Chine : le COMAC ARJ21 entre en service

©Danny Yu

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La compagnie aérienne Chengdu Airlines a déployé hier un COMAC ARJ21-700 pour la première fois sur un vol commercial régulier, entre Chengdu et Shanghai. Le premier avion à réaction régional produit en Chine avait effectué son vol inaugural il y a huit ans,

Depuis le 28 juin 2016, la filiale de Sichuan Airlines déploie un ARJ2121-700 de 90 places trois fois par semaine sur une nouvelle liaison entre sa base à Chengdu-Shuangliu et l’aéroport de Shanghai-Hongqiao. Les départs sont programmés mardi, jeudi et samedi à 9h15 pour arriver à 11H50, les vols retour décollant à 13h10 pour se poser à 16h35. Chengdu Airlines, qui dessert également l’aéroport de Shanghai-Pudong, est en concurrence entre les deux villes avec Air China, China Eastern, China Southern, Juneyao Airlines, Shanghai Airlines, sa maison-mère Sichuan Airlines, Tibet Airlines et la low cost Spring Airlines.

70 passagers ont pris place à bord du premier vol commercial de l’ARJ21-700 livré en novembre dernier à Chengdu Airlines, qui en commandé 30; ils sont configurés pour accueillir 90 passagers en une classe avec des rangées de cinq sièges (une autre configuration de 78 places sera aussi utilisée).

Le programme avait été lancé il y a quatorze ans, et le vol inaugural avait pris place il y a huit ans. L’ARJ21-700 (surnommé le Phoenix Volant et coûtant aux alentours de 30 millions de dollars), est conçu pour concurrencer Bombardier et Embraer, mais aussi Sukhoi et Mitsubishi sur le marché des avions régionaux de moins de 100 places ; il aurait accumulé à ce jour plus de 300 commandes (un chiffre contesté par exemple par Flightglobal qui parlait hier de 161), entre autres par Xiamen Airlines, Joy Air, Shanghai Airlines, Lao Airlines, Myanma Airways, Merpati Nusantara Airlines ou les société de leasing GECAS et ICBC Leasing. Inspiré du McDonnell-Douglas MD80, il est équipé de réacteurs General Electric GE CF34-10A et d’avionique Rockwell ;  l’avion n’est pour l’instant certifié que par les autorités chinoises (mais pas par l’AESA ni par la FAA). Une version plus grande, l’ARJ21-900, devrait être lancée avec une capacité portée à 98/105 passagers.

Rappelons COMAC a également lancé un autre programme, le C919, pour attaquer de front les monocouloirs vedettes d’Airbus et Boeing.

http://www.air-journal.fr/2016-06-29-chine-le-comac-arj21-entre-en-service-5165570.html

Commentaire(s)

  1. Publié le 29 juin 2016

    Bon courage aux équipes qui supportent cet EIS sur place !!!

  2. Publié le 29 juin 2016

    Je me demande ce que vaut cet avion pour tout ce qui est qualité de pilotage, de finitions des matériaux, fiabilité.

    La première étape pour perdre une guerre (commerciale) est de sous-estimer sont opposant, même si jusqu’à maintenant les chinois n’ont pas produit de grandes réussite en ce qui concerne les avions. Je pense que le tournant est en train de se faire et qu’ils seront à moyen terme, capable de produire un avion 100% chinois de qualité.

    • Le souci actuel de l’aéronautique chinoise, c’est de ne compter aucun motoriste digne de ce nom dans ses rangs. Et les fabricants étrangers sont plus que réticents à partager le début du commencement d’une information sur ce sujet, eu égard à la proximité avec le domaine militaire. Aujourd’hui le retard chinois est estimé à 20 ans en terme de motorisation. Or elle représente une part très importante de la valeur d’un avion, sans parle de la souveraineté.
      La fusion des 3 division moteurs des groupes aéronautiques chinois vise à enfin rattraper le retard dans ce domaine.

  3. Publié le 29 juin 2016

    Super initiative de l’amicale chinoise des passionnés de l’aviation, ils ont restauré un DC9 et l’ont fait revoler.

  4. LSO
    Publié le 29 juin 2016

    on sera fixé avec le C919, pâle copie de piètre qualité du best seller A320.

  5. 777Olivier
    Publié le 29 juin 2016

    Oui il va falloir du temps aux chinois pour devenir une alternative viable aux majors existants bien sur le récent duopole Boeing/airbus sur le marché des 100 places mais bombardier Embraer Sukoi ATR72-600 bref beaucoup d’alternatives sur des plateformes déja eprouvées.
    Bien sur que dans 10 ou 15 ans ils seront matures mais les autres le seront encore plus et le temps perdu ne se rattrape jamais….
    @ERik de nice vous avez raison de signaler que boeing etait dubitatif devant l’A300 mais cette cellule depuis sa conception (débuts d’airbus) n’a guerre fait de progrès.

    Son évolution ultime étant l’A330-300 qui à quasiment les mêmes caractéristiques hormis le fly-by wire et le glass cockpit mais la on parle d’interface uniquement. L’A350 est donc la vraie rupture technologique chez airbus sur ce segment de marché avec le succès qu’il remporte déja en termes de commandes et avec cet avion en effet Airbus tiens enfin boeing en respect. Les avions chinois sont pour le moment une vraie annecdocte.

  6. @777OLIVIER : Entièrement d’accord avec vous. Mais il serait idiot de fanfaronner en disant que seuls les occidentaux ont vocation à construire des avions de qualité et que d’autres ne sauront jamais faire..
    Je me souviens bien des début d’EMB au Brésil lorsqu’ils ont ambitionnés de produire des avions le ligne, Air Journal n’était pas de ce monde mais les « spécialistes » de l’époque étaient tout aussi dubitatifs.. on connaît aujourd’hui la suite.
    En matière automobile aussi, on riait devant les premières voitures Coréennes importées en Europe. Demandez aujourd’hui à un vendeur Renault ou Citroën si il se tape toujours aussi fort sur le ventre…

  7. Publié le 29 juin 2016

    Le must c le prix moins cher que les bresiliens du coup en periode de vache maigre ils vont faire carton plein.

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