La compagnie israélienne El Al a annoncé l’exercice d’options portant sur six Boeing 787-9 et la conversion de quatre appareils en version 787-10, la plus grande de la famille Dreamliner, pour des livraisons étalées entre 2030 et 2032.
L’accord, d’un montant d’environ 1,5 milliard de dollars au prix catalogue, s’accompagne de nouvelles options portant sur jusqu’à six 787 supplémentaires, susceptibles de porter la flotte de Dreamliner d’El Al jusqu’à 34 appareils au milieu des années 2030.
La compagnie nationale israélienne a indiqué qu’elle allait exercer une option portant sur six Boeing 787-9 supplémentaires, tout en modifiant un accord antérieur afin de convertir quatre appareils en 787-10, la version à plus forte capacité de la gamme. Ces dix avions – six 787-9 et quatre 787-10 – doivent être livrés entre 2030 et 2032, dans le cadre d’un calendrier de renouvellement et d’expansion de flotte inscrit sur le long terme.
El Al a par ailleurs obtenu de Boeing de nouvelles options portant sur jusqu’à six autres 787, dont les livraisons interviendraient entre 2033 et 2035 si elles étaient exercées. Selon un document transmis à la Bourse de Tel-Aviv, l’investissement total lié à cette croissance de flotte est évalué à environ 1,5 milliard de dollars, un montant qui inclut la conversion de modèle et les moteurs de rechange, mais pas les coûts de maintenance futurs.
Une flotte 787 en voie de doublage
El Al exploite actuellement 17 Dreamliner, qui constituent déjà l’ossature de son réseau long-courrier, aux côtés de Boeing 737 et 777 affectés principalement aux liaisons moyen-courriers. Avec ce nouveau plan de flotte, la compagnie vise une montée à 28 787 d’ici la fin de la décennie, un chiffre qui pourrait atteindre environ 34 appareils si toutes les options nouvellement signées sont exercées.
Les 787 de la compagnie desservent notamment New York, Miami, Boston et Los Angeles aux États‑Unis, ainsi que Bangkok, Phuket et Tokyo vers l’Est, sans oublier plusieurs grandes capitales européennes. Selon la compagnie, le 787‑9 offre une autonomie pouvant atteindre environ 16h30 de vol, tandis que le 787‑10 peut voler jusqu’à près de 15h30, en fonction de la charge passagers, du fret et du carburant emporté.
Le choix stratégique du 787-10
La conversion de quatre commandes vers la version 787‑10 marque un virage vers des capacités plus élevées sur certaines lignes structurantes. El Al évoque une cabine pouvant accueillir autour de 310 passagers pour cette variante, ce qui permet d’augmenter l’offre de sièges sur les lignes les plus denses et d’améliorer la disponibilité sur son réseau long‑courrier sans forcément multiplier les fréquences.
« L’expansion de notre flotte de Dreamliner vise à accroître la capacité, améliorer la disponibilité des vols et soutenir la croissance de nos lignes long‑courrier », explique la compagnie, qui précise toutefois ne pas annoncer, à ce stade, de nouvelles destinations ni de changements majeurs de produit cabine. El Al indique qu’elle évaluera plusieurs schémas de financement – dette, leasing ou structures hybrides – au fur et à mesure de l’approche des livraisons.
Un pari dans un marché sous tension
Pour El Al, verrouiller des livraisons sur la période 2030‑2035 permet de planifier la montée en puissance de son réseau long‑courrier, tout en s’assurant l’accès à des biréacteurs de nouvelle génération plus sobres en carburant et moins émetteurs de CO₂ que les anciens 767 ou 747 qu’elle exploitait par le passé. La compagnie avait déjà signé en 2016 un premier accord d’environ 1,25 milliard de dollars pour quinze 787, puis, en 2024, l’achat de trois 787‑9 supplémentaires avec des options pour six appareils de plus, parallèlement à un contrat portant sur jusqu’à 30 Boeing 737 MAX pour son réseau moyen‑courrier.

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