Sur ses vols long-courriers opérés en Boeing 777 et 787, United Airlines va permettre à des hôtesses de l’air et stewards voyageant à titre personnel, dans le cadre des privilèges de déplacement de la compagnie, d’utiliser les compartiments de repos cachés de l’équipage lorsque tous les sièges passagers sont occupés.
La compagnie et le syndicat AFA-CWA ont arrêté un cadre précis pour éviter que cette ouverture ne perturbe l’exploitation cabine ni le repos de l’équipage en service.
Une faveur très encadrée
L’avantage ne s’applique qu’aux hôtesses et stewards de United affectés à un siège d’appoint (Jump-seat), et non à ceux qui ont obtenu un siège passager, lesquels doivent rester à leur place. Les membres d’équipage d’autres compagnies, même autorisés à voyager en siège d’appoint chez United, ne peuvent pas accéder à ces espaces de repos.
Le principe est simple : si un tronçon long-courrier ne laisse plus aucun siège disponible, le PNC utilisant des billets non rémunérateurs assigné au jumpseat pourra, selon les disponibilités, utiliser un OFAR, acronyme de Overhead Flight Attendant Rest, c’est-à-dire la zone de repos d’équipage installée dans la partie supérieure de certains gros-porteurs. Sur 787, l’accès n’est possible qu’au-dessus de 15 000 pieds ; sur 777, il faut attendre 25 000 pieds. Au décollage, à l’atterrissage et pendant les phases critiques du vol, retour obligatoire au jumpseat.
Priorité à l’équipage de service
United précise que les repos de l’équipage opérationnel restent prioritaires. Si les couchettes sont nécessaires pour les pauses réglementaires du personnel de bord, le PNC utilisant ce siège non-rémunérateur devra les libérer. L’attribution se fera aussi selon l’ancienneté en cas de concurrence entre plusieurs bénéficiaires, et une seule personne par couchette est autorisée.
La compagnie rappelle que ces zones ne sont pas un « bonus » de confort, mais un espace de sécurité et de gestion des temps de repos, intégré à l’exploitation long-courrier. En autorisant l’accès aux couchettes d’équipage quand elles ne sont pas requises par l’équipage en service, United s’aligne sur une pratique déjà connue chez certains transporteurs américains, tout en l’encadrant par des règles plus précises.
Sur le plan technique, le 777-300 et le 787 disposent justement de zones de repos d’équipage pensées pour les rotations de très longue durée. Le 777-300 est souvent jugé plus homogène en confort, tandis que certains compartiments du 787 offrent davantage d’intimité, au prix parfois d’un environnement plus bruyant lorsqu’ils sont situés au-dessus de la zone galley (zone de préparation des repas, réservée aux équipages).

Joachim a commenté :
31 juillet 2026 - 19 h 28 min
Bienvenue dans les années 60
Oscar Wilde avait raison à propos des Etats-Unis
L'article n'est pas clair a commenté :
4 août 2026 - 10 h 59 min
1 – L’avion est plein de passager
2 – Les cabines de repos sont inaccessible au décollage et attérissage
3 – les strapontins sont occupés par le personnel en service
Le personnel arriviste, sans siège, reste debout ?
HJDB a commenté :
10 août 2026 - 21 h 20 min
Encore un jugement de valeur. Pourquoi “le personnel arriviste reste sans siège”. Que voulez-vous dire?
En lieu et place de vos jugements de valeurs renseignez-vous.
Dans le transport aérien tout est normé et doit répondre à des règles. L’article à des fins de vulgarisation fait des confusions:
Jump seat oui dans le cockpit. Règle d’accès très strictes pour des raisons de sécurités évidentes.
En cabine se sont des sièges PNC aussi appelés “sièges de structure”. Ils sont placés aux droit des issues.
Ils ne peuvent être occupés que par des PNC ou des PNT et doivent être laissés libre hors des phases décollage et atterrissage. Les PNC doivent pouvoir les rejoindre le plus vite possible et s’assoir en cas de turbulences, dépressurisation etc…. Seuls sont disponibles les sièges PNC libre si plus de sièges que de PNC requis par la réglementation
Quand aux PRE,( pas cabine de repos) ou crewrest ,l’accès est en principe réservé aux PNC qualifiés sur la machine. Ils ne peuvent être occupés par des PNC non qualifiés qu’en présence de PNC qualifiés. Pourquoi ? pour des raisons de sécurités, d’utilisation et localisation de matériel pour combattre les incendies, localisation de l’oxygène (bouteilles) et des PSU et des évacuations du PRE spécifique à chaque type de machine. Le PNC qualifié doit faire à briefing aux PNC non qualifiés. Certaine emplacement doivent être laissés disponible pour les maîtres notamment le C/C, CCP.
Il est formellement interdit de décoller ou d’atterrir debout. Raison la pour laquelle la procédure “cabin ready” a été mise en place partout dans le monde.
C’est à la compagnie de mettre en place sa propre politique d’accès à bord de son personnel dans le respect de la réglementation. Les sièges PNC n’ont pas vocation à être commercialisés car c’est n’est pas leur destination.