EasyJet : un bon premier trimestre

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La compagnie aérienne low cost easyJet a vu son chiffre d’affaires tout comme son revenu par sièges augmenter lors du premier trimestre de l’année financière, clôturant le 31 décembre 2014. Elle vise du coup une réduction de sa perte semestrielle.

Dans son communiqué du 27 janvier 2015, la spécialiste britannique du vol pas cher précise qu’entre octobre et décembre, la capacité a augmenté de 2,9% à 16,6 millions. Le nombre de passagers transportés a crû de 4,1% pour atteindre 14,9 millions, alors que le coefficient d’occupation a gagné 1,0 point à 89,7%. Le chiffre d’affaires d’easyJet augmente de 34 millions de livres pour atteindre les 931 millions de livres au total, pendant que le revenu total par siège croît de +0,8%, sur une base déclarée à 56,16 livres par siège, ou de +3,7% à taux de change constant. La croissance du revenu par siège « s’explique par une répartition équilibrée du capital à travers le réseau combinée à plusieurs initiatives en matière d’e-commerce et de gestion des recettes, et par l’augmentation du revenu généré par les voyageurs d’affaires », précise la low cost.

EasyJet met aussi en avant le maintien de l’avantage de coût : le coût par siège pour l’année devrait être conforme aux orientations données lors des résultats annuels, soit une augmentation de 2.0% à taux de change constant. Conformément aux attentes, le coût par siège, hors carburant, pour ce trimestre, a diminué de -0.2% sur une base déclarée et a augmenté de 3.7% à taux de change constant. L’augmentation à taux de change constant « s’explique par différents facteurs : des augmentations prévues des coûts sur les aéroports régulés, principalement en Allemagne et en Italie ; une croissance des coûts de personnel nécessaires à la mise en place d’opérations robustes dans la perspective de l’ouverture de nouvelles bases ; le séquençage des dépenses marketing liées à la campagne de promotion de la ponctualité auprès des voyageurs d’affaires ; enfin une augmentation des coûts de maintenance liés au vieillissement anticipé de la flotte ». Le coût par siège avec carburant a pour sa part diminué de 2.0% sur une base déclarée, et augmenté de 1.6% à taux de change constant.

Avec des réservations pour la première moitié de l’année s’inscrivant dans la même tendance que l’année dernière, easyJet s’attend à déclarer une perte avant impôts de £10 millions à £30 millions pour le premier semestre, supposant un niveau normal de perturbation, en comparaison aux £53 millions de pertes déclarées au premier semestre de l’année dernière. Commentant ces résultats, la directrice générale Carolyn McCall a déclaré : « easyJet a réalisé un bon début d’année en poursuivant le déploiement de sa stratégie pour rendre le voyage facile et abordable. Nous avons enregistré un excellent mois d’octobre sur le réseau, grâce notamment aux destinations loisirs et soleil au départ du Royaume-Uni et aux routes domestiques françaises sur lesquelles le nombre de passagers a continué d’augmenter après un mois de septembre chargé ». Elle ajoute : « sur ce premier trimestre, nous avons de nouveau renforcé notre réseau en ajoutant 500 000 sièges supplémentaires, notamment au départ des aéroports où easyJet est numéro 1 ou numéro 2. Grâce à cela et à notre nouvelle campagne de publicité télévisée ciblant les voyageurs d’affaires, nous avons réussi à vendre un nombre record de sièges à destination de cette cible. EasyJet est en mesure de continuer à générer une croissance pérenne et du rendement pour ses actionnaires ».

http://www.air-journal.fr/2015-01-28-easyjet-un-bon-premier-trimestre-5134615.html

Commentaire(s)

  1. bravo toutes mes felicitations un exemple a suivre pas comme les faignasses AF

    • Vous connaissez réellement les conditions chez AF pour traiter ses employés de faignasses. Pour ma part non … donc je ne me permet pas de juger de façon catégorique. Je suis un peu direct mais dans mon entreprise des collègues jugent d’autres services juste sur des « on dit », sans vraiment connaitre le travail effectué. Cela m’exaspère d’autant plus que certains demandent à venir dans ces services et quand ils se retrouvent à y travailler ils changent radicalement de discours.

    • Votre commentaire est affligeant et insultant! En plus, vous parlez sans savoir.
      Je vole avec AF deux à trois fois par semaine et je peux vous dire que les PNC sont tout sauf des faignasses!
      Ceci dit, je suis curieux de savoir quel poste vous occupez. Éclairez-nous SVP, cela risque d’être edifiant.

