Le principal syndicat des contrôleurs aériens, le SNCTA, a vivement dénoncé le récent rapport de la Cour des comptes sur la gestion des ressources humaines du contrôle aérien français, l’accusant de s’appuyer sur des « chiffres erronés » et de formuler des recommandations « totalement inadaptées » au droit en vigueur.
Un rapport au vitriol sur le contrôle aérien
Publié début juillet, le rapport de la Cour des comptes consacré aux contrôleurs aériens de la DGAC, au sein de la Direction des services de la navigation aérienne (DSNA), dresse un constat sévère sur les retards, l’absentéisme, la productivité et le coût de cette ressource clé pour le transport aérien. Les magistrats financiers pointent une organisation du travail jugée peu flexible, des régimes indemnitaires élevés et un recours aux grèves qui ferait du contrôle aérien français « l’un des plus mauvais élèves d’Europe » en matière de continuité de service. La Cour va jusqu’à évoquer la possibilité de « sortir » les contrôleurs aériens de la fonction publique d’État, en citant les réformes conduites dans les télécoms ou la Poste comme précédents.
Le SNCTA dénonce des « constats faux » et un droit méconnu
Dans sa riposte, le SNCTA dit vouloir « établir certains faits et réagir, tout au moins partiellement, à certaines recommandations totalement inadaptées » contenues dans le rapport. Le syndicat assure être prêt à « rejoindre certains constats inquiétants et récurrents quant aux difficultés de l’État à planifier à moyen et long termes le service public de la navigation aérienne française », mais conteste la méthodologie et les chiffres retenus sur les mouvements sociaux. Selon lui, la Cour « méconnaît l’état du droit existant et manipule avec une légèreté confondante des chiffres erronés tout en inventant des dates de grève qui n’existent pas », mettant en cause la robustesse du diagnostic sur l’impact des grèves sur le trafic.
Le service minimum au cœur de la controverse
L’un des points les plus sensibles concerne les recommandations de la Cour pour « revoir les dispositions du nouveau décret relatif au service minimum, pour les rehausser, avec une vigilance particulière pour les jours de grand départ ». Les magistrats souhaitent que la DGAC puisse « garantir une part du trafic aérien prévu a minima, de l’ordre de 65% du trafic prévu », afin de limiter les perturbations en cas de mouvement social. Le SNCTA rétorque que « la loi ne le permet pas », rappelant que le dispositif actuel prévoit un service garanti proportionnel à la part d’agents non grévistes, et que les recommandations de la Cour « proposent un niveau de service minimum ne permettant pas de concilier cette proportionnalité ».
Une navigation aérienne française sous pression
Les critiques de la Cour des comptes s’ajoutent à celles de la commission des Finances du Sénat, qui a récemment relevé les dysfonctionnements et « mauvaises performances » de la DSNA, notamment en termes de retards et de capacité. De leur côté, plusieurs compagnies aériennes dénoncent depuis des années un contrôle jugé défaillant en France, avec des périodes où les contrôleurs répondent peu aux sollicitations radio et des clairances qui n’optimisent pas les trajectoires, pénalisant la ponctualité et la consommation de carburant.

SERGE13 a commenté :
13 juillet 2026 - 15 h 00 min
Ils m’ont fait ma soirée les contrôleurs aériens Français et leur mafia de syndicat. Combien de fois, je ne les compte plus, où juste en France, nulle part ailleurs, le commandant nous annonce un retard parce que ces messieurs et ces dames l’ont décidé… Encombrement aérien soi disant. Or on a tous un radar sur nos téléphone, et là patatra, ciel complètement disponible. Bref c’en devient risible. Juste que je n’en rencontre jamais un.
HJDB a commenté :
14 juillet 2026 - 21 h 35 min
Je ne lis que des jugements de valeurs. Rien de concret. Vous parlez des contrôleurs , oui mais lesquels? : il y a trois types France :
contrôle régional,
contrôle d’approche,
contrôle d’aérodrome,
service d’information de vol.
