Environ 500 A321neo sont concernés par une anomalie de fabrication dans la partie avant du fuselage. Sans conséquence annoncée sur la sécurité des vols, elle pourrait néanmoins retarder certaines livraisons et alourdir un quatrième trimestre déjà décisif pour Airbus.
Un défaut découvert dans le fuselage des A321neo
Le problème concerne l’application d’une couche de primaire anticorrosion sur des lisses, éléments de renfort disposés dans le sens de la longueur du fuselage. Selon des sources citées par Reuters, un technicien d’Airbus a découvert en août des zones dépourvues de cette protection en grattant la peinture d’une pièce. L’anomalie se situe dans une section basse du fuselage avant, où l’humidité peut s’accumuler au fil du temps.
Environ 250 des appareils concernés sont déjà en service et 250 autres se trouvent à différents stades de production. Airbus indique que les avions peuvent continuer à voler et qu’une solution de réparation a été définie. Selon une source de Reuters, l’A321XLR, version à plus long rayon d’action, n’est pas touché.
Airbus et le groupe italien Leonardo cherchent encore la cause du défaut. Reuters rapporte que des ingénieurs des deux entreprises travaillent auprès de TESI, sous-traitant de Leonardo situé au sud de Naples. Leonardo confirme que TESI participe à ses activités liées à Airbus, sans confirmer son rôle dans cette anomalie précise ; Airbus, de son côté, ne nomme pas le fournisseur concerné.
Des réparations possibles après livraison
Les compagnies continuent de réceptionner des avions concernés. D’après les sources de Reuters, elles disposeraient de deux ans pour effectuer la remise en état, plutôt que d’attendre le cycle habituel de maintenance de quatre ans. L’immobilisation pourrait atteindre neuf jours, dont deux à trois jours consacrés à la réparation elle-même. Les lisses n’auraient pas besoin d’être retirées du panneau de fuselage.
Cette possibilité de corriger le défaut ultérieurement limite son effet immédiat sur les livraisons. Elle n’efface toutefois ni le travail de suivi des appareils concernés, ni les contraintes industrielles sur les avions encore en production.
L’objectif de 870 livraisons sous pression
Airbus maintient son objectif d’environ 870 avions commerciaux livrés en 2026. Au 31 août, le constructeur en avait officiellement remis 475 à ses clients, dont 57 pendant le seul mois d’août. Le bilan définitif de septembre n’a pas encore publié, mais il est attendu comme un indice du retard du mois en relation avec ses problèmes de qualité. Selon une source interrogée par Reuters, jusqu’à 20 avions initialement attendus en septembre pourraient être reportés au quatrième trimestre. À titre d’hypothèse, si Airbus terminait septembre à 60 livraisons, il lui resterait 335 appareils à remettre d’octobre à décembre.
L’épisode intervient moins d’un an après un autre défaut de qualité touchant des panneaux de fuselage. Pour Airbus, l’enjeu dépasse donc la réparation de ces A321neo : il s’agit aussi de préserver la cadence d’un programme central pour ses livraisons, sans confondre cette difficulté de production avec un risque immédiat pour les passagers.

GVA1112 a commenté :
29 septembre 2026 - 14 h 19 min
Cela arrive AUSSI chez Airbus.
La différence, c’est la manière de communiquer sur les bugs industriels et de montrer leur maitrise du sujet.