Déjà l’un des principaux opérateurs de Boeing 737 en Amérique latine, Copa Airlines a officialisé une commande ferme de 40 737 MAX, assortie d’options pour 20 exemplaires supplémentaires, portant à 60 le nombre potentiel de nouveaux monocouloirs livrables d’ici 2034. Cette opération, estimée à environ 13,5 milliards de dollars au prix catalogue, doit permettre au transporteur de renforcer son modèle de hub à Panama‑Tocumen et de rester doté de l’une des flottes les plus jeunes de la région.
Boeing et Copa Airlines ont officialisé à Panama City un accord portant sur 40 737 MAX supplémentaires, avec des options pour 20 appareils additionnels de la même famille. La commande, qui figurait jusqu’ici dans le carnet de Boeing sous la catégorie « client non identifié », s’inscrit dans la stratégie de renouvellement et d’expansion de la flotte tout‑737 de la compagnie panaméenne.
Selon Boeing, Copa prévoit d’ajouter plus de 100 737 MAX à sa flotte entre cet accord et ses commandes déjà enregistrées, ce qui permettrait au transporteur de dépasser les 200 avions à l’horizon 2034. La compagnie exploite aujourd’hui plus de 110 737, dont des 737 Next Generation, une trentaine de 737 MAX (en versions -8 et -9) et des 737‑800 convertis en cargos, opérant l’une des flottes les plus homogènes de la région.
Hub de Panama : la connectivité au cœur de la stratégie
La signature s’est déroulée en présence du président du Panama, José Raúl Mulino, de l’ambassadeur des États‑Unis Kevin Marino Cabrera, ainsi que de plusieurs responsables gouvernementaux, illustrant l’importance stratégique de l’aviation pour l’économie panaméenne. « Pour Copa Airlines, la signature de cet accord représente une étape importante pour renforcer l’opération et la connectivité que nous assurons depuis le Panama », a déclaré Pedro Heilbron, directeur général de la compagnie.
À partir de son Hub of the Americas, installé à l’aéroport international de Panama‑Tocumen, Copa relie aujourd’hui 88 destinations dans 32 pays en Amérique du Nord, centrale et du Sud, ainsi que dans les Caraïbes. Heilbron souligne que « grâce au Hub of the Americas, nous avons construit une plateforme de correspondances qui nous permet aujourd’hui de répondre à la demande du marché avec une opération sûre, efficace et fiable », ajoutant que « l’arrivée de nouveaux avions sera essentielle pour continuer à étendre nos opérations et notre réseau, tout en soutenant le développement économique du Panama et de la région, en générant de nouveaux emplois et une croissance du secteur touristique ».
Un pari de long terme sur la demande régionale
Boeing met en avant les gains de consommation du 737 MAX, qui revendique une réduction de carburant et d’émissions de l’ordre de 20% par rapport aux générations précédentes, grâce notamment aux moteurs CFM LEAP‑1B et à une aérodynamique améliorée. « Cette commande majeure s’inscrit dans plus de quarante ans de partenariat avec Copa et dans l’historique de succès de la famille Boeing 737 au sein de la compagnie », a rappelé Stephanie Pope, présidente et directrice générale de Boeing Commercial Airplanes. Selon elle, « les 737 MAX supplémentaires aideront Copa à maintenir l’une des flottes les plus jeunes et les plus performantes au monde, tout en soutenant davantage le Panama comme destination clé pour les affaires et le tourisme ».
Retombées économiques pour le Panama
Pour le gouvernement panaméen, cette expansion du flotteur de Copa est un levier majeur de développement, le pays s’affirmant comme plateforme de connectivité aérienne entre les Amériques en complément du canal de Panama. La compagnie estime que chaque nouveau 737 MAX génère entre 60 et 70 emplois directs, ce qui représenterait plus de 2 100 postes supplémentaires sur les quatre prochaines années si l’ensemble des appareils est livré et introduit en flotte.

CHECK LAST a commenté :
29 avril 2026 - 10 h 30 min
Le perché décoloré croit que le canal lui appartient parce que les USA l ont construit …
Vu toutes les menaces économiques militaires et géo politiques de trompe le malade décoloré sur le Panama ou que la compagnie nationale ait déjà des enclumes ne change rien à l affaire
Encore une commande résultant des chantages et des pressions du débile inculte et vulgaire rien de plus
Le plus ironique ? Le 737 est presque aussi vieux que le canal