Depuis avril 2022, un couvre-feu strict est en vigueur à l’aéroport Nantes-Atlantique. Les décollages et atterrissages sont interdits entre minuit et 6 heures du matin. Les avions les plus bruyants font l’objet d’une restriction plus large, de 22 heures à 6 heures. L’objectif est clair : réduire les nuisances sonores pour les riverains.
Quatre ans après sa mise en place, le bilan montre à la fois des progrès et des manquements persistants, rapporte le site France3-régions, citant l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA). Cette dernière a sanctionné 375 vols pour non-respect du couvre-feu. Le montant total des amendes s’élève à 8,5 millions d’euros, soit une moyenne d’environ 23 000 euros par vol.
L’amende maximale par infraction peut atteindre 40 000 euros. La préfecture de Loire-Atlantique souligne le caractère dissuasif de ces sanctions : « Ce montant est supérieur au chiffre d’affaires généralement réalisé par une compagnie aérienne lors d’un vol complet. »
Une amélioration progressive
Les premiers mois après l’entrée en vigueur du couvre-feu ont connu de nombreux écarts, souvent liés à la réorganisation des compagnies aériennes. La situation s’est nettement améliorée à partir de l’automne 2022. En 2025, le nombre de procès-verbaux a baissé de 44 % par rapport à l’année précédente. En moyenne, trois avions par semaine ont enfreint le couvre-feu en 2025, contre plus de 27 par semaine en 2019.
Au début de l’année 2026, la tendance reste positive : moins de deux vols par semaine sont concernés. La mise en place d’un comité de suivi, qui s’est réuni à plusieurs reprises, a permis d’identifier les causes des débordements et d’accompagner les compagnies aériennes. Parmi les plus citées, Volotea a été sanctionnée à plusieurs reprises, notamment en situation de multi-récidive.
Un couvre-feu efficace, mais perfectible
Grâce à ces mesures, le nombre de vols de nuit a chuté de 90 % par rapport à 2019. En 2025 et début 2026, on observe encore une réduction de 30 % par rapport à l’année précédente. Cependant, la Cour des comptes, dans un rapport publié fin 2025, note que « dans l’ensemble, les mesures de protection de la population sont nombreuses et parfois peu lisibles » et que « son application reste perfectible ».
Un plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE) pour la période 2025-2029 a été adopté. Il comprend 54 mesures, dont 28 engagements volontaires des compagnies aériennes. La Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) doit rendre en 2027 une évaluation de l’impact socio-économique du couvre-feu. Malgré ces avancées, des élus et associations de riverains réclament un renforcement. La députée écologiste Julie Laernoes et la maire de Rezé, Agnès Bourgeais, souhaitent étendre le couvre-feu de 23 heures à 7 heures. Le comité de suivi doit se réunir à nouveau d’ici la fin de l’année 2026.
Les autorités locales insistent sur la poursuite des efforts pour que le couvre-feu soit mieux respecté. Et pour les habitants situés sous les trajectoires, le combat continue afin d’obtenir un silence nocturne encore plus large et mieux appliqué.

@Vinci Airports
Un pilote a commenté :
11 avril 2026 - 13 h 54 min
Regardez qui sont les membres de la commission ACNUSA pour voir qu’il s’agit à nouveau d’une petite officine de racket organisé, mise en place pour y placer les potes, dans des fauteuils bien confortables, avec sans doute un taux horaire (au travail effectif) égal à 20 fois le SMIC.