La compagnie australienne Qantas a différé de plus de trois mois la première exploitation internationale programmée de ses Airbus A321XLR. Initialement attendue le 25 octobre 2026 entre Brisbane et Manille, la mise en ligne du monocouloir long-courrier est désormais prévue le 1er février 2027. D’ici là, l’Airbus A330-200 continuera d’assurer cette liaison stratégique entre le Queensland et les Philippines.

Le lancement international de l’Airbus A321XLR chez Qantas devra patienter. Une mise à jour des programmes de vols de la compagnie australienne reporte au 1er février 2027 l’arrivée du nouvel avion sur la ligne Brisbane–Manille, soit plus de trois mois après la date annoncée précédemment, fixée au 25 octobre 2026. Qantas n’a pas détaillé publiquement la nature de ce changement de calendrier. Interrogée par le média australien Flight Hacks, la compagnie a toutefois indiqué que « l’introduction de l’A321XLR est retardée pour des raisons opérationnelles », tout en confirmant le maintien de l’A330 sur la ligne jusqu’à la fin janvier 2027.

L’A330-200 restera en service jusqu’à fin janvier

Entre le 25 octobre 2026 et le 31 janvier 2027, le vol QF97 de Brisbane vers Manille et son retour QF98 continueront donc d’être opérés en Airbus A330-200. Cette prolongation est loin d’être anodine pour les passagers : l’A330 de Qantas offre une véritable cabine affaires long-courrier, avec 27 sièges convertibles en lits plats, disposés en 1-2-1 avec accès direct au couloir, ainsi que 269 sièges en classe économique.

La fréquence de la liaison doit néanmoins progresser : Qantas prévoit de passer de cinq à sept rotations hebdomadaires à compter du 23 novembre 2026. La ligne deviendra ainsi quotidienne, mais avec l’A330-200 dans un premier temps ; l’A321XLR prendra le relais à partir du 1er février 2027, selon les horaires déposés par la compagnie. Ce maintien du gros-porteur préserve une capacité et un niveau de confort supérieurs à ceux de la première version domestique de l’A321XLR. Il permet aussi à Qantas de développer son offre vers les Philippines sans attendre la disponibilité de ses monocouloirs de nouvelle génération.

Brisbane–Manille, une ligne redevenue stratégique

Qantas avait remis en service la liaison sans escale entre Brisbane et Manille le 28 octobre 2024, après une interruption remontant à 2013. Lancée à raison de quatre rotations hebdomadaires, cette desserte est venue compléter le service quotidien déjà assuré par la compagnie entre Sydney et la capitale philippine.

À l’occasion de cette reprise, Cam Wallace, alors directeur général de Qantas International, soulignait : « Les Philippines constituent un marché très solide pour Qantas et nous sommes heureux de répondre à la demande avec ces nouveaux vols au départ de Brisbane. » Il ajoutait que de nombreux voyageurs transitaient auparavant par Sydney et que cette ligne directe rendait le trajet « plus simple et plus rapide » pour les habitants du Queensland. Le marché revêt une double importance pour la compagnie : trafic affinitaire vers l’importante diaspora philippine en Australie, mais aussi voyages d’affaires, tourisme et correspondances vers la Nouvelle-Zélande via Brisbane. En 2024, Qantas estimait proposer plus de 300 000 sièges annuels entre l’Australie et les Philippines.

A321XLR : la pièce maîtresse du renouvellement de flotte

Le report de Manille ne remet pas en cause le rôle central confié à l’A321XLR dans la stratégie de Qantas. L’appareil doit progressivement succéder aux Boeing 737-800 sur le réseau domestique et ouvrir ou consolider des liaisons de moyen-courrier international en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique.

Avec une autonomie annoncée jusqu’à 8 700 km, l’A321XLR offre environ 3 000 km de rayon d’action supplémentaire par rapport aux 737 qu’il remplacera. Qantas y voit la possibilité de relier directement l’Australie à des destinations qui ne seraient pas économiquement viables avec un monocouloir classique.

La compagnie a porté sa commande à 48 exemplaires. Seize des vingt appareils additionnels annoncés en août 2025 recevront, à partir de 2028, une cabine plus ambitieuse avec sièges-lits en classe affaires et écrans individuels, destinée notamment aux liaisons transcontinentales et internationales de moyen-courrier.

La configuration initiale, conçue pour le réseau domestique et certaines dessertes internationales courtes, accueille 197 passagers. C’est donc un appareil plus capacitaire qu’un 737, mais sensiblement plus petit qu’un A330-200. Sur Brisbane–Manille, Qantas semble ainsi privilégier temporairement la capacité et le produit cabine du gros-porteur, avant de faire de cette ligne la vitrine internationale de son A321XLR.

Qantas repousse à 2027 les débuts internationaux de l’Airbus A321XLR 1 Air Journal

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