Air France renforce encore sa vitrine ultra‑premium à Paris-Charles de Gaulle en dévoilant un salon La Première entièrement repensé, pensé comme le prolongement au sol des nouvelles suites La Première déployées sur Boeing 777‑300ER.
Dans un marché haut de gamme très disputé, la compagnie tricolore affine son « parcours d’exception » pour séduire une clientèle fortunée et fidéliser les voyageurs les plus exigeants.
Un nouvel écrin La Première au terminal 2E
Situé au terminal 2E de Paris-Charles de Gaulle, le salon La Première incarne la promesse d’une expérience exclusive dès l’arrivée à l’aéroport, au cœur du hub long‑courrier d’Air France. D’une superficie de plus de 1 000 m², l’espace a été entièrement retravaillé par les équipes d’Air France en collaboration avec l’agence MARKS Brandimage pour offrir davantage d’intimité et de confort, en parfaite continuité avec le nouveau parcours privatif inauguré à l’été 2024 et les suites La Première en vol.
Volumes plus enveloppants, matières chaleureuses et lumière soigneusement travaillée composent une atmosphère douce et feutrée, revendiquée par la compagnie comme la « plus belle définition du voyage ». À l’échelle du marché, Air France confirme ainsi son ambition de positionner La Première dans le club très restreint des produits de première classe les plus exclusifs, aux côtés des références moyen‑orientales et asiatiques.
Gastronomie signée Alain Ducasse et carte de vins étoffée
Au cœur du salon, l’espace de restauration a été repensé avec davantage de tables, dans un décor situé « à mi‑chemin entre une salle à manger raffinée et un écrin intimiste », entièrement dédié au service à table. Récompensé par le premier prix Skytrax pour son offre gastronomique en salon de première classe en 2025, le salon La Première célèbre le meilleur de la cuisine française à travers un menu imaginé par Alain Ducasse et ses équipes.
Les hôtes peuvent notamment déguster les célèbres coquillettes jambon–truffe noire, des créations végétariennes de saison, ainsi que le baba au rhum ou à l’Armagnac emblématique de Monte‑Carlo. Ces mets s’accordent avec une carte de vins et de champagnes signée Xavier Thuizat, Chef Sommelier d’Air France, enrichie de grands crus soigneusement sélectionnés avec les équipes du groupe Ducasse, prolongeant la stratégie de montée en gamme culinaire déjà à l’œuvre en cabine.
Atmosphère feutrée et design français
Le vaste espace lounge se déploie désormais dans une ambiance plus chaleureuse et intime, où le mobilier mêle confort et élégance, avec notamment le fauteuil Ribbon, pièce iconique du designer français Pierre Paulin. Fauteuils généreux, canapés accueillants, alcôves et claustras structurent l’ensemble pour offrir à chaque client un véritable cocon de tranquillité.
L’univers Air France se reflète également à travers une sélection d’affiches mettant en valeur le patrimoine de la compagnie, dans une logique de storytelling autour de l’élégance et de l’art de vivre à la française. Dès l’entrée du salon, la signature olfactive AF001, parfum d’intérieur imaginé par Francis Kurkdjian, se dévoile subtilement et participe à cette mise en scène multisensorielle du produit La Première.
Espace Sisley agrandi et véritable zone de repos
Le salon propose un espace de soins agrandi Sisley, Maison française pionnière de la phyto‑cosmétologie, désormais doté de deux cabines pour mieux absorber les flux avant les départs de jour, de nuit ou lors des correspondances. Les soins y sont adaptés au temps disponible avant le vol, dans la continuité du positionnement palace que la compagnie revendique pour son produit au sol.
L’espace de relaxation a été repensé comme une parenthèse de calme, avec de nouvelles cabines individuelles dotées de méridiennes, de couettes et d’oreillers moelleux, conçues comme un refuge pour se reposer entre deux vols long‑courriers. Un nouvel espace de travail complète l’offre, avec une cabine fermée pour passer des appels ou échanger en toute confidentialité, répondant aux attentes d’une clientèle affaires habituée aux services personnalisés.
L’art contemporain au cœur du parcours La Première
Tous les six mois, Air France expose au sein du salon une œuvre d’art signée par un artiste de renom, inscrivant son produit La Première dans un univers culturel et esthétique. Pour la réouverture des lieux, les clients peuvent découvrir un « Wonder Block » de Jean‑Michel Othoniel, créé spécialement pour le salon dans les tonalités ambre et rose indien, évoquant « un mur, un pilier ou un totem, conjuguant monumentalité et délicatesse ».
Cette démarche s’inscrit dans le récit global d’Air France autour de l’élégance française, déjà présent dans la communication sur les nouvelles suites La Première en vol et sur les coffrets de confort haut de gamme proposés à bord. Elle permet à la compagnie de différencier son produit par un imaginaire culturel, au‑delà de la seule dimension technique ou fonctionnelle.
