La grève au sein du manutentionnaire au sol Aviapartner a repris mardi à Brussels Airport, au lendemain d’un débrayage spontané qui avait déjà désorganisé les opérations de check-in et d’embarquement. Faute d’accord lors d’une médiation entre direction et syndicats, une partie du personnel a à nouveau cessé le travail, faisant planer l’incertitude sur les vols de plusieurs compagnies européennes.

La grève reprend après l’échec de la médiation

L’action sociale a repris mardi au sein d’Aviapartner à Brussels Airport, après l’échec d’une séance de médiation organisée entre la direction de l’agent de handling et les organisations syndicales. Selon la presse belge, une partie des salariés a décidé de se remettre en grève dans l’après-midi, quelques heures seulement après la conclusion infructueuse de ces discussions.

Cette reprise de la grève intervient dans le prolongement d’un mouvement spontané déclenché la veille, dans la nuit de dimanche à lundi, qui avait déjà entraîné des perturbations sur de nombreux vols au départ de Zaventem. L’arrêt de travail touche les équipes chargées de l’enregistrement et de l’embarquement, un maillon clé de la chaîne opérationnelle en aéroport.

Un débrayage spontané qui a déjà perturbé des dizaines de vols

Lundi, la grève qualifiée de « spontanée » par les médias locaux a débuté vers 3 h 30 du matin, surprenant voyageurs, compagnies et gestionnaire de l’aéroport. Selon Brussels Airport, le mouvement a provoqué des retards sur une soixantaine de vols au départ, sans annulation à ce stade, avec des files d’attente importantes aux comptoirs d’enregistrement.

Les perturbations ont concerné les compagnies dont les opérations de check-in et d’embarquement sont assurées par Aviapartner, parmi lesquelles TUI fly, Ryanair, Iberia ou encore British Airways, tandis que les vols de Brussels Airlines, servis par le concurrent Alyzia, ont pu se dérouler normalement. Le traitement des bagages et les vols à l’atterrissage n’étaient pas directement affectés, le conflit visant principalement le personnel en contact avec le passager au départ.

Un débrayage spontané qui a déjà perturbé des dizaines de vols

Lundi, la grève qualifiée de « spontanée » par les médias locaux a débuté vers 3 h 30 du matin, surprenant voyageurs, compagnies et gestionnaire de l’aéroport. Selon Brussels Airport, le mouvement a provoqué des retards sur une soixantaine de vols au départ, sans annulation à ce stade, avec des files d’attente importantes aux comptoirs d’enregistrement.

Les perturbations ont concerné les compagnies dont les opérations de check-in et d’embarquement sont assurées par Aviapartner, parmi lesquelles TUI fly, Ryanair, Iberia ou encore British Airways, tandis que les vols de Brussels Airlines, servis par le concurrent Alyzia, ont pu se dérouler normalement. Le traitement des bagages et les vols à l’atterrissage n’étaient pas directement affectés, le conflit visant principalement le personnel en contact avec le passager au départ.

Un agent de handling stratégique à Brussels Airport

Aviapartner est l’un des deux principaux prestataires de services au sol à Brussels Airport, aux côtés de Swissport, et gère pour le compte de nombreuses compagnies européennes et loisirs l’enregistrement, l’embarquement, le chargement et le déchargement des avions. La structure du marché belge du handling, caractérisée par une forte pression sur les coûts, se traduit depuis plusieurs années par des tensions sociales récurrentes au sein des équipes au sol.

Les épisodes de grève chez Aviapartner ne sont pas nouveaux : en 2018, un conflit social de six jours avait entraîné l’annulation de près de 960 vols et perturbé plus de 115 000 passagers, selon Brussels Airport. En 2022 encore, un mouvement prolongé avait conduit à l’annulation d’environ 150 vols en une seule journée et touché près de trente compagnies, parmi lesquelles Ryanair et KLM.

Revendications encore floues mais malaise ancien

À ce stade, ni la direction d’Aviapartner ni les syndicats n’ont détaillé publiquement les revendications précises à l’origine de la reprise du mouvement à Zaventem. Les interlocuteurs sociaux n’ont pas davantage indiqué si une nouvelle réunion de concertation était programmée, ni la durée potentielle de cette nouvelle phase de grève.

Les conflits précédents ont toutefois souvent mis en avant la dégradation des conditions de travail, les sous-effectifs et la pression croissante sur la productivité, dans un contexte où les « handlers » restent structurellement sous pression financière par rapport aux compagnies et à l’exploitant aéroportuaire. En 2022, un accord avait pu être trouvé après plusieurs jours de grève, incluant notamment des compensations pour les déplacements et des dédommagements pour les salariés mobilisés sur d’autres plateformes.

Brussels Airport invite les voyageurs dont le vol est pris en charge par Aviapartner à consulter régulièrement le statut de leur vol, soit sur le site de l’aéroport, soit auprès de leur compagnie aérienne, avant de se rendre au terminal.

Grève chez Aviapartner : nouvelles perturbations à Brussels Airport après l’échec d’une médiation 1 Air Journal

@Brussels Airport