Les aléas du trafic aérien pendant les ponts du mois de mai

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Les ponts du 6 mai et du 16 mai 2016 approchent à grands pas et même s’ils sont réduits cette année, nombreux seront les voyageurs qui s’envoleront pour des escapades en France ou à l’étranger. Retards et annulations sont à prévoir pendant ces période de trafic aérien surchargé.

Le site Air Indemnité, spécialiste de l’indemnisation aérienne a analysé les conditions de trafic sur près de 110 000 vols au départ et à l’arrivée des cinq plus grands aéroports français (Paris Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Marseille-Provence, Nice Côte-d’Azur et Lyon Saint-Exupéry) pendant la même période des ponts en 2015 pour en tirer des enseignements et des conseils pour ceux qui prendront l’avion à l’occasion des prochains ponts.

En mai 2015 donc, près de 14 millions de voyageurs ont pris l’avion au départ des cinq grands aéroports. Jeudi et vendredi sont les pires jours pour partir en vacances ? Du 30 avril au 31 mai 2015, dans le sens des départs et arrivées, près de 173 000 voyageurs ont vu leur séjour être impacté par des annulations ou des retards supérieurs à 2 heures. Dans le sens des départs : le jeudi semble être le jour record pour les annulations de vols avec une part de 24 % et le vendredi le jour des retards avec une part de 28 % pour ces 173 000 voyageurs. Dans le sens des retours : les voyageurs peuvent privilégier un retour en France le mardi, jour où les retards et annulations sont les moins importants.

Les voyageurs à destination de l’Europe et des Etats-Unis sont les plus susceptibles de connaître des annulations ou retards. En termes de fréquence de vol impacté, la Belgique se positionne en haut du classement (1 vol sur 29), l’Italie en seconde position (1 vol sur 31) et les Etats-Unis sortent également du lot avec une fréquence de 1 vol sur 34 annulé ou retardé.

Nice-Côte d’Azur :
Plus de 9 700 avions ont décollé ou atterri à l’aéroport de Nice, et près de 21 000 voyageurs ont connu une annulation de vol ou un retard de plus de 2 heures. Au départ de Nice : le vendredi concentre le plus d’annulations de vols et le plus de retards. Si les voyageurs tiennent absolument à partir à l’heure pour ne rater aucune minute de leur séjour, mieux vaut partir le mardi ou le mercredi où les annulations et retards sont les moins importants. Au retour à Nice : les voyageurs peuvent privilégier dans la mesure du possible des arrivées le mardi, jour où les annulations de vol sont les plus faibles.

Lyon St-Exupéry :
8 770 avions ont décollé ou atterri à Lyon Saint-Exupéry et près de 22 000 voyageurs ont été impactés par une annulation ou un retard. Le vendredi cumule les vols retardés d’une durée supérieure à 2h et le dimanche est en revanche le jour où les passagers ont été le plus bloqués par des annulations de vols. Au départ de Lyon : pour les voyageurs qui souhaitent arriver à l’heure en vacances, Air Indemnité leur conseille de miser soit sur un départ le lundi, jour où ils auront le moins de chance d’avoir leur vol annulé, soit le jeudi où les retards sont les moins fréquents. Au retour à Lyon : il est conseillé aux voyageurs qui souhaitent mettre toutes les chances de leur côté pour éviter une annulation de vol d’éviter une départ le dimanche

Marseille-Provence :
Plus de 6 700 vols au départ ou au retour à l’aéroport de Marseille ont été analysés par Air Indemnité. Près de 15 000 voyageurs ont connu un retard important ou une annulation. Au départ de Marseille : pour ne perdre aucune minute de leur séjour, les voyageurs peuvent miser sur un départ en vacances le samedi, où les taux d’annulation et de retard sont les plus faibles. Le jeudi est le « jour noir » des voyageurs qui partent en vacances. Il cumule à lui seul la palme des retards et annulations sur la période étudiée ! Au retour à Marseille : il est déconseillé aux voyageurs de prendre un retour le jeudi et le vendredi où les taux d’annulations sont les plus élevés.

L’indemnisation aérienne en Europe
Pour rappel, en cas de retard, en cas de retard, correspondance manquée, annulation ou surbooking, et dans le cas où les vols sont éligibles à une indemnité, les passagers peuvent s’adresser au service réclamation ou client de leur compagnie aérienne ou à la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) pour faire valoir une indemnisation dans les 2 ans qui suivent le vol en question, ou s’adresser à des sites comme Air Indemnités qui font les démarches à leur place.

Le règlement européen 261/2004 du 11 février 2004, complété par les arrêts de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 19 novembre 2009 et du 23 octobre 2012, a renforcé les droits du passager aérien. En cas d’annulation de vol, de retard supérieur à 3 h, de correspondance manquée ou de surbooking, le passager est en droit de demander à sa compagnie aérienne une indemnisation dans les conditions suivantes :
250 euros pour les vols <1500 km
400 euros pour les vols <3500 km
600 euros pour les autres vols >3500 km

Ce règlement s’applique à tous les vols au départ d’un aéroport de l’Union Européenne ainsi qu’aux vols à l’arrivée dans l’Union Européenne s’ils sont opérés par un transporteur européen. Dans les faits, 63% des passagers européens et 71% des passagers français déclarent ne pas connaître leurs droits en cas d’annulation, de retard ou de surbooking et seuls 5 à 10% des passagers qui pourraient prétendre à une indemnisation font les démarches pour l’obtenir.

http://www.air-journal.fr/2016-05-05-les-aleas-du-trafic-aerien-pendant-les-ponts-du-mois-de-mai-5162485.html

Commentaire(s)

  1. Publié le 6 mai 2016

    Cela ne me semble pas très sérieux de mettre dans la même statistique retards et annulations ce qui n’est pas du tout la même chose. Un retard, même s’il peut être très malvenu n’équivaut en rien à une annulation dont le nombre est bien plus faible que le premier cité.

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