Vueling ne devrait finalement pas mettre en ligne ses premiers Boeing 737 MAX avant le premier semestre 2027. La compagnie low cost basée à Barcelone, qui préparait ses débuts sur ce type dès décembre 2026, est confrontée à un retard dans les essais et la certification de ses nouveaux sièges Recaro. Un contretemps industriel qui décale un virage stratégique majeur : l’abandon progressif de sa flotte exclusivement Airbus au profit de Boeing.
Vueling reporte l’entrée en service du 737 MAX
Le calendrier s’allonge pour Vueling. La filiale d’International Airlines Group (IAG) avait prévu de recevoir ses premiers Boeing 737 MAX avant la fin de 2026 et d’effectuer un premier vol commercial, selon la programmation alors envisagée, entre Barcelone-El Prat et Alicante à la mi-décembre. Des liaisons vers Séville, Palma de Majorque et Rome-Fiumicino devaient suivre.
Ce scénario est désormais remis en cause. Selon le média espagnol Preferente, Recaro a informé Vueling que les procédures d’essais et de certification de ses sièges « nécessitent plus de temps que prévu initialement ». La compagnie travaille avec l’équipementier allemand afin de limiter l’impact opérationnel et d’arrêter un nouveau planning. Mais le report devrait se chiffrer en mois : l’entrée en service est désormais attendue au cours du premier semestre 2027.
Des MAX 8-200 à 197 sièges
Les premiers avions attendus sont des Boeing 737-8-200, version à haute densité du 737 MAX 8, dotée d’une issue de secours supplémentaire. Vueling prévoit une cabine unique de 197 sièges, soit huit de plus que les 189 places offertes par ses Airbus A320 les plus capacitaires aujourd’hui. Le gain unitaire est crucial pour une compagnie à bas coûts, dont l’équilibre économique repose largement sur la densité cabine, la productivité et le coût par siège.
Ce retard de sièges ne remet pas en cause le programme aéronautique du MAX lui-même : il souligne plutôt l’importance des processus de conformité applicables à chaque élément de cabine avant livraison et exploitation commerciale. Ces derniers mois, les retards de certification d’équipements intérieurs ont aussi perturbé d’autres compagnies européennes, notamment Lufthansa avec certains aménagements Allegris.
Une rupture historique avec Airbus
Pour Vueling, l’enjeu dépasse largement quelques mois de décalage. Depuis sa création, la compagnie a exclusivement exploité des monocouloirs de la famille Airbus A320. Son basculement vers Boeing constitue donc une rupture industrielle, opérationnelle et commerciale : qualification des équipages, adaptation de la maintenance, outillage, stocks de pièces et organisation d’une flotte mixte pendant la transition.
IAG a d’abord attribué à Vueling 50 Boeing 737 MAX, répartis entre 25 737-8-200 et 25 737-10. Dix options supplémentaires ont ensuite été exercées en 2026, portant le total destiné à la compagnie à 60 exemplaires. Le groupe conserve par ailleurs des droits d’achat sur 90 autres 737.
Le remplacement des Airbus ne sera pas immédiat : Vueling envisage une cohabitation entre les deux familles pendant sept à huit ans. Dans sa feuille de route « Rumbo 2035 », la compagnie estime qu’une flotte modernisée pourrait réduire sa consommation de carburant d’environ 20%, tout en accompagnant son objectif de croissance de 40 à 60 millions de passagers annuels d’ici à 2035.
Le MAX 10 reste sous surveillance
Après les 737-8-200, Vueling doit aussi accueillir des 737 MAX 10, version la plus longue de la famille Boeing. Leur arrivée dépend toutefois de leur certification de type, attendue désormais en cette fin 2026, avec des premières livraisons clients en 2027. Boeing a achevé les essais en vol de certification prévus fin juillet ; le dossier reste désormais soumis aux dernières revues techniques et réglementaires de la Federal Aviation Administration (FAA).
