CDB Aviation livre un premier Airbus A321LR à Icelandair, nouvelle étape clé du renouvellement de flotte de la compagnie islandaise. Ce monocouloir long-courrier doit contribuer à remplacer progressivement les Boeing 757 et à densifier le réseau transatlantique depuis le hub de Reykjavik.
Un premier A321LR issu de CDB Aviation
CDB Aviation, filiale irlandaise de China Development Bank Financial Leasing, a annoncé la livraison à Icelandair du premier de deux Airbus A321neo LR conclus en contrat de location de longue durée en janvier 2024. Le second exemplaire doit rejoindre la flotte de la compagnie islandaise d’ici la fin de l’année 2026.
Dans son communiqué, le loueur souligne son intention de s’inscrire dans la durée aux côtés de la compagnie de Reykjavik. « Nous sommes ravis d’accompagner le renouvellement de flotte d’Icelandair avec la livraison de ces appareils de nouvelle génération et nous nous réjouissons de renforcer notre partenariat avec la compagnie », déclare Jie Chen, directeur général de CDB Aviation.
Une modernisation de flotte structurée autour de l’A321neo
L’accord signé début 2024 avec CDB Aviation porte sur deux A321LR supplémentaires, livrables à l’origine à partir du second semestre 2025, qui viennent s’ajouter à plusieurs contrats de location conclus avec d’autres lessors pour ce même type. Icelandair a parallèlement signé en juillet 2023 un contrat avec Airbus portant sur jusqu’à 25 A321XLR, dont les livraisons doivent débuter à la fin de la décennie.
À terme, le cœur de flotte monocouloir d’Icelandair reposera sur une combinaison de Boeing 737 MAX 8 et 9 et d’Airbus A321neo (LR puis XLR), en remplacement progressif des Boeing 757‑200 et 757‑300 qui ont longtemps constitué l’épine dorsale du réseau. L’A321LR, avec son rayon d’action allongé, est présenté par la direction comme un remplaçant naturel du 757 sur les liaisons transatlantiques et vers l’Europe.
L’A321LR, pivot de la stratégie réseau
« L’A321LR offre l’autonomie, l’efficacité et la flexibilité nécessaires pour faire progresser la transformation de la flotte d’Icelandair et renforcer son offre de réseau pour les clients des deux côtés de l’Atlantique », insiste Jie Chen. L’appareil, dérivé de la famille A321neo, peut voler jusqu’à environ neuf heures sans escale, ce qui lui permet de couvrir la plupart des liaisons Europe–Amérique du Nord opérées via la plaque tournante de Keflavik.
Pour Icelandair, ce profil de performance est essentiel pour préserver son modèle de hub « en pont » entre les deux continents tout en réduisant les coûts unitaires. L’A321LR, plus sobre que les 757, doit améliorer la consommation de carburant par siège, réduire les émissions de CO₂ et offrir une cabine plus récente, donc plus attractive commercialement.
Un tournant historique pour la compagnie islandaise
L’arrivée des A321neo marque aussi une rupture culturelle pour Icelandair, qui a longtemps exploité une flotte exclusivement composée d’appareils Boeing sur son réseau moyen et long‑courrier. Les premières livraisons d’A321LR à la fin de 2024 ont constitué les tout premiers Airbus de l’histoire de la compagnie, avant la montée en puissance progressive de la sous‑flotte au fil des années suivantes.
« Nous sommes heureux d’accueillir un nouvel A321LR dans notre flotte et de continuer à renforcer notre partenariat de confiance avec CDB Aviation », souligne Bogi Nils Bogason, directeur général d’Icelandair. « Cette livraison représente une nouvelle étape importante dans notre trajectoire vers une flotte plus moderne et plus efficace, composée d’appareils de nouvelle génération. L’A321LR joue un rôle clé dans notre renouvellement de flotte, au service de notre stratégie réseau et grâce à son autonomie et à sa meilleure efficacité énergétique, qui nous permettent de proposer un produit solide et compétitif à nos clients », ajoute‑t‑il.
Remplacer les 757 sans renoncer à Boeing
Le basculement vers Airbus ne signifie pas pour autant un abandon du constructeur américain dans la flotte d’Icelandair. La compagnie a investi dans le Boeing 737 MAX, qui assure déjà une partie importante du programme européen et régional, tandis que les gros‑porteurs Boeing restent utilisés sur certaines liaisons long‑courriers.

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