Deux incidents distincts survenus à bord de vols Ryanair ont conduit la compagnie à verser près de 25 000 euros d’indemnisation à des passagers blessés. Si les blessures ne sont pas permanentes, ces affaires rappellent les enjeux de sécurité liés aux opérations de service en cabine.
Un enfant brûlé lors d’un service de boisson
Le premier incident concerne un enfant irlandais, Eoin Long, aujourd’hui âgé de huit ans. Les faits remontent à un vol reliant Athènes à Dublin, alors qu’il n’avait que six ans. Selon les éléments présentés devant la Circuit Civil Court irlandaise, un membre d’équipage servait du thé au père de l’enfant lorsqu’une boisson chaude s’est accidentellement renversée sur le bras droit et la cuisse du jeune passager.
L’enfant a été immédiatement pris en charge à bord, avec l’intervention d’une hôtesse de l’air et d’une infirmière présente parmi les passagers. Des soins ont été prodigués en vol, avant un suivi médical à l’arrivée. Les expertises ont confirmé que les brûlures, bien que douloureuses, n’ont laissé « aucune cicatrice permanente », selon les éléments rapportés à la cour.
L’avocat de la famille a indiqué que Ryanair avait proposé un règlement amiable de 12 000 euros, accepté par les parties et validé par le juge. Celui-ci a reconnu « la douleur subie », tout en soulignant l’absence de séquelles durables.
Un passager blessé par un chariot de service
La seconde affaire concerne Krzysztof Matkowski, un chauffeur professionnel de 40 ans originaire du comté de Clare, en Irlande. L’incident s’est produit sur un vol entre Shannon et Wroclaw, en Pologne, peu avant Noël 2024. Selon la plainte, un chariot de service aurait heurté son genou gauche lors du passage de l’équipage dans l’allée.
Le passager a évoqué une blessure des tissus mous, accompagnée de douleurs persistantes, particulièrement handicapantes dans le cadre de son activité professionnelle de conducteur. Initialement, il réclamait jusqu’à 60 000 euros de dommages et intérêts. L’affaire a finalement été réglée à l’amiable avant procès. Le montant exact n’a pas été rendu public, mais selon le Irish Times, l’indemnisation reste inférieure à 15 000 euros, seuil de compétence des juridictions inférieures en Irlande.
Des incidents rares mais révélateurs
Ces deux affaires, examinées par la justice irlandaise, illustrent des risques bien identifiés dans l’exploitation commerciale des vols court et moyen-courriers. Les incidents impliquant des boissons chaudes ou des chariots de service demeurent rares, mais ils figurent parmi les événements opérationnels surveillés par les compagnies aériennes et les autorités.
Les procédures de cabine imposent notamment une manipulation sécurisée des liquides chauds, une vigilance accrue lors des déplacements avec les chariots sans oublier une gestion attentive des passagers, en particulier les enfants. Les équipages font l’objet de formations régulières sur ces aspects, incluant la prévention des risques et la gestion des situations d’urgence à bord. Comme le rappelle la jurisprudence européenne en matière de transport aérien, les compagnies peuvent être tenues responsables des dommages survenus en vol, notamment au titre de la Convention de Montréal, qui encadre la responsabilité des transporteurs.
Dans ces deux cas, Ryanair a choisi de privilégier un règlement amiable, évitant un procès plus long et potentiellement plus coûteux.

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