Suites privatives attenantes : l’expérience palace au cœur du hub
Attenantes au salon, de véritables suites privatives d’environ 45 m² chacune prolongent l’offre La Première au sol, pour une intimité totalement préservée avant le voyage ou lors d’une correspondance à Paris‑Charles de Gaulle. Inaugurées à l’été 2024, trois suites sont disponibles, dont deux communicantes sur demande, avec vaste salon, chambre avec lit double, salle de bain et patio extérieur, décorées chacune d’une œuvre d’art.
À leur arrivée, les clients sont accueillis avec champagne et caviar signé Sturia, tandis qu’un majordome présente les différents espaces et services, dans une logique d’« esprit palace » revendiquée par la compagnie. Il est possible d’y prendre les repas en toute intimité autour du menu Alain Ducasse, de profiter du spa Sisley ou simplement de se reposer entre deux vols long‑courriers.
Air France commercialise ces suites en option, y compris pour des clients voyageant en cabine Business sur un vol long‑courrier au départ de Paris ou en correspondance, au tarif de 3 500 euros ou 700 000 Miles par suite, pour une occupation maximale de quatre personnes. Sur le plan économique, cette offre permet à la compagnie de monétiser davantage son espace premium au sol et de capter une clientèle prête à payer pour un parcours entièrement personnalisé.

Zeph a commenté :
18 juillet 2026 - 9 h 54 min
Même si la qualité des vins et champagnes est en retrait par rapport à ce que l’on avait il y a une vingtaine d’années, la prestation reste de très haut niveau: qualité des mets, service, infrastructures … Dommage que les prix en P aient tellement augmenté en post-Covid …
Serge13 a commenté :
18 juillet 2026 - 13 h 11 min
Il y a toujours du Dom Pérignon rassurez vous. Quant aux prix, sur certaines destinations les prix ont été multipliés par 2.
Je vous rassure je suis un habitué du LC AF les classes affaires aussi se sont vues augmentées horriblement. AF n’existe que pour les gros riches. Tant mieux ils ont des comptes à rendre
Crewcrew a commenté :
18 juillet 2026 - 17 h 52 min
“Gros riches” ?
L’offre et la demande en fonction de la qualité
Point barre .
SERGE13 a commenté :
18 juillet 2026 - 9 h 58 min
Superbe.
Il va encore gagner en valeur, personne n’en doute.
Je rajoute juste un détail: les suites AF vendues 3.500€ n’est valable que pour 3h, après on vous met dehors…
Isidi a commenté :
18 juillet 2026 - 10 h 48 min
Un salon, certes, dans la continuité des nouvelles suites. Mais selon moi, il pèche par son côté aseptisé : il manque cruellement de chaleur, de charme et affiche une esthétique beaucoup trop « clinique ». Les paravents sont particulièrement disgracieux et la décoration, poussée à l’extrême dans son minimalisme, évoque davantage les salons Buusiness ou le bleu remplace le gris-blanc de La Première. ou un showroom IKEA un peu trop inspiré.
Cette volonté de prolonger coûte que coûte un style épuré finit par gommer toute personnalité et ne rappelle en rien l’ADN d’Air France (hormis l’iconique crevette remise au goût du jour). Au fond, ce parti pris pourrait tout aussi bien convenir à n’importe quelle compagnie aérienne. C’est sans doute très tendance aujourd’hui… mais j’ai bien peur qu’on s’en lasse encore plus vite qu’on s’y habitue. L’agence de communication a véritablement joué la facilité. Elle ne s’est pas foulée…
Serge13 a commenté :
18 juillet 2026 - 13 h 07 min
S’en lasser? Mais combien de fois passez vous dans ce salon par an? Je.pense qu’au rythme où vous voyagez il vous faudra quelques années
isidi a commenté :
18 juillet 2026 - 14 h 47 min
Entre 5 à 7 fois par an… mais on peut se lasser d’un lieu au bout de la deuxième fois… surtout quand il n’a pas d’âme ! J’espère que les serveurs gardent leur spencer blanc. Dommage qu’en vol, les stewards ne portent pas un spencer blanc (c’était le cas des tous premiers stews d’Air France après guerre – que je n’ai pas connu -, puis des stews sur Concorde – que j’ai connu – et cela avait beaucoup de “gueule”). En vol, la suite est superbe, mais les toilettes laissent à désirer, même si le but n’est pas d’y passer la totalité du voyage… une cabine La Première avec 8 sièges (2 rangs de 4 sièges) ou au pire 6 sièges (1 rangée de 4 sièges et une de 2 avec un espace de convialité) donnerait à cette cabine plus d’espace. Le fait d’être “coincé” (certes sur une longueur de 5 hublots) entre deux cloisons n’est pas des plus plaisant. Air France ne sait pas encore creer une ambiance en aménageant de façon plus moderne et “brandé” les espaces séparant les cabines. De plus en plus de compagnie affichent clairement leur ADN autour des galleys en y installant des cloisons personnalisés et de petits “bars” intégrés à ces dernières avec des rangements réfrigérés et mis en valeur par différents jeux de lumière. Le mal nomé “bar” de la Business est un minable… des prestations et une presentation catastrophique, un espace complètement abandonné par les PNC et offrant une très mauvaise image du produit.
