Crash AirAsia QZ8501 : la récupération du fuselage perturbée par la météo

air-journal_AirAsia QZ8501 fuselage1

Les équipes indonésiennes chargées de remonter le fuselage de l’Airbus A320 d’AirAsia qui s’est écrasé avec 162 personnes à bord le 28 décembre dernier, se heurtent à une météo sous-marine difficile, rendant l’opération impossible.

Ce week end, les équipes de recherche ont arrimé par deux fois  des sacs de flottaison géants au fuselage de l’A320, qui gît par 28 mètres de fond. Mais  les élingues (câbles) destinées à remonter la partie principale de l’épave, se sont rompues et «  l’élément principal est retombé au fond de l’eau », a indiqué un responsable. «Nous avons pu faire flotter le fuselage, et nous allions le remorquer lorsqu’un filin s’est rompu après un brusque changement de météo», a déclaré ce dimanche le vice-amiral Widodo. Plusieurs corps, dont on pense qu’ils sont tombés du fuselage lors de la délicate manœuvre, ont été repêchés, portant le nombre total de victimes récupérées à 70.

Les autorités indonésiennes ont également annoncé qu’un sonar avait repéré un élément « suspecté d’être le cockpit », à 500 mètres de l’endroit où gît le fuselage. Mais les chercheurs donnent aujourd’hui leur priorité à la récupération du fuselage avant d’aller vérifier si l’objet détecté est bien le cockpit, a annoncé SB Supriyadi, un responsable de l’Agence indonésienne de recherches.

Les jours précédents, un ramassis de fils, de câbles emmêlés et de sièges flottants à l’intérieur de la cabine où la visibilité est presque nulle, ont empêché les plongeurs de pénétrer plus à l’intérieur pour y récupérer des corps.

L’enregistreur des conversations du cockpit (CVR) et l’enregistreur des données de vol (FDR), en cours d’analyse, doivent rendre un premier éclairage sur les circonstances du crash lors d’un rapport préliminaire, qui doit être présenté le 28 janvier prochain. A ce jour, le gouvernement indonésien a seulement émis la piste d’une ascension trop rapide, suivie d’un décrochage. De multiples alarmes, dont celles de décrochage, retentissaient dans le cockpit avant le crash, le 28 décembre dernier.

http://www.air-journal.fr/2015-01-25-crash-airasia-qz8501-la-recuperation-du-fuselage-perturbee-par-la-meteo-5134354.html

Commentaire(s)

  1. Boudaud

    Refus de publier le rapport préliminaire …cockpit désolidarisé du fuselage a 500m de celui-ci (toujours pas confirmé…). Tout cela a l’air bien plus compliqué qu’un décrochage à haute altitude.

    • Vincent

      Bien au contraire, les éléments communiqués par le NTSC l’ont été bien trop tôt, et basés de plus que sur l’écoute du CVR.

      De plus, un rapport préliminaire (non systématique) n’intervient que plusieurs semaines après avoir récupéré tous les éléments nécessaires à l’enquête (CVR, FDR, épave, …) et ne se base que sur des points purement factuels.

      Quant à vos doutes, sachez qu’un appareil qui se disloque en vol laisse des débris sur une très grande surface, ce qui n’est absolument pas le cas ici.

      En l’état actuel de l’enquête, rien ne m’apparait suspect. Je ne comprends pas pourquoi vous sous-entendez le contraire, avec semble-t’il des connaissances très lacunaires.

  2. Erik de Nice

    Encore que si il a tapé fort, pratiquement à plat, suite à cet éventuel décrochage,l’avion s’est très probablement disloqué sous le choc et, avec la mauvaise météo et la mer démontée avec de forts courants, les pièces auraient pu ne pas toutes couler à pic, en fonction de leurs poids, et se trouver ainsi distantes de plusieurs centaines de mètres par la suite, une fois au fond.
    Sur le 330 d’Air France, Rio/Paris, les morceaux étaient vraiment aussi à fortes distances les uns des autres…
    Mais bon, à cette heure, tout ça n’est que suppositions…..dans le meilleur des cas.

    • Boudaud

      Ok mais disons que si l’avion tape en un seul morceau à 100 kts en vitesse verticale et peine 100 kts en vitesse horizontale:
      1/ le cockpit a peu de chance de se désolidariser.
      2/ et s’il se désolidarise, c’est un ensemble lourd qui va couler rapidement à 28m de fond sans possibilité de dériver vu cette faible profondeur.
      C’est mathématique…2 vecteurs vitesses, un impact, une résistance des matériaux a calculer et éventuellement une énergie cinétique insuffisante pour projeter un cockpit a 500 mètres…
      Sans théorie de complot, j’essaye de comprendre…avec les éléments communiqués encore insuffisants…n’en déplaise à Vincent la pensée unique et son autosuffisance prétentieuse.

  3. Fred

    Bah, les amateurs de complots interprètent le moindre événement dans le sens qui les arrangent ,n’est-ce pas ?

Les commentaires sont fermés. Continuez la discussion sur le forum