Pour Vueling, le problème immédiat ne vient donc ni de Boeing ni de la certification du MAX 10, mais de la cabine de ses futurs MAX 8-200. Il n’en reste pas moins symbolique : avant même son premier vol commercial, la future flotte Boeing de la compagnie catalane doit déjà composer avec les contraintes très concrètes de la chaîne industrielle aéronautique.

Vueling a commenté :
3 septembre 2026 - 12 h 48 min
Difficile de comprendre pourquoi cette compagnie européenne se convertit aux MAX…
Choix illogique de IAG pour une compagnie qui fonctionne bien avec Airbus.
Cet avion n’apporte aucune plus value !
Au contraire, tous les pilotes vont passer par la case formation avec des surcoûts.
Alors, se souvenir…. a commenté :
3 septembre 2026 - 17 h 22 min
C’est ici qu’il faut se souvenir que les 737 Max de IAG ont initialement été commandés par Walsh, alors PDG, par IAG et pour…..BA….en un temps où , jouant sur les restes des campagnes pro-Brexit Boeing a fait, comme on dit « une offre que l’on ne peut pas refuser », mais après son départ pour la présidence de l’IATA, son successeur s’est trouvé en accord avec les hauts dirigeants de BA pour ne plus désirer cette machine et plutôt garder le moyen courrier BA dans la famille A320 Neo…
Mais IAG avait cette commande de Max sur les bras, et Boeing ne voulut pas annuler….Aer Lingus étant trop petite pour absorber ces MAX ne fut pas retenue pour les prendre, Iberia se montra plutôt hostile à l’idée, et c’est ainsi que Vueling fut jugée assez importante pour avaler la commande dans sa quasi totalité à terme, et par ailleurs, suffisamment dépendante de IB et IAG pour….n’avoir que peu son mot à dire!
N'importe quoi... a commenté :
3 septembre 2026 - 18 h 54 min
La commande d’IAG en pleine période noire pour le 737 MAX correspond certainement à un achat d’opportunité; le prix devait être particulièrement attractif. Une fois posé ce constat, il fallait bien les caser dans le groupe. Pour des questions d’unité de flotte, une des particularités de toute compagnie lowcost, il était plus logique que ce soit Vueling qui s’y colle. Ca ne signifie aucunement que Vueling était mécontente de ses A320… ça ressemble beaucoup à ce que fait Air Canada avec Rouge…
Jean a commenté :
3 septembre 2026 - 19 h 48 min
IAG achète les avions pour tout le groupe chez tous les constructeurs, histoire de maintenir la pression sur les prix. Après, bah il faut bien caser les poubelles quelque part (d’autre que chez British airways)
GVA1112 a commenté :
4 septembre 2026 - 10 h 10 min
C’est là qu’on voit l’image du MAX pour les compagnies principales…
BA et Iberia, AF-KLM et Transavia, LH et ses filleules, .. ne veulent pas de MAX.
Le MAX peut y entrer si elles sont obligées contractuellement ou par un affreux héritage.
apthltk a commenté :
4 septembre 2026 - 10 h 19 min
Il s’agit de la fameuse commande de 737 MAX à prix cassés effectuée par l’ancienne direction d’IAG (Boeing était alors au fond du trou après les 2 crashes mortels de son monocouloir raté et cherchait à le relancer commercialement par tous les moyens, y compris la vente à perte).
Les dirigeants de British Airways ayant fait savoir qu’ils ne voulaient pas de ce boulet, la nouvelle direction du groupe l’a finalement imposé à Vueling, qui se serait bien passé de devoir changer sa flotte Airbus pour du moins bon, mais qui n’a pas l’influence de BA ou d’Iberia au sein d’IAG. Un avion low cost pour une compagnie bas de gamme, en somme.
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atplhkt a commenté :
6 septembre 2026 - 15 h 50 min
@ apthltk
Je suis toujours surpris de voir des commentaires, du même “ clone ” de mon identifiant (à une inversion de deux caractères près : apthltk versus atplhkt) alors que j’utilise mon identifiant (atplhkt) depuis des années sur ce site.