Le bénéfice d’IAG, maison mère de British Airways et Iberia, a nettement reculé au deuxième trimestre 2026, sous l’effet de la flambée du prix du kérosène provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Le groupe aérien maintient toutefois une activité soutenue, avec des revenus en légère hausse et des capacités globales stables sur l’année.

Entre avril et juin 2026, IAG (International Airlines Group) affiche un bénéfice net de 732 millions d’euros, en baisse de 35% par rapport aux 1,13 milliard réalisés au même trimestre un an plus tôt. Le résultat opérationnel avant éléments exceptionnels recule de 16,3%, à 1,4 milliard d’euros, principalement en raison de la hausse des coûts de carburant. Le chiffre d’affaires du groupe progresse légèrement, de 0,2%, à 8,9 milliards d’euros sur le trimestre, signe que la demande de voyages reste robuste malgré le contexte.

La guerre au Moyen-Orient fait flamber le kérosène
IAG attribue directement la dégradation de ses marges à la flambée du prix du kérosène, alimentée par la guerre au Moyen-Orient et les tensions sur l’approvisionnement en pétrole. Le groupe estime pouvoir compenser environ 60% de cette hausse via l’augmentation des revenus et des initiatives de réduction de coûts.
Luis Gallego, directeur général d’IAG, insiste néanmoins sur la solidité des fondamentaux du groupe : « Nous sommes bien placés pour faire face à ces vents contraires de court terme », souligne-t-il. Composé de British Airways, Iberia, Vueling, Level et Aer Lingus, IAG a par ailleurs couvert environ 70% de leurs besoins en carburant pour l’année, afin de limiter l’exposition aux variations brutales des prix.

Un premier semestre impacté mais des capacités stables
Sur l’ensemble du premier semestre 2026, IAG enregistre un bénéfice net de 1,033 milliard d’euros, en recul d’environ 20% par rapport à la même période de 2025. Le bénéfice opérationnel avant éléments exceptionnels ressort à 1,757 milliard d’euros, en baisse d’environ 6% sur un an, pour une marge opérationnelle de 10,9%.
Le chiffre d’affaires semestriel progresse d’environ 1%, porté par une hausse des revenus passagers, tandis que les revenus cargo souffrent des suspensions de certaines routes liées à la crise au Moyen-Orient. Malgré ces pressions, IAG prévoit de maintenir sa capacité totale au même niveau qu’en 2025, renonçant toutefois à la hausse initialement envisagée.

Demande résiliente et environnement concurrentiel
IAG considère que la demande de voyages reste soutenue sur la majorité de son réseau, en dépit des tensions géopolitiques et du contexte inflationniste. Le groupe fait cependant face à un environnement concurrentiel où d’autres compagnies aériennes européennes, comme les low cost Ryanair et easyJet, ont elles aussi signalé un recul de leurs bénéfices trimestriels, pour des raisons similaires de coûts de carburant et de prudence des consommateurs.
Les difficultés ne se limitent donc pas à IAG : l’ensemble du secteur aérien européen doit composer avec une facture énergétique plus lourde et une volatilité géopolitique accrue. Dans ce climat, le maintien d’une marge opérationnelle à deux chiffres et d’un flux de trésorerie disponible de près de 2,9 milliards d’euros au premier semestre témoigne d’une capacité d’adaptation jugée « résiliente » par les analystes.

IAG, maison mère de British Airways et Iberia : son bénéfice s’effondre au T2 sous l’effet du prix du kérosène 1 Air Journal

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