CSeries: les livraisons retardées par Pratt & Whitney

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Bombardier a réduit à sept le nombre de CSeries qui seront livrés aux compagnies aériennes cette année au lieu des 15 prévus, en raison de problèmes rencontrés par le motoriste Pratt & Whitney.

Swiss International Air Line et airBaltic auraient dû opérer quinze CS100 et CS300 d’ici fin décembre 2016, mais l’avionneur canadien a divisé par deux ses prévisions. Le président de Bombardier Avions Commerciaux Fred Cromer a précisé le 6 septembre lors d’un point sur le programme CSeries qu’il travaillait avec Pratt & Whitney pour régler rapidement le problème de livraison des PW1500G. « Le moteur du CSeries est très performant en service. Nous travaillons très étroitement avec Pratt & Whitney pour régler rapidement cette question d’accélération de production de notre fournisseur et pour nous assurer que nous avons une solide base de fournisseurs afin de soutenir nos objectifs de croissance », a déclaré le dirigeant dans un communiqué, avant d’ajouter qu’il est « « très confiants en notre capacité de réaliser notre plan d’accélération de la production, incluant celle d’atteindre notre objectif de produire 90 à 120 avions par année d’ici 2020 ». Pratt & Whitney n’a fourni aucun détail sur ces problèmes de livraison, ou sur les impacts potentiels sur sa main-d’œuvre au Québec ; « ce n’est pas lié à des problèmes techniques », a simplement assuré la porte-parole de Bombardier Isabelle Gauthier dans La Presse.  Elle ajoute que l’entreprise « s’expose à des pénalités auprès de Swiss et airBaltic », mais qu’elle devrait être « compensée par un dédommagement » de la