Les actionnaires de Ryanair ont approuvé le dispositif de rémunération susceptible de rapporter au moins 150 millions d’euros au directeur général Michael O’Leary. Ce dernier doit toutefois atteindre des objectifs financiers et boursiers ambitieux d’ici à 2032 pour en bénéficier pleinement.
Le vote est intervenu lors de l’assemblée générale annuelle de la compagnie irlandaise le 10 septembre 2026, à Dublin. Près de 39% des droits de vote exprimés se sont opposés à ce plan de rémunération du dirigeant de la low cost irlandaise.
Une option sur 10 millions d’actions
Michael O’Leary recevra un bonus de 150 millions d’euros — soit 50 % de plus que le précédent. La rémunération est conditionnée au maintien du dirigeant au sein du groupe jusqu’en avril 2032. Elle pourra être exercée si Ryanair atteint l’un de deux objectifs : le premier prévoit un bénéfice annuel après impôts supérieur à 4 milliards d’euros avant 2032 ; le second repose sur un cours de Bourse supérieur à 42 euros pendant 28 jours consécutifs, au cours des exercices 2027 à 2032.
Ryanair avait dégagé un bénéfice net record de 2,26 milliards d’euros sur son dernier exercice. Le seuil de 4 milliards d’euros implique donc une forte progression de la rentabilité. Au moment de l’assemblée générale, le titre Ryanair évoluait autour de 22,54 euros. Pour franchir le seuil de 42 euros, l’action devrait donc presque doubler. Si l’un des deux objectifs est atteint, Michael O’Leary recevrait alors l’option d’acheter 10 millions d’actions Ryanair au prix de 26,70 euros l’unité, ce qui pourraient lui rapporter au moins 150 millions d’euros.
Un vote contesté, mais validé
Le dispositif de rémunération a obtenu une majorité de votes favorables, malgré l’opposition d’une part significative des actionnaires. Michael O’Leary y voit un soutien clair à la stratégie de long terme de la low cost. « Je n’ai pas négocié un bonus. J’ai un plan d’options sur actions que je n’obtiendrai que si je double le cours de l’action au cours des cinq prochaines années », a déclaré le dirigeant, cité par le quotidien irlandais Irish Independent.
Ryanair défend un système aligné sur les intérêts des actionnaires. « L’atteinte de ces objectifs très ambitieux créerait une valeur supplémentaire substantielle pour tous les actionnaires », avait déclaré la low cost irlandaise lors de l’annonce de la prolongation du contrat de son directeur général. Dans les documents soumis aux actionnaires à l’assemblée générale, Ryanair a ajouté que l’association de bonus annuels liés aux résultats opérationnels et d’une rémunération en actions liée à des objectifs de long terme permet de s’assurer que « des performances insuffisantes ne soient pas récompensées ».
Michael O’Leary prolongé jusqu’en 2032
Michael O’Leary, 65 ans, a prolongé son contrat à la tête de Ryanair jusqu’en 2032. Il dirige la low cost irlandaise depuis 1994 et pourrait ainsi atteindre près de 40 années à sa direction. Sous son mandat, Ryanair est passée d’une compagnie régionale à la première compagnie aérienne en Europe en nombre de passagers. Le dirigeant avait déjà bénéficié d’un précédent plan d’options évalué à plus de 100 millions d’euros après que l’action Ryanair eut dépassé 21 euros pendant 28 séances consécutives.
Selon le dernier rapport annuel cité par le quotidien italien Corriere della Sera, Michael O’Leary détenait 42 199 999 actions Ryanair au 31 mars 2026. Cette participation représentait environ 948 millions d’euros au cours alors observé.
Une rémunération liée à la performance
Le mécanisme retenu par Ryanair repose donc moins sur une prime versée immédiatement que sur un intéressement en actions. Sa valeur finale dépendra du maintien de Michael O’Leary jusqu’en 2032, de l’évolution du cours de Bourse et de la capacité du groupe à accroître significativement ses bénéfices.
L’enveloppe potentielle de plus de 150 millions d’euros demeure ainsi théorique à ce stade. Elle ne serait acquise qu’en cas de réalisation de l’un des objectifs définis dans le plan, alors que la low cost irlandaise évolue dans un environnement marqué par la volatilité des coûts, les contraintes de capacité et les perturbations du contrôle aérien européen.