Il est possible d’avoir un espace aérien libre et un encombrement des zone d’approches et de départs (hubs arrivés et départs)
La critique, la dérision est toujours facile quelque soit le métier. J’observe d’ailleurs que les personnes qui critiquent se gardent bien de faire allusion à leur profession.
Il y a aussi une charge de travail différente en fonction du type de contrôleur et de l’aéroport.
Beaucoup ici oublient qu’un contrôleur à la responsabilité de vies humaines. Ce n’est pas une profession facile, elle est soumise au stresse en fonctions d’une multitudes de paramètres: la densité du trafic la météo, les incidents d’exploitation, les remise de gaz, les accidents aériens forts rares certes mais toujours traumatisant pour un contrôleur qui perd un aéronef dont il a la charge et qui doit continuer son travail (cf Concorde)etc….
Combien ici se sont déjà trouvé dans une tour de contrôle ou CCR? Certainement aucun.
Je lis “la mafia des syndicats” encore un jugement de valeur. Les organisations syndicales ne font pas ce quelles veulent, elles sont dans l’obligation de respecter le Code du Travail, le Code des Transports, le Code Général de la Fonction Publique sous peine de lourdes sanctions La mafia qui respect le droit : c’est impossible par essence, et les sanctions rares pour les mafieux.
Ce qui suit , devrait vous permettre de vérifier mes dires: vous trouverez la suite dans le rapport sénatorial sur le contrôle aérien en France.
“LE DROIT EN VIGUEUR
En tant que fonctionnaires appartenant à la fonction publique de l’État, les contrôleurs aériens disposent du droit de grève qu’ils exercent dans le cadre des lois qui le réglementent.
LE PRÉAVIS DE GRÈVE NE PERMET PAS DE CONNAÎTRE AVEC PRÉCISION L’AMPLEUR D’UN MOUVEMENT SOCIAL
Conformément à l’article L. 114-2 du code général de la fonction publique, les contrôleurs aériens sont soumis aux dispositions relatives à la cessation concertée du travail figurant aux articles L. 2512-2 à L. 2512-4 du code du travail.
L’article L. 2512-2 dudit code dispose ainsi que la grève doit être précédée d’un préavis émis par une organisation syndicale représentative au niveau national, dans la catégorie professionnelle, l’administration ou le service concerné. Ce préavis, qui précise les motifs du recours à la grève, doit parvenir cinq jours francs avant le déclenchement de celle-ci. Il mentionne le champ géographique, l’heure du début et la durée, limitée ou non, de la grève envisagée.
Les organisations syndicales et l’administration sont tenues de négocier pendant la durée du préavis de grève. À l’issue des négociations, la conclusion d’un éventuel accord entre les parties entraînera la levée du préavis.
La grève est un mouvement à la fois collectif et professionnel. Si l’obligation de préavis n’est pas respectée, l’administration peut prendre des sanctions disciplinaires à l’encontre des éventuels agents grévistes.
Pour autant, le dépôt d’un préavis de grève ne permet pas à la direction générale de l’aviation civile (DGAC) de déterminer avec précision le nombre de grévistes. D’une manière générale, un agent public n’est pas tenu de faire grève pendant toute la durée indiquée par le préavis ; il peut cesser ou reprendre le travail au moment qu’il choisit.
Par ailleurs, la DGAC est concernée à la fois par des préavis de grève nationaux de la fonction publique et par des préavis liés à des revendications plus sectorielles, spécifiques aux contrôleurs aériens. Dans le premier cas, les syndicats représentatifs au sein de cette direction n’ont aucune obligation de relayer en interne ces préavis de grève et ne le font pas toujours. Il en résulte une incertitude quant au caractère plus ou moins suivi, en interne, d’un mouvement social national. Cette incertitude tient au fait qu’à la différence des autres travailleurs du secteur aérien, les contrôleurs aériens ne sont pas soumis à l’obligation de se déclarer individuellement grévistes préalablement au mouvement social.”
