Une directive américaine, liée au risque du virus Ebola, publiée le 26 mai 2026, interdit désormais l’entrée sur le territoire des États-Unis aux membres d’équipage ayant séjourné en République démocratique du Congo ou en Ouganda dans les 21 jours précédant leur arrivée.
Brussels Airlines, pilier du réseau africain du groupe Lufthansa, doit réorganiser en profondeur la planification de ses équipages long-courriers pour continuer à desservir Entebbe, Kinshasa, New York et Washington, tout en affirmant qu’aucune modification de programme de vols n’est prévue à ce stade.
Une directive américaine ciblant les équipages
Selon le communiqué de Brussels Airlines, « une nouvelle directive publiée le 26 mai 2026 interdit l’entrée aux États-Unis aux membres d’équipage ayant séjourné en République démocratique du Congo ou en Ouganda dans les 21 jours précédant leur arrivée ». Cette mesure s’inscrit dans le dispositif de contrôle sanitaire renforcé mis en place par les autorités américaines face à la recrudescence de cas d’Ebola en Afrique centrale et de l’Est, qui se traduit déjà pour les passagers par des restrictions d’aéroports d’entrée et des contrôles à l’arrivée.
Au-delà des passagers, cette nouvelle règle cible explicitement les équipages, qui enchaînent les rotations entre l’Afrique et l’Amérique du Nord et sont donc particulièrement exposés aux contraintes de délais entre séjours en zone à risque et arrivée aux États-Unis. Elle vient compléter les annonces du Department of Homeland Security (DHS) et de l’U.S. Customs and Border Protection (CBP), qui redirigent déjà les vols en provenance de la RDC, de l’Ouganda ou du Soudan du Sud vers un nombre limité d’aéroports américains pour un filtrage sanitaire renforcé.
Brussels Airlines réorganise ses équipages long-courriers
Dans ce contexte, la compagnie belge explique devoir procéder à « des ajustements importants dans la planification de ses équipages pour pouvoir continuer à assurer l’ensemble des vols vers Entebbe, Kinshasa, New York et Washington ». Concrètement, il s’agit de découpler autant que possible les rotations Afrique–États-Unis afin qu’aucun membre d’équipage programmé sur New York ou Washington n’ait séjourné en RDC ou en Ouganda dans les 21 jours précédant son arrivée sur le sol américain.
Brussels Airlines précise que « ces changements sont mis en œuvre sans impact sur le planning des vols actuel », ce qui signifie qu’horaires et fréquences restent inchangés pour les passagers, au prix d’une complexité accrue pour les équipes de planning et de ressources humaines. La compagnie n’exclut pas néanmoins de futures adaptations opérationnelles si l’extension géographique ou temporelle des restrictions l’exige, le secteur ayant appris depuis la crise du Covid-19 à gérer des contraintes sanitaires mouvantes sur les réseaux long-courriers.
L’« expert Afrique » du groupe Lufthansa en première ligne
Brussels Airlines rappelle qu’elle est « l’expert Afrique au sein du Lufthansa Group et un partenaire fiable pour la région ». Historiquement héritière du réseau africain de Sabena, la compagnie opère un maillage dense vers l’Afrique subsaharienne depuis Bruxelles, avec une importance particulière accordée à l’Afrique centrale, où la RDC constitue un marché stratégique. Elle souligne que « dans un contexte comme celui-ci, les vols sont plus que jamais essentiels pour maintenir la connectivité de la région et permettre l’acheminement de médicaments essentiels ainsi que de personnel médical vers les zones concernées ». Ce rappel fait écho au rôle qu’avaient joué les compagnies européennes, dont Brussels Airlines, pour acheminer matériel médical et équipes spécialisées lors des précédentes flambées d’Ebola en Afrique de l’Ouest et centrale.
Une connectivité Afrique–États-Unis sous tension sanitaire
La nouvelle directive américaine intervient alors que Washington a déjà renforcé les modalités d’entrée pour les voyageurs ayant récemment séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud, imposant dans certains cas un passage obligé par l’aéroport de Washington-Dulles et d’autres hubs identifiés pour un screening spécifique. Si les passagers peuvent continuer à voyager sous conditions, l’interdiction d’entrée visant les équipages ayant séjourné en RDC ou en Ouganda resserre d’un cran le dispositif, avec un impact direct sur la flexibilité des compagnies assurant les liaisons Afrique–États-Unis.
Pour Brussels Airlines, qui relie à la fois Kinshasa et Entebbe à son hub de Bruxelles et opère des vols vers New York et Washington, la question devient celle de la continuité de la chaîne opérationnelle entre Afrique et Amérique du Nord sans « mélanger » les séjours des équipages dans la fenêtre de 21 jours. La compagnie affirme s’« efforcer de maintenir son programme de vols dans la mesure du possible », en tirant parti de la taille de son pool d’équipages long-courriers et du soutien du groupe Lufthansa pour d’éventuels ajustements de ressources.
Suivi rapproché avec les autorités américaines
Brussels Airlines indique « continuer de suivre la situation conformément à ses procédures standard et [rester] en contact étroit avec les autorités compétentes, y compris l’U.S. Customs and Border Protection ». Cette coordination est essentielle pour anticiper les évolutions de la directive, qui pourrait être prolongée, étendue à d’autres pays ou, à l’inverse, assouplie si la situation épidémiologique évolue favorablement.
La compagnie précise qu’elle « adapte ses opérations si nécessaire, en ligne avec les directives officielles, régulièrement mises à jour », reprenant un schéma de gestion du risque sanitaire déjà éprouvé pendant la pandémie de Covid‑19 avec des procédures internes, des briefings réguliers des équipages et une veille réglementaire permanente. Pour les passagers, cela se traduit par une stabilité affichée du programme de vols, mais avec la possibilité de modifications ponctuelles en cas d’ajustements de dernière minute imposés par les autorités.

NDR a commenté :
29 mai 2026 - 9 h 09 min
Ça l’air très sérieux cette histoire un vol de Ethiioian arrivant de Brazza via ADD a créé la panique hier matin a NBO et on peut en tier 4 conclusions :
1- le vol ADD-NBO B777 de Ethiopian contenait 28 passagers waou 🤯 le taux de remplissage d’un triple 7 ;
2- ADD n’a pas été capable de détecter l’ebola de ces 28 et qui ont avaient cohabité avec du beau monde a Addis ;
3- BZV non plus n’avait pas détecté ces cas cad ? Que dire des vols des cies de star alliances sur brazza le même jour au même lieu ?
4- AMHA l’ Europe doit aussi nous protéger comme les USA protège ses ressortissants et doit donc faire le nécessaire non déplaise aux analphabètes LFIstes 😩