Le répit aura été de courte durée: après l'échec de négociations salariales, les contrôleurs de piste de l'aéroport de Francfort ont repris la grève hier soir au moins jusqu'à jeudi matin, et environ 140 vols ont été annulés aujourd'hui en particulier par la compagnie aérienne Lufthansa. Après cinq jours de grève et quatre de négociations, le syndicat GdF, représentant 200 employés en charge du tractage et du guidage des avion s vers les aires sur le troisième aéroport européen, a relancé le mouvement le 26 février 2012 à 21h00, avec un préavis courant jusqu'à jeudi prochain à 5h00. Conséquence immédiate sur le trafic: entre 20 et 30% des vols sont annulés ce lundi selon le gestionnaire de l'aéroport Fraport, les liaisons de la compagnie nationale allemande étant les plus affectées. Lufthansa a supprimé 130 vols ce matin et déjà 8 autres mardi, principalement vers des destinations domestiques et européennes: deux rotations vers Paris sont supprimées et autant vers Bâle – Mulhouse, Bruxelles ou Genève, ainsi qu'une vers Lyon. En revanche aucun vol intercontinental n'est affecté. Quelques perturbations également pour Air Berlin, dont deux des six vols prévus ce jour vers Berlin sont supprimés, Air France (un départ vers CDG), Swiss International (deux vers Zurich), KLM Cityhopper (un vers Amsterdam) ou British Airways (vers Londres) ou Air Dolomiti (vers Bologne et Vérone). Les premières estimations du coût financier de la grève ont été avancées la semaine dernière: Fraport aurait perdu entre 6,5 et 7 millions d'euros, et Lufthansa plus de dix millions d'euros. GdF veut obtenir une hausse des salaires pour compenser la complexité montante des opérations à Francfort suite à l'ouverture de la quatrième piste, mais Fraport juge leurs exigences (pourtant proposées par son propre médiateur) beaucoup trop coûteuses.