En 2025, le trafic de passagers des aéroports marocains a atteint un « niveau historique » de 36,3 millions de voyageurs, contre 32,7 millions un an plus tôt, soit en hausse de 11%. L’Office national des aéroports (ONDA) souligne que cette performance dépasse largement les prévisions et inscrit le pays sur « une trajectoire de croissance solide et durable ».
Cette dynamique est portée par le trafic international, qui représente l’essentiel des flux, mais aussi par une bonne tenue du trafic domestique. L’Office estime que ces résultats traduisent « l’impact concret » de la stratégie Aéroport 2030 et des investissements engagés dans l’extension et la modernisation des infrastructures.
Casablanca, Marrakech et Rabat en première ligne
Casablanca demeure le premier hub du pays et franchit pour la première fois le cap des 11 millions de passagers en 2025. L’ONDA insiste sur « le rôle structurant de l’aéroport Mohammed‑V comme plateforme de correspondance continentale et internationale ».
Marrakech réalise aussi une performance symbolique en dépassant le seuil des 10 millions de voyageurs annuels, confirmant sa place de grande porte d’entrée touristique du Royaume. Rabat‑Salé se distingue par une croissance de 26% et passe au‑dessus des 2 millions de passagers, portée par « la diversification de l’offre et le dynamisme du trafic diplomatique et institutionnel ».
Un trafic boosté par la CAN 2025 et le tourisme
L’année a été marquée par l’organisation au Maroc de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui a dopé les flux de supporters, de délégations et de médias. L’ONDA parle d’un « effet CAN » venu s’ajouter au rebond structurel du tourisme et au développement des liaisons point à point par les compagnies aériennes traditionnelles et low cost.
Plusieurs aéroports régionaux ont bénéficié de cette dynamique, avec une montée en puissance des dessertes internationales et un meilleur maillage du territoire. « Ces performances confirment la montée en puissance du Maroc comme hub aérien régional et destination internationale majeure », insiste l’ONDA.
Des finances solides : 5,8 milliards de dirhams de recettes
Sur le plan financier, le chiffre d’affaires de l’ONDA a atteint 5,8 milliards de dirhams en 2025 (environ 542 millions d’euros), en progression d’environ 9%. Le résultat net avoisine 1,3 milliard de dirhams, en hausse de 16%, ce qui « confirme la solidité des performances de l’Office et sa capacité à poursuivre ses investissements stratégiques ».
L’ONDA rappelle que ces marges de manœuvre financières sont nécessaires pour accompagner la croissance du trafic et préparer les grands rendez‑vous internationaux, notamment la Coupe du monde 2030 coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. L’Office parle d’une « dynamique durable » qu’il s’agit désormais de consolider.
Cap sur 2030 : extension et modernisation des infrastructures
Fort de ce bilan, l’ONDA a validé son plan d’action 2026‑2028, qui s’inscrit dans la stratégie Aéroport 2030. Ce programme prévoit l’extension et la modernisation de plusieurs plateformes aéroportaures, dont Casablanca, Marrakech, Agadir, Rabat, Tanger et Dakhla.
L’objectif est d’augmenter les capacités, d’améliorer la qualité de service et de renforcer la compétitivité des aéroports marocains face aux autres hubs régionaux. « L’ONDA affiche des records historiques et accélère ses grands chantiers vers 2030 », résume l’e gestionnaire aéroportuaire public, qui mise sur la poursuite de la montée en puissance du trafic de passagers dans les prochaines années.

@ONDA
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