  2. Airbid

    Tout va si bien qu’on se demande d’où viennent les pertes. Peut être parce que le premier trimestre est aussi le dernier comme indiqué dans l’article ?!?!? Si la Cie ne sait pas encore si elle fera 10 ou 30 millions de perte sur l’exercice écoulé , c’est que ses comptables ne sont pas très bons ! Les pertes avant impôts sont un nouveau concept, en général les pertes ne sont pas taxables , mais c’est vrai que les Anglais ne sont pas comme tout le monde.!
    Non, sérieusement, je crois que c’est article à été rédigé sur une table de bistrot. Ou alors je ne comprends plus le Français .

  3. « vieillissement anticipé de la flotte »
    L’expression est ambiguë: Easyjet a-t-elle anticipé le vieillissement de la flotte ou celle-ci s’est-elle dégradée plus vite que prévu? (je penche plutôt pour la première hypothèse)
    Sans doute l’un des exemples dans l’aérien avec Southwest, en matière de gestion performante.

    • Aulongcourt

      Vous vous souvenez sûrement qu’il y a un ou deux ans une grande bataille a opposé la PDG de l’entreprise ou son fondateur historique ( Sir Stellios…):la première réclamait plus d’investissements en particulier dans du matériel volant nouveau ( davantage d’avions,donc) et le second davantage de dividendes aux actionnaires.( Stellios avait besoin de cash pour financer ses investissements dans son FastJet africain..)…et menaçait fort si son point de vue n’était pas satisfait…
      Un compromis fut trouvé et la poire fut coupée en deux: des sommes d’argent plus fortes que prévues ( mais inférieures aux demandes de Stellios) furent consacrées aux actionnaires mais elles furent prises sur le montant à investir…il s’en est suivi une projection à la baisse du nombre d’avions a commander les prochaines années ( rien à voir avec le nombre ACTUEL d’avions en flotte qui est maintenu…)
      La suite est logique: avec un nombre d’appareils qui augmentera moins que voulu vous ne pouvez plus que soit limiter l’expansion de vos activités ( nombre d’escales/ ouverture de lignes et/ ou nombre de vols/ fréquences par ligne…)…Soit,si vous souhaitez continuer à vous développer ( pour augmenter le CA et les benef entre autre..) vous devrez consacrer les nouveaux avions a de nouvelles activités de vol,et donc moins les utiliser pour remplacer des machines plus anciennes…qui,du coup « vieillissent », augmentant ainsi les couts de maintenance,impliquant éventuellement des niveaux de révision plus élevés à financer ( qui auraient ete évités si revendus avant..)… et une dépréciation de la valeur des appareils années apres années dans la colonne valeur des actifs du bilan financier…( comme votre voiture qui vaut de moins en moins chaque année qui passe…) Ce dernier aspect doit probablement pousser fort à la baisse la colonne positive du bilan et est susceptible de générer des pertes financières ( différentes des pertes d’exploitation)diminuer fort la valeur globale de l’entreprise vue de par l’œil de son bilan financier et de sa profitabilite ( retour sur investissement)… Mais nul doute que le management et les actionnaires sauront trouver le juste équilibre….

      • Oui sauf qu’avec un prix du pétrole en baisse la valeur des A319/320 current generation risque fort de se maintenir, il est aussi plus intéressant de garder ces avions pour faire de la croissance, en attendant que les prix du baril remontent. Timing parfait pour easyJet !

      • AirBid

        Ouarf! j’adore la colonne positive du bilan . Très amicalement, les dotations aux amortissements impactent le résulat d’exploitation qui se situe avant le résultat financier . La différence entre les deux est le résultat des opérations purement financières, genre provisions pour risques ou dénouement positif ou négatif de litiges provisionnés,pertes sur placements qui ne proviennent pas de l’exploitation pure. Mais tout cela se passe dans le compte de résultat, le bilan n’étant qu’une photo de l’entreprise à un moment donné.
        Si je reprends le sens de l’article, je dis bravo aux actionnaires d’Easy Jet tout contents d’avoir de nouvelles pertes comme rendement.

        • Aulongcourt

          Oui oui,vous avez raison si ces appareils sont encore  » en phase d’amortissement.. »… ce que j’ignore.Il se peut qu’une partie des avions soit et payés et amortis..et ne comptent pour plus rien d’autre que comme des actifs dont la valeur baisse chaque année de par leur vieillissement.

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