Les salaires des commandants de bord des grandes compagnies aériennes américaines sur les vols long-courriers atteignent désormais des niveaux historiques, dépassant fréquemment les 400 000 dollars par an pour les profils les plus expérimentés. En Europe, les rémunérations restent très élevées, mais légèrement en retrait, avec des fourchettes typiques de 170 000 à 260 000 euros annuels pour un commandant de bord long‑courrier chez les grandes compagnies traditionnelles.

Des salaires records pour les commandants de bord américains
Selon une analyse publiée par le site Simple Flying, la pénurie de pilotes et la nouvelle génération de conventions collectives ont propulsé les salaires des commandants de bord des majors américaines vers le haut de l’échelle. Sur les gros-porteurs opérés en long-courrier (Airbus A350, Boeing 777, 787…), le site dédié aux carrières des pilotes Rotate Pilot estime qu’un commandant de bord chez Delta, United ou American Airlines peut viser entre 345 000 et plus de 500 000 dollars de rémunération annuelle, primes comprises.

Chez Delta Air Lines, par exemple, un commandant de bord long‑courrier en haut de grille touche un salaire de base d’environ 440 000 dollars par an, auquel s’ajoutent la participation aux bénéfices, la cotisation de retraite et les indemnités de déplacement, pour un total estimé proche de 600 000 dollars annuels. Les sites spécialisés EpicFlightAcademy et American Flyers confirment cette tendance, en décrivant des grilles où un commandant de bord de grande compagnie américaine atteint plus de 330 000 dollars dès la 6e année, puis progresse autour de 350 000 dollars et au‑delà avec l’ancienneté.

Copilotes américains : des planchers déjà très élevés
Cette forte progression ne concerne pas uniquement les commandants de bord. Les copilotes des majors américaines bénéficient aussi de hausses à deux chiffres, liées au manque de pilotes disponibles. Les guides de salaires 2026 indiquent que les premiers officiers de grandes compagnies débutent souvent entre 110 000 et 160 000 dollars annuels, tandis que les copilotes expérimentés dépassent 200 000 à 240 000 dollars dans certains cas.

Chez les compagnies régionales américaines, les salaires ont été également relevés. Rotate Pilot cite des rémunérations d’entrée autour de 70 000 à 75 000 dollars pour un copilote, avec des commandants de bord sur des lignes régionales dépassant 120 000 dollars, assortis de primes et de dispositifs de « flow‑through » (qui permet à un pilote d’une compagnie régionale de passer automatiquement, ou quasi automatiquement, vers une grande compagnie du même groupe). Cette inflation salariale reflète un contexte où les compagnies aériennes paient plus pour sécuriser leurs effectifs face aux départs en retraite et à la croissance du trafic aérien.

Comparatif européen : Lufthansa, Air France, British Airways et Ryanair
En Europe, les salaires des pilotes restent parmi les plus élevés des professions qualifiées, avec des rémunérations nettement au‑dessus des autres catégories du transport aérien. Les comparatifs internationaux de Rotate Pilot donnent, pour les grands transporteurs européens, des fourchettes annuelles pour les commandants de bord long‑courrier : Lufthansa : 180 000 à 280 000 euros par an ; Air France : 170 000 à 260 000 euros ; British Airways et KLM : 160 000 à 250 000, respectivement en livres ou en euros.

Pour les copilotes, les fourchettes typiques se situent entre 60 000 et 140 000 euros annuels, selon l’ancienneté et le type d’appareil. Les grandes compagnies nationales offrent les niveaux de salaire les plus élevés, tandis que les low‑cost comme Ryanair se situent plutôt entre 50 000 et 100 000 euros pour les copilotes, et 140 000 à 200 000 euros pour les commandants de bord.

Un commandant de bord expérimenté sur long‑courrier (par exemple chez Air France) peut gagner, voire dépasser, 200 000 euros brut à l’année, en combinant salaire fixe, primes de vol, découchés et indemnités. À l’autre extrémité de la grille, un copilote débutant en Europe peut percevoir entre 2 500 et 4 000 euros brut mensuels, parfois moins chez certaines low‑cost.

Salaires des pilotes : les majors américaines font flamber les rémunérations, les compagnies européennes suivent à distance 1 Air Journal

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