La compagnie saoudienne reporte sur l’aéroport d’Al-Qassim six dessertes habituellement assurées depuis Riyad, dont Londres-Heathrow, Le Caire et Djeddah. Applicable depuis le 25 octobre 2026, ce dispositif comprend un transfert gratuit en autocar depuis la capitale, d’une durée annoncée de quatre heures et demie. Il intervient alors que l’aéroport international King Khalid amorce une réouverture partielle, toujours sous la menace d’attaques houthies.
Riyadh Air reprend des vols, mais à distance de son aéroport d’attache. La compagnie a mis en place un nouveau parcours pour les passagers de six liaisons : au départ de Riyad, le voyage peut désormais commencer par un enregistrement en ville, suivi d’un long transfert routier vers l’aéroport d’Al-Qassim (ELQ), d’où décollent les appareils. Une solution de continuité dans un contexte où l’annonce d’une réouverture de King Khalid ne signifie pas encore un retour à la normale.
Riyadh Air : six destinations desservies via Al-Qassim
Le dispositif concerne les vols entre Riyad et Le Caire (CAI), Dhaka (DAC), Djeddah (JED), Londres-Heathrow (LHR), Lahore (LHE) et Islamabad (ISB). Il s’applique donc à cinq destinations internationales et à une liaison intérieure saoudienne. « À compter du 25 octobre, les vols Riyadh Air entre Riyad et Le Caire, Djeddah, Dhaka, Londres, Lahore et Islamabad seront assurés via l’aéroport d’Al-Qassim », indique la compagnie dans son information aux voyageurs. Elle invite les clients à consulter leur réservation pour connaître l’aéroport confirmé et les modalités de leur déplacement.
Un transfert gratuit de quatre heures et demie depuis Riyad
Pour les passagers qui commencent leur voyage dans la capitale, Riyadh Air propose un enregistrement à l’hôtel InterContinental Durrat Al Riyadh. Les documents de voyage y sont contrôlés et les bagages pris en charge avant le départ d’un autocar gratuit vers Al-Qassim.
Le calendrier impose une anticipation inhabituelle pour un départ aérien : l’enregistrement à l’hôtel ouvre huit heures et quinze minutes avant le vol et ferme six heures et trente minutes avant celui-ci. L’autocar part six heures et quinze minutes avant le décollage, pour un trajet annoncé de quatre heures et demie. L’arrivée à l’aéroport est ainsi prévue environ une heure et quarante-cinq minutes avant le vol. Les bagages étant déjà enregistrés, les voyageurs peuvent rejoindre les contrôles de sûreté et, pour les départs internationaux, de police aux frontières.
Il reste possible de rejoindre directement l’aéroport. Riyadh Air recommande alors de prévoir environ quatre heures de route depuis Riyad et de se présenter au moins trois heures avant le départ. Sur place, l’enregistrement et la dépose des bagages ferment une heure et quinze minutes avant le vol.
Aéroport de Riyad : une réouverture partielle sous la menace
Le choix d’Al-Qassim intervient au moment où l’aéroport King Khalid de Riyad tente de rétablir une partie de son activité. Dans une annonce publiée le 24 octobre et applicable dès le lendemain, l’aéroport a affecté le terminal 1 aux vols intérieurs et le terminal 2 aux vols internationaux exploités par les compagnies nationales. Cette dernière précision limite la portée de l’annonce : il ne s’agit pas d’une reprise générale de toutes les opérations internationales.
La plateforme avait interrompu ses opérations après une attaque revendiquée par les Houthis le 10 octobre et ayant touché le Terminal. La coalition a notamment fait état de dix missiles balistiques interceptés en direction du sud du royaume, ainsi que de deux drones et d’un missile balistique lancés vers Riyad. Ces annonces illustrent la persistance de la menace.
Pour Riyadh Air, le passage par Al-Qassim permet de remettre en place certaines dessertes en dissociant le point de départ commercial, Riyad, de l’aéroport effectivement utilisé. Mais la compagnie doit désormais articuler enregistrement déporté, transport routier, acheminement des bagages et départ aérien : une chaîne de voyage plus longue pour les clients, et plus complexe à organiser qu’un départ direct de la capitale. Les horaires détaillés publiés par le transporteur donnent la mesure de cette réorganisation.

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