©Ryanair
Tous a commenté :
12 septembre 2026 - 16 h 53 min
Conseil d’administration, PDG , salariés, clients… tous des low cost !!!
Comment soutenir cette compagnie et son dg !
« Le passager n’a pas été aspiré »
« Viol dans un avion Ryan »
« MOL : les autres compagnies vous violent » (la classe le DG!!)
« Faire voyager les gens debouts »
Ect ect cette compagnie est ridicule et n’inspire pas la fiabilité !
Devine a commenté :
12 septembre 2026 - 17 h 39 min
Personne ne nous oblige à voyager avec Ryanair. Je ne voyage pas avec eux, je ne l’ai jamais fait et je prévois de ne jamais le faire. Si autant de monde voyage avec eux au point de permettre à cette compagnie à la fois de faire autant de profits que de posséder en propre + de 600 avions, c’est que ça fonctionne tant bien que mal et que suffisamment de gens s’en accomodent à défaut de s’en satisfaire.
Lys a commenté :
12 septembre 2026 - 21 h 09 min
Bien vu. Comme pour n’importe quel autre produit, de la crème de beauté à l’aspirateur en passant par un vêtement, un aliment, une voiture, un téléviseur, un smartphone, ou une brosse à dents, chacun a le choix, non ?
Sans doute est-ce un mal bien français que de taper et retaper sur ce qui ne vous plaît pas… même si vous n’avez pas acheté le produit, qu’il ne vous a donc rien coûté, que vous ne l’avez jamais essayé, et qu’il ne vous a donc jamais porté préjudice.
Bien sûr, l’existence de certains aspects de cette compagnie (salaires, horaires de travail, conditions sociales pour le personnel) mais que je ne connais pas en détail, est peut-être discutable ; on peut cependant supposer que, si elles ne répondent pas à la réglementation française, elles sont bien soumises à la réglementation européenne, non ?
Et si malgré cela le “Thénardier de l’air” exploite vraiment son personnel, les moyens de défense existent, non ?
P.S. Appréciation d’origine locale : à Lyon Saint-Exupéry, le choix de Ryanair ne s’est jamais posé, la place étant déjà prise par Easyjet depuis 2008, et le trafic de cet aéroport ne supportant sans doute pas la présence de 2 grosses compagnies low-cost…
Remarque a commenté :
13 septembre 2026 - 9 h 12 min
C’est la jalousie qui fait parler. Lorsqu’on voit un tel commentaire “faire voyager les gens debout”, il faut avoir seulement 2 neurones dans le cerveau pour y croire. Quant aux incidents AF est la compagnie la plus meurtrière d’Europe. Ryanair n’a jamais tué qui que ce soit.
Jean Neymar a commenté :
13 septembre 2026 - 5 h 06 min
Qu’en pensent réellement les salariés sous couvert d’anonymat pour s’éviter d’être sanctionnés ?
Bin a commenté :
13 septembre 2026 - 15 h 11 min
On peut entendre toutes vos critiques sur cette compagnie mais beaucoup de jeunes pilotes ou personnels navigants sont bien contents de débuter dans cette compagnie très formatrice et qui n a pas peur d embaucher des jeunes
Cela leurs permet de monter leurs heures pour ensuite tenter leur chance dans les soit disant grandes et formidables compagnies qui se comportent comme des coucous en embauchant que les amis de leurs amis
Manfou a commenté :
13 septembre 2026 - 18 h 25 min
Cette compagnie embauche des débutants car ce sont les seuls prêts à accepter temporairement leur diktat. Dès qu’ils ont un peu d’expérience ils s’enfuient.
Bin a commenté :
14 septembre 2026 - 8 h 27 min
On voit très bien que vous n avez jamais galeré pour trouver un premier emploi en sortant de vos études , vous vivez sans doute dans un autre monde
Fcb1962 a commenté :
13 septembre 2026 - 8 h 14 min
C’est une honte quand on voit que Ryanair se fait parainner par les régions pour ouvrir une ligne, traite les pax comme les prestataires locaux comme de la merde.
Remarque a commenté :
13 septembre 2026 - 9 h 10 min
Toutes les compagnies font de même Transavia et Easyjet aussi..