aviation a commenté :
18 juillet 2026 - 17 h 10 min
Ayant eu la chance de pouvoir profiter de la Première Air France plusieurs fois, je dois dire que j’ai beaucoup de mal à vous comprendre, à croire même que vous n’avez jamais voyagé dedans. Se sentir “coincé” en première classe… Et si les passagers Emirates aiment bien le bling bling, les passagers AF cherchent le contraire, le charme discret, l’élégance et le service à la Française.
Personnellement, je n’ai rien à redire sur La Première alors qu’il y a beaucoup d’amélioration à faire dans les autres niveaux.
beurk a commenté :
19 juillet 2026 - 14 h 59 min
Ou comment ne rien comprendre au commentaire qui ne mentionne en rien Emirates… quel est le rapport ? Il est justement souligné – à tord ou à raison – que ce salon et le parti pris dans le “look” général du produit au sol, comme en vol, manque de charme et de chaleur… Bref, le “dialogue” de sourd…
Maintenant il est vrai qu’un seul rang de fauteuils/suites est assez “limité”, même sur une longueur de 5 hublots (unique au monde). La quasi majoritée des majors offre en première une capacité double sur (au minimum) deux rangées (ce qui permet justement de ne pas se retrouver entre deux cloisons. Air France est la SEULE à ne proposer qu’une rangée acceuillant 4 suites (avec Singapore qui va agrandir sa cabine première et va donc opter pour le double de sièges). Les détails ci-dessous:
Compagnie Avion Total Config Rangées
BA A380 12 2-1-2 3
BA 777 8 2-1-2 2
Emirates A380 14 1-2-1 4
Emirates 777 new 6 1-1-1 2
Etihad A380 9 1-1 5
Singapore A380 6 1-1 3
Singapore 777 4 1-2-1 1
ANA 777 8 1-2-1 2
JAL 777 8 1-2-1 2
Air France 777 4 1-2-1 1
Lufthansa 747 8 1-1 4
SWISS 777 8 1-2-1 2
Cathay 777 6 1-1-1 2
Garuda 777 8 1-2-1 2
AF fait donc figure d’exception avec une seule rangée et le nombre le plus restreint de sièges. On se demande pourquoi ses concurrents européens directs Swiss, LH (nouveau produit ultra-luxe), BA ont choisis d’offrir une capacité bien plus importantes, qu’elles pensent donc visiblement remplir.
niet a commenté :
18 juillet 2026 - 14 h 12 min
Faut-il porter la charlotte, les protèges chaussures et une blouse de chirurgien pour y accéder ? On a vraiment l’impression de se retrouver à l’hopital américain d’Istanbul… Zéro charme, trop blanc, trop “rigide”, sans aucun aspérité… Le produit en vol était déjà très épuré, les suites au sol et désormais ce salon réouvert, offrent un cadre sans véritable âme. Les étagères ou trône quelques éléments de déco sans intérêt font “cheap”. A mon avis, à part les fauteuils de Pierre Paulin, ça n’a pas couté très cher. Où sont les “marqueurs” de la France dans ces espaces ? Nul part… Marks Brandimages aurait pu “penser” un peu plus…
aviation a commenté :
18 juillet 2026 - 17 h 12 min
critiquer à partir d’une photo, bravo.
niam a commenté :
19 juillet 2026 - 8 h 40 min
Vous êtes bigleux ?
Lrtij a commenté :
18 juillet 2026 - 14 h 48 min
Ces Français….jamais contents
visha a commenté :
18 juillet 2026 - 15 h 56 min
Exprimer un avis ou une critique ne signifie pas être mécontent, mais simplement partager un point de vue dans un dialogue ouvert et constructif. Chacun peut apprécier ou non quelque chose sans être aussitôt qualifié de “râleur”. C’est plutôt sain de pouvoir s’exprimer librement, que cela plaise ou non. Ceux qui trouvent que les Français râlent trop… ne sont-ils pas les premiers à râler eux-mêmes (contre les français) ?
Crewcrew a commenté :
18 juillet 2026 - 17 h 54 min
C’est vrai 🤣🤣
Constat partagé
beurk a commenté :
19 juillet 2026 - 14 h 38 min
Le premier “râleur” c’est vous… c’est ce que vous faites, vous râler contre les français qui ne seraient “jamais contents”… plutôt comique…
Shôgun a commenté :
19 juillet 2026 - 1 h 37 min
Rien à cirer de ces jouets pour nouveaux riches.
Mon palais de shôgun à Tôkyô est beaucoup mieux.