Enfin pour terminer, le rapport sénatorial prévoit un projet de loi afin de rattacher les contrôleurs à la loi Diard. CF code des Transports articles 1114-1 à 1114-7.
Doudedudi a commenté :
15 juillet 2026 - 1 h 42 min
Ok on a bien compris de quel côté vous êtes, mais ne vous inquiétez pas, on arrivera à mettre le contrôle aérien au pas. Les rapports du BEA, du Sénat, de la Cour des Comptes, les réformes récentes destinées à s’assurer que les contrôleurs travaillent bien les heures pour lesquelles ils sont payés tout en réduisant les risques de blocage du ciel lorsqu’une partie d’entre eux se met en grève: Ça progresse lentement mais on arrivera à mettre tout ce petit monde au pas.
Quant à la responsabilité et la sécurité, épargnez-nous vos atermoiements, de nombreuses professions portent la responsabilité de la sécurité de nombreuses vies et le font sans gagner 100k par an, en travaillant bien plus que 32 heures par semaine et en ne faisant jamais grève.
J’ai été marqué adolescent lors d’une visite à la tour d’Orly: j’y observais deux contrôleuses qui guidaient les avions et en même temps papotaient sur l’entretien de leurs piscines respectives. On ne faisait pas de bruit, on avait peur de les déranger…
HJDB a commenté :
15 juillet 2026 - 13 h 31 min
Non vous ne savez pas de quel côté je suis. Encore un jugement de valeur, vous affirmez ce que vous ignorez.
Je suis certes un professionnel du transport aérien.
Je ne suis pas contrôleur.
Et je ne sais pas quelle est votre profession.
Non, il ne s’agit pas de mettre les gens au pas. Cela se fait dans les régimes autoritaires, c’est le mode de fonctionnement, il s’agit de rendre le contrôle plus performant en utilisant des règles démocratiques comme les textes de loi. Oui, je suis inquiet par cette dérive autoritaire.
Vous êtes et restez dans le jugement de valeur.
« Les rapports du BEA, du Sénat, de la Cour des Comptes …» Chaque rapport commence invariablement par la mise en garde lisible en page 2. Le BEA n’a pas pour fonction de sanctionner. C’est aussi un fait. De plus ce rapport remonte à 4 ans. Des mesures ont été prises, c’est la fonction du BEA, et la responsabilité de l’organisme de contrôle donc de l’état.
RAPPORT D’ENQUETE DE SECURITE
http://www.bea.aero
@BEA_Aero
Incident grave survenu entre
l’AIRBUS A320
immatriculé OE-INE
et le Robin DR400
immatriculé F-GTZY
le 31 décembre 2022
sur l’aérodrome Bordeaux-Mérignac (33)
Décembre 2023 BEA2023-0004
LES ENQUÊTES DE SÉCURITÉ
« Le BEA est l’autorité française d’enquêtes de sécurité de l’aviation civile. Ses enquêtes
ont pour unique objectif l’amélioration de la sécurité aérienne et ne visent nullement la
détermination des fautes ou responsabilités.
Les enquêtes du BEA sont indépendantes, distinctes et sans préjudice de toute action
judiciaire ou administrative visant à déterminer des fautes ou des responsabilités. »
Je suis ravi de votre visite au contrôle d’ORY mais vous ne nous dites pas à quelle époque a eu lieu cette visite. Y avait-il autant de mouvements qu’aujourd’hui ?
« Quant à la responsabilité et la sécurité, épargnez-nous vos atermoiements » Ce sont des faits! A part votre jugement de valeur vous n’avez rien de précis et concret à apporter en contradiction. Cherchez et retrouvez l’enregistrement du contrôle lors du crash du Concorde. Chercher et retrouvez les régulations du contrôle en cas de météo défavorable. Vous comprendrez … ou pas
Vous semblez avoir des informations sur les tours de service des contrôleurs ainsi que sur leur rémunération. D’où viennent ces informations ? quelles sont vos sources ? Faites nous partager vos sources comme je le fais moi-même. Plus de polémique, des faits.
