ATR: douze 72-600 pour la future Avianca Argentina

ATR 72-600 Avianca MSN 1092 taking off at Francazal airport

ATR a signé un contrat avec Synergy Aerospace pour douze 72-600 destinés à la future filiale du groupe Avianca en Argentine, Avianca Aregntina, dont le début des opérations est prévu début 2017.

Dans son communiqué du 15 novembre 2016, l’avionneur européen précise que la commande ferme du groupe sud-américain pour douze ATR 72-600, aménagés pour 72 passagers, est accompagnée de six options. Ils seront opérés par Avian Líneas Aéreas, la compagnie charter Macair Jet acquise puis renommée par Synergy Aerospace en mars dernier, sous la marque commerciale Avianca Argentina. La première livraison est annoncée avant la fin de l’année dans sa base à l’aéroport de Buenos Aires-Aeroparque Jorge Newbery, pour un début des opérations au premier semestre 2017 ; les douze premiers avions devraient être en service d’ici janvier 2018.

Selon ATR, Avianca Argentina « va assurer une desserte essentielle sur l’ensemble du marché argentin en ouvrant de nouvelles connexions et liaisons régionales au départ et à destination des principaux aéroports, en commençant par Buenos Aires, puis Córdoba ». Le groupe Avianca dessert déjà la capitale argentine (à Ezeiza) depuis Bogota et Lima. Le Président de Synergy Aerospace German Efromovich a déclaré : « Nous nous réjouissons du lancement imminent de la compagnie Avian Líneas Aéreas sous la bannière Avianca. Nous sommes impatients d’étendre le réseau et de rallier des communautés mal desservies à travers le pays grâce non seulement à une flotte d’ATR 72-600 moderne et particulièrement efficace, mais aussi au soutien technique et logistique d’ATR/Airbus, fruit d’un partenariat solide et ancien. Nous nous réjouissons également à l’idée d’étendre et de renforcer le réseau d’Avianca en Amérique du Sud ». Avianca Holdings, filiale de Synergy Aerospace dont elle est l’actionnaire principal, avait déjà acheté quinze ATR 72-600 en 2012, appareils qui sont actuellement exploités par Avianca en Colombie et en Amérique centrale.

ATR ajoute que cette commande fait suite à l’annonce de la proposition par Synergy Aerospace « d’investissement stratégique dans la compagnie aérienne mexicaine Aeromar, qui prévoit également l’acquisition de nouveaux appareils ATR livrables à court-terme » : l’avionneur filiale d’Airbus et Leonardo avait déjà conclu cette semaine la vente à Aeromar de six ATR 72-600 et deux ATR 42-600, avec des options pour six 72-600 supplémentaires. Christian Scherer, Président Exécutif d’ATR, a pour sa part déclaré que l’entrée en service de la gamme ATR -600 en Argentine « constitue une étape majeure de notre développement en Amérique Latine. L’Argentine offre un énorme potentiel en matière de développement de la connectivité aérienne régionale, et nous sommes heureux d’offrir aux compagnies aériennes ainsi qu’à leurs passagers la solution la plus économique, la plus moderne et la plus confortable ». Le gouvernement argentin installé en décembre dernier a décidé d’ouvrir le pays aux compagnies aériennes étrangères après plus de douze ans de protectionnisme censé protéger la compagnie nationale Aerolineas Argentinas.

http://www.air-journal.fr/2016-11-16-atr-douze-72-600-pour-la-future-avianca-argentina-5172660.html

Commentaire(s)

  1. L’ Argentine est un immense pays peu peuplé eu égard à sa taille. De plus l’agglomération,n de BsAs concentre à elle seule une très grande partie de la population du pays, les autres villes importants étant nettement moins peuplées et des régions entières très étendues et éloignées des grands centres sont quasi désertes. Ajoutez à cela que même si bien sur il existe une partie de la population avec des moyens suffisants et des habitudes de voyages aériens, la plus grande partie de la population n’a guère les moyens de tells voyages…
    Tout cela rend l’équation économique de rentabilisation de lignes intérieures extrêmement compliquée: de grandes distances qui imposeraient l’utilisation d’ avions assez gros pour rentabiliser les vols en diminuant les coûts fixes , mais des zones de chalandise et donc des marchés très restreints qui ne nécessitent que des avions de petites/faibles capacités qui,du coup ,empêchent la baisse des prix de revient et donc de vente …
    En positif cependant: l’inexistence de liaisons ferroviaires décentes, et souvent même d’infrastructures ferroviaires ( pas de voie, pas de gare) sur de longues distances qui obligent les gens à prendre soit l’avion, soit les cars ( Macron n’y est pour rien!) qui font des voyages de plusieurs heures voire toute une journée ou tout une jouit…

  2. A330-200

    Effectivement les gens se déplace plus en car, l avion est tellement cher! L ATR avec son faible cout et sa fiabilité pourrait offrir des liaisons entre Buenos-Aires et rosario,santa fe , corrientes , mar del plata et cordoba ramenant les temps de parcours a 1 ou 2 au lieu de la journée pour rejoindre ces villes; tout dépendra du prix car le car est cher aussi.

  3. Bonne nouvelle il y’a un manque de concurrence et donc les prix sont trop cher.

  4. Bonne nouvelle pour ATR 72-600 une avalanche de commandes en moins de 15 jours, rappelant au passage que sa compagnie de lancement est Royal Air Maroc dont la premiere livraison a eu lieu fin 2011 :

    http://www.air-journal.fr/2011-08-22-royal-air-maroc-recoit-ses-premiers-atr-72-600-534767.html

    Depuis, le ATR 72-600 a pris sa vitesse de croisiere visiblement.

  5. PAT

    les vols intérieurs fonctionnent très bien surtout grâce au tourisme. Aerolineas Argentinas propose un pass Argentine avec Austral. Un concurrent ne fera que du bien à ces lignes. de plus les billets ne sont pas si chers que cela.

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