs de faire croître ou renouveler leur flotte sans immobiliser immédiatement de lourds capitaux.

Le 787 bénéficie en outre d’une image bien installée auprès des opérateurs long-courrier. Boeing met en avant une flotte qui a dépassé le seuil du milliard de passagers en avril 2025, un jalon franchi plus vite que tout autre gros-porteur commercial, avec plus de 1 175 avions en service à cette date. Cette montée en puissance explique que le programme continue d’attirer les grands loueurs, qui y voient un produit liquide, polyvalent et facile à placer sur des marchés très différents.

AerCap commande 15 Boeing 787-9 et porte son portefeuille Dreamliner à 140 avions 1 Air Journal

©Boeing basé en Irlande