De plus, vous aurez sans aucun doute possible observé qu’en fonction des horaires, il y beaucoup d’avions sur la plateforme de CGD ou pas du tout. Donc beaucoup de traffic ou pas du tout.
En dehors de la haute fonction publique dont les membres négocient chaque année leurs traitement avec le gouvernent, on ne choisit pas la fonction publique pour s’enrichir.
Le contrôleur, fonctionnaire de la DGAC, est recruté sur concours avec un bac+2 scientifique et un très bon niveau d’anglais.
Une fois admis à l’ENAC, l’élève Icna (ingénieur/ingénieure du contrôle de la navigation aérienne) suit une formation de 3 ans rémunérée.
Grille indiciaire du grade Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne de classe normale:
A Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne (ICNA) Vérifié le 18/04/2026 Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne de classe normale
Echelon Indice Brut Indice majoré Durée Salaire brut Salaire net
1 444 395 2 ans 1 944,50 €
calcul salaire net
2 469 415 2 ans 2 042,95 €
3 500 436 2 ans 2 146,33 €
4 535 461 3 ans 2 269,40 €
5 572 488 3 ans 2 402,32 €
6 618 523 3 ans 2 574,61 €
7 635 537 3 ans 2 643,53 €
8 661 557 3 ans 2 741,99 €
9 689 577 – 2 840,44 €
Grille indiciaire du grade Ingénieur stagiaire du contrôle de la navigation aérienne
A Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne (ICNA) Vérifié le 18/04/2026 Ingénieur stagiaire du contrôle de la navigation aérienne
Echelon Indice Brut Indice majoré Durée Salaire brut Salaire net
1 359 340 2 ans 1 673,75 €
calcul salaire net
2 359 340 – 1 673,75 €
Grille indiciaire du grade Élève ingénieur du contrôle de la navigation aérienne
A Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne (ICNA) Vérifié le 18/04/2026 Élève ingénieur du contrôle de la navigation aérienne
Echelon Indice Brut Indice majoré Durée Salaire brut Salaire net
1 340 326 1 an 1 604,83 €
calcul salaire net
Copyright © 1995-2026 – http://www.emploi-collectivites.fr
Sur les horaires de travail: ils sont définis par la loi. Il y aura toujours à la marge des personnes qui ne respecteront pas les textes. Il y a tous les jours des gens qui violent le Code de la Route devons- nous en déduire que chaque conductrice/teur, vous, moi, est un chauffard ? Je ne le pense pas une seconde.
Légifrance:
Arrêté du 8 juillet 2024 relatif à l’organisation du temps de travail des personnels de la direction générale de l’aviation civile assurant le service du contrôle dans les organismes de contrôle de la circulation aérienne et des instructeurs de formation pratique au contrôle de l’Ecole nationale de l’aviation civile :
Chapitre III : DISPOSITIONS PARTICULIÈRES (Articles 15 à 27)
Section 1 : Dispositions particulières applicables aux contrôleurs exerçant les fonctions de contrôle de la circulation aérienne dans les organismes organisés en équipe (Articles 15 à 18)
Article 17
Pour chaque agent, en complément des obligations qui s’appliquent aux cycles de travail en équipe, sont garanties : - une période de repos minimale de 11 heures après une période de service ; - une période de repos de 35 heures consécutives sur 7 jours glissants ; - une durée hebdomadaire du travail effectif ne pouvant excéder ni 48 heures sur 7 jours glissants ni 44 heures en moyenne sur une période quelconque de 12 semaines consécutives. Les 7 jours glissants mentionnés aux alinéas précédents s’entendent du 1er jour de la période considérée à 0 heure au 7e jour à 23 h 59. Une vacation de jour ne peut débuter avant 6 heures ni se terminer après 1 heure le lendemain du début de la vacation. Durant la période comprise entre 5 heures et 24 heures un agent ne peut commencer qu’une seule vacation de contrôle. Une vacation de contrôle ne peut être programmée pour une durée inférieure à 5 heures. La durée maximale d’une vacation de contrôle de jour est de 10 heures. La durée maximale d’une vacation de contrôle de nuit est de 11 heures (durée augmentée d’une heure les nuits d’automne de changement d’heure). Le décalage entre la première et la dernière heure de début ainsi qu’entre la première et la dernière heure de fin des vacations élémentaires, hors vacation de nuit, au sein d’une même vacation générique est de 5 heures maximum. Cette durée est portée à 3 heures pour les CRNA. La durée maximale d’une plage de tenue de poste de contrôle est de 2,5 heures pour les organismes des listes 1 à 3 et de 4 heures pour les organismes des listes 4 et 5. La durée minimale d’une pause entre deux plages de tenue de poste est de 30 minutes. Une pause pour le déjeuner est obligatoire pour une vacation de contrôle d’une durée de 6 heures ou plus et incluant la plage 11 heures-13 heures. La pause pour le repas est d’une durée minimale de 45 minutes, et peut être portée à 1 heure dans la mesure du possible. Un agent ne peut travailler plus de 5 jours consécutifs, temps de trajet exclu. Un agent bénéficie d’une période de repos minimale de 12 heures après une vacation de contrôle de nuit. Un agent ne peut exercer plus de deux vacations de contrôle consécutives empiétant sur la plage 00 h 00-06 h 00. Un agent bénéficie d’une période de repos minimale de 48 heures après deux vacations consécutives de contrôle de nuit. Des dispenses sont octroyées par le service à un agent lorsque cela est strictement nécessaire au respect des dispositions du présent article. Article 17 Pour chaque agent, en complément des obligations qui s’appliquent aux cycles de travail en équipe, sont garanties : - une période de repos minimale de 11 heures après une période de service ; - une période de repos de 35 heures consécutives sur 7 jours glissants ; - une durée hebdomadaire du travail effectif ne pouvant excéder ni 48 heures sur 7 jours glissants ni 44 heures en moyenne sur une période quelconque de 12 semaines consécutives. Les 7 jours glissants mentionnés aux alinéas précédents s’entendent du 1er jour de la période considérée à 0 heure au 7e jour à 23 h 59. Une vacation de jour ne peut débuter avant 6 heures ni se terminer après 1 heure le lendemain du début de la vacation. Durant la période comprise entre 5 heures et 24 heures un agent ne peut commencer qu’une seule vacation de contrôle. Une vacation de contrôle ne peut être programmée pour une durée inférieure à 5 heures. La durée maximale d’une vacation de contrôle de jour est de 10 heures. La durée maximale d’une vacation de contrôle de nuit est de 11 heures (durée augmentée d’une heure les nuits d’automne de changement d’heure). Le décalage entre la première et la dernière heure de début ainsi qu’entre la première et la dernière heure de fin des vacations élémentaires, hors vacation de nuit, au sein d’une même vacation générique est de 5 heures maximum. Cette durée est portée à 3 heures pour les CRNA. La durée maximale d’une plage de tenue de poste de contrôle est de 2,5 heures pour les organismes des listes 1 à 3 et de 4 heures pour les organismes des listes 4 et 5. La durée minimale d’une pause entre deux plages de tenue de poste est de 30 minutes. Une pause pour le déjeuner est obligatoire pour une vacation de contrôle d’une durée de 6 heures ou plus et incluant la plage 11 heures-13 heures. La pause pour le repas est d’une durée minimale de 45 minutes, et peut être portée à 1 heure dans la mesure du possible. Un agent ne peut travailler plus de 5 jours consécutifs, temps de trajet exclu. Un agent bénéficie d’une période de repos minimale de 12 heures après une vacation de contrôle de nuit. Un agent ne peut exercer plus de deux vacations de contrôle consécutives empiétant sur la plage 00 h 00-06 h 00. Un agent bénéficie d’une période de repos minimale de 48 heures après deux vacations consécutives de contrôle de nuit. Des dispenses sont octroyées par le service à un agent lorsque cela est strictement nécessaire au respect des dispositions du présent article.
Article 18 I.
– L’organisation des vacations de contrôle, tenant compte des sujétions locales, est établie afin que le temps de pause soit réparti régulièrement et représente au moins 25 % de la durée totale des vacations de contrôle sur la période du cycle de travail. Une pause de 2 heures consécutives minimum est identifiée au sein des vacations de nuit. II. – Le jour J, les séquences de tenue de poste de contrôle et de pause peuvent être modifiées par le chef de salle, le chef de tour ou le chef de l’approche : - en fonction des besoins immédiats liés à l’écoulement du trafic aérien ; - en respectant la durée maximale d’une plage de tenue de poste et la durée minimale de pause. III. – Les modifications prévues au II du présent article peuvent conduire à ce qu’un contrôleur de la circulation aérienne commence sa vacation de contrôle après le début de vacation initialement prévue (« montée décalée ») ou termine sa vacation de contrôle avant la fin de vacation initialement prévue (« départ anticipé »), selon les conditions et modalités suivantes : - les montées décalées sont autorisées, à l’exception des vacations élémentaires débutant moins de 1 h 30 après le début de journée et à l’exception des vacations de nuit ; - la durée cumulée de décalage des montées décalées et de départs anticipés ne peut pas dépasser 3 heures pour un agent sur une vacation élémentaire donnée ; - la durée effective de la vacation élémentaire sur site ne peut pas être inférieure à 6 heures pour un agent en période de charge telle que définie à l’article 9 et à 5 heures le reste de l’année ; - les montées décalées et départs anticipés ne sont pas autorisés s’ils conduisent à générer ou aggraver une régulation ATFCM ; - ledit contrôleur de la circulation aérienne doit être à jour de toutes ses formalités administratives notamment le remplissage des heures, et de ses obligations opérationnelles notamment la prise en compte des dernières consignes. Les montées décalées et départs anticipés ne peuvent pas être réalisés lors d’un préavis de grève d’une organisation syndicale représentative à la DGAC, sur le ou les organismes concernés et sur la plage temporelle du préavis. Les montées décalées et départs anticipés ne peuvent pas conduire à enfreindre les règles de durée maximale de tenue de poste ou de temps minimal de pause. Les montées décalées et départs anticipés sont autorisés et tracés par le chef de salle, le chef de tour ou le chef de l’approche et transmises au service. Un bilan anonyme des montées décalées et départs anticipés est présenté en CSA compétent chaque année en vue de réévaluer les amplitudes horaires des vacations. Ce bilan inclut une analyse des dépassements de capacité.
Article 18 I. – L’organisation des vacations de contrôle, tenant compte des sujétions locales, est établie afin que le temps de pause soit réparti régulièrement et représente au moins 25 % de la durée totale des vacations de contrôle sur la période du cycle de travail. Une pause de 2 heures consécutives minimum est identifiée au sein des vacations de nuit. II. – Le jour J, les séquences de tenue de poste de contrôle et de pause peuvent être modifiées par le chef de salle, le chef de tour ou le chef de l’approche : - en fonction des besoins immédiats liés à l’écoulement du trafic aérien ; - en respectant la durée maximale d’une plage de tenue de poste et la durée minimale de pause. III. – Les modifications prévues au II du présent article peuvent conduire à ce qu’un contrôleur de la circulation aérienne commence sa vacation de contrôle après le début de vacation initialement prévue (« montée décalée ») ou termine sa vacation de contrôle avant la fin de vacation initialement prévue (« départ anticipé »), selon les conditions et modalités suivantes : - les montées décalées sont autorisées, à l’exception des vacations élémentaires débutant moins de 1 h 30 après le début de journée et à l’exception des vacations de nuit ; - la durée cumulée de décalage des montées décalées et de départs anticipés ne peut pas dépasser 3 heures pour un agent sur une vacation élémentaire donnée ; - la durée effective de la vacation élémentaire sur site ne peut pas être inférieure à 6 heures pour un agent en période de charge telle que définie à l’article 9 et à 5 heures le reste de l’année ; - les montées décalées et départs anticipés ne sont pas autorisés s’ils conduisent à générer ou aggraver une régulation ATFCM ; - ledit contrôleur de la circulation aérienne doit être à jour de toutes ses formalités administratives notamment le remplissage des heures, et de ses obligations opérationnelles notamment la prise en compte des dernières consignes. Les montées décalées et départs anticipés ne peuvent pas être réalisés lors d’un préavis de grève d’une organisation syndicale représentative à la DGAC, sur le ou les organismes concernés et sur la plage temporelle du préavis. Les montées décalées et départs anticipés ne peuvent pas conduire à enfreindre les règles de durée maximale de tenue de poste ou de temps minimal de pause. Les montées décalées et départs anticipés sont autorisés et tracés par le chef de salle, le chef de tour ou le chef de l’approche et transmises au service. Un bilan anonyme des montées décalées et départs anticipés est présenté en CSA compétent chaque année en vue de réévaluer les amplitudes horaires des vacations. Ce bilan inclut une analyse des dépassements de capacité.
BIDON a commenté :
15 juillet 2026 - 18 h 49 min
Démonstration totalement bidon .
Quel intérêt de connaître les grilles d’éléve ingénieur ?
Ajouter les avantages liés aux fonctionnaires : cotisation , retraite , indexation automatique avec l’ancienneté .
Et encore faudrait-il que cette réglementation soit appliquée et controlée par la hiérarchie ( hors représentants syndicaux ) et que des sanctions soient possibles ….
HJDB a commenté :
18 juillet 2026 - 14 h 35 min
“Démonstration totalement bidon .
Quel intérêt de connaître les grilles d’éléve ingénieur ?”
Encore un jugement de valeur. Votre lecture de mon commentaire est rapide il est dommage que vous n’en ayez retenu qu’une infime fraction. J’ai pris soin de citer où il vous serait possible d’obtenir plus d’infos et je ne me suis pas contenté des seules grilles d’élèves ingénieurs. Ce que vous affirmez est faux, lisez ce qui précède.
“Et encore faudrait-il que cette réglementation soit appliquée et controlée par la hiérarchie ( hors représentants syndicaux ) et que des sanctions soient possibles ….”
Voilà ce que vous affirmez! comment savez-vous que la réglementation n’est pas appliquée, comment savez-vous que la hiérarchie ne contrôle pas, comment savez-vous que les sanctions ne sont pas possibles. Vous semblez disposer d’informations que nous n’avons pas, citez vos sources, d’où viennent ces informations, donnez -nous des textes et pas des affirmations qui ne reposent que sur vos dires.
Nous ne pouvons pas tous être du même avis, c’est ce qui fait la richesse des échanges. Bidon, n’apporte rien. Cela ne fait pas avancer .
BIDON a commenté :
18 juillet 2026 - 16 h 25 min
Sources: j’ai travaillé à la DGAC , rattaché à JPT . J’étais représentant DGAC dans les commissions ….
Mosquito a commenté :
15 juillet 2026 - 9 h 13 min
@serge13..
Que du bon sens…on les vire tous et on les replace par des Serges13 avec leurs téléphones et FlighRadar.
Si ca c’est pas du bon sens… Y a quoi…
IESSA a commenté :
15 juillet 2026 - 14 h 17 min
Réalité : 80% du temps les pilotes accusent les contrôleurs de retard alors que ces simples conducteurs de bus ailés ne sont juste pas capables de respecter leurs horaires.
frustré a commenté :
15 juillet 2026 - 16 h 15 min
On sent le discours d’un frustré qui n’a pas réussi le concours EPL
Mais ce sont les passagers qui se plaignent , pas les pilotes ….
HJDB a commenté :
15 juillet 2026 - 17 h 01 min
Encore des jugements de valeur sur des sujets que vous semblez méconnaître. Je suis choqué que l’on puisse qualifier les PNT de “conducteurs de bus ailé.s” Serait-ce de la frustration ou plus certainement un manque de connaissance de cette profession.
Il y a de multiples causes au retard d’un avion : des causes internes et/ou externes. Arrivée tardive de l’avion, retards de certains services au sol, maintenance, changement d’appareil, situation géopolitique. Les causes sont si nombreuses qu’il est impossible de les citer toutes de manière exhaustive. Les PNT et le CDB en particulier à des responsabilités importantes définies dans le Code des Transports les articles 6522- à 6522-6. Il a une responsabilité pénale en cas d’accident. Il est responsable de la totalité des occupants de l’avion, y compris en cas d’actes de piraterie, en cas d’évacuation.
S’il vous plaît pas de mépris sur cette profession. Ni sur aucune autre d’ailleurs.Je sais par expérience que derrière un clavier il est aisé de se lâcher. Ce n’est pas une façon de fonctionner.
Vous êtes sur un site destiné au transport aérien. C’est très particulier. La première démarche logique et intelligente (consiste au lieu de porter des jugements de valeur qui ne servent pas à grand-chose sauf à engager la responsabilité de ceux qui les portent) est de poser des questions, afin de s’instruire, d’apprendre. D’où viennent les chiffres que vous citez. Donnez vos sources.
Bruno C a commenté :
13 juillet 2026 - 15 h 45 min
Lire à ce sujet le très explicite rapport du BEA sur “l’incident grave” survenu à l’aéroport de Bordeaux, avec un sous effectif de contrôleurs par rapport au tableau de service, et notamment la pratique du “demi tour parking” consistant à badger en arrivant puis à repartir aussitôt ! Bien entendu le syndicat a toujours refusé un pointage exhaustif, sécurisé et archivé.
Voilà la réalité du contrôle aérien français, grand adepte de la prise otages lors des grèves à répétition, et détenteur de pensions de retraite survitaminées par rapport aux standards de la fonction publique.
https://bea.aero/fileadmin/user_upload/OE-INE_OACI_FR.pdf
Nico a commenté :
13 juillet 2026 - 17 h 08 min
Privatisation urgente de l’aiguillage !!!!! Ça suffit !!!!
Est ce vraiment la solution? a commenté :
14 juillet 2026 - 7 h 40 min
En 2002, un TU 154 bulgare ( passagers) et un B757 de DHL ( cargo) sont rentrés en collision en vol au dessus de la Suisse et lac de Constance…
Le control aérien en charge est une entreprise privée.
SERGE13 a commenté :
14 juillet 2026 - 13 h 47 min
c’est et il n’y en a eu qu’un. Y a très longtemps. PTIVATISATION. Rien d’autre
Oui et de même…. a commenté :
14 juillet 2026 - 14 h 52 min
…il n’y eu qu’une seule collision en vol sous contrôle militaire en France…et c’était il y a encore plus longtemps…
Contrôle 100% sous statut militaire comme dans de très très nombreux pays…où ça se passe très bien jour après jour depuis fort longtemps, si ce n’est toujours…
gignette a commenté :
13 juillet 2026 - 17 h 20 min
La soupe est trop bonne… quand on pointe les dysfonctionnemets de cette profession qui stagne dans ses habitudes de feignants, les syndicats se rebiffent. Il n’y a que la vérité qui vexe !
Bert a commenté :
13 juillet 2026 - 20 h 56 min
En fait, ils sont d’accord pour sortir de la fonction publique. Le “passage en agence”, ils l’ont depuis longtemps anticipé: compte tenu du trafic et des compétences nécessaires (qu’ils sont les seuls à avoir), il faudrait de longues années avant de disposer de contrôleurs privés en poste . Eux seront là, seront chargés de la formation, ils pourront même négocier des augmentations… les jeunes icna en sortie d’école, eux, verront peut-être autre chose…
10 000 fonctionnaires dgac, dont 6000 contrôleurs, bientôt tous icna puisqu’on supprime les techniciens encore en poste en twr ou en approche… je vois pas d’évolution rapide!