EasyJet : les pilotes basés en Grande Bretagne en faveur de la grève

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Une écrasante majorité des pilotes de la compagnie aérienne low cost easyJet basés en Grande-Bretagne ont voté en faveur de la grève pendant les vacances d’octobre pour protester contre la fatigue. Aucune action ni date n’est cependant avancée, et la compagnie a proposé de poursuivre les négociations.

Selon le syndicat de pilotes BALPA (British Airlines Pilots Association) qui organisait le scrutin,  96% des pilotes basés dans les aéroports du Royaume Uni se sont prononcés « en faveur d’une forme de grève », avec un taux de participation de 88%. Le communiqué du 21 septembre 2016 rappelle que cette « majorité écrasante » dénonce une augmentation de la fatigue des pilotes « d’année en année pour atteindre des niveaux insupportables ».

Le BALPA, qui se disait début septembre « forcé de prendre des mesures aussi extrêmes » mais n’a jamais fixé de date ou de forme pour une éventuelle grève, souligne qu’easyJet a « proposé de continuer les négociations pour essayer de trouver une solution au conflit actuel » ; les deux parties discutaient depuis plus d’un an mais avaient rompu les négociations en aout dernier, d’où le scrutin organisé par le syndicat. Cette « offre de dernière minute » doit être étudiée lors de réunions aujourd’hui. La low cost affirme de son côté qu’elle continuera avec le BALPA à « travailler ensemble pour trouver une solution aux questions soulevées », dans l’espoir d’en trouver une « mutuellement acceptable ». Et elle souligne que les heures de vol de ses pilotes sont fixées par l’aviation civile britannique.

Si la dispute avec les quelque 2000 pilotes d’easyJet basés en Grande Bretagne débouchait sur une grève, ce serait sa première dans les aéroports du pays depuis sa création en 1995. Rappelons qu’elle a déjà fait face cet été à des mouvements de grogne de la part de ses pilotes basés à Amsterdam-Schiphol, mais leurs trois grèves surprises entre juin et aout portaient sur la demande plus générale d’une convention collective « acceptable ». Parmi les revendications du syndicat VNV figure cependant davantage de repos entre les heures de vol.

http://www.air-journal.fr/2016-09-22-easyjet-les-pilotes-bases-en-grande-bretagne-en-faveur-de-la-greve-5169811.html

Commentaire(s)

  1. nom

    En même temps c’est le chat qui se mord la queue on leurs proposent d’intégrer leur compagnie et ils te renvoient balader un moment faut assumer le entre soi.

  2. Ça tombe bien. En octobre, j’ai trois déplacements aériens au programme, deux pour les loisirs, un professionnel. Dans les trois cas, j’ai choisi Air France. Pour le confort, la qualité, la fiabilité. Une fois de plus, je ne le regrette pas.

    Chez Air France, jamais de grève surprise.
    Et lorsqu’une grève est annoncée, ce qui n’est pas plus fréquent que chez beaucoup de concurrents, contrairement aux mensonges radotés par les râleurs franchouillards qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez rouge, une solution alternative raisonnable est toujours proposée.

  3. nom

    Shogun au pire des cas on vous rembourse la totalité de votre billet et vous vous debrouillez pour partir ou pas c’est aussi cela la class air france.

    • En février dernier, en partance pour Managua, Nicaragua, avec Delta Airlines (billet Nice-Managua acheté et payé auprès de Delta, avec escales prévues à CDG et Atlanta, le vol initial étant opéré par AF en partage de code), j’ai commis la grosse boulette de négliger les formalités d’ESTA exigées par les autorités étasuniennes pour le transit aéroportuaire aux States. Une erreur entièrement de mon fait, je dois bien l’avouer. Billet éco théoriquement non échangeable et non remboursable. M’étant présenté tardivement à l’enregistrement, et malgré l’assistance diligente du personnel commercial d’Air France à l’aéroport de Nice, il n’a pas été possible d’obtenir l’ESTA dans les temps pour pouvoir embarquer sur le vol prévu. Eh bien, alors même que j’avais acheté mon billet chez Delta et que j’étais seul responsable de ma situation, et alors que j’aurais dû théoriquement racheter un nouveau billet plein pot, la chef d’escale d’Air France a joué de son influence auprès de son collègue de Delta pour m’obtenir une solution de déroutement (NCE-JFK-ATL-MGA) à moindre frais. J’ai pu embarquer sur le vol NCE-JFK de l’après-midi, le jour-même, en payant seulement des frais modiques de changement de réservation auprès de Delta.

      La classe Air France, c’est cela.
      Il suffit juste d’être courtois, un peu diplomate, et de ne pas prendre le personnel commercial pour des punching-balls, comme s’y croient autorisés trop de clients franchouillards mal éduqués.

  4. Shogun , vous avez de la chance que sur certaines escales il y ait encore du personnel AF salarier AF et non sous-traitant qui ont toute latitude (pour les SPV) d’étudier chaque situation et être en capacité de re-valider un billet qui pourrait être perdu voir trouver une solution de rerouting .
    Mais ce personnel coûte cher , 30 à 40% de plus que dans les autres compagnies de handling .. Les navigants entre autre l’ont bien compris , si vous externalisez toute l’activité au sol les économies seront telles que les navigants n’auront plus d’effort à fournir si ce n’est à la marge..

  5. tient c’est drôle ya jamais de gréve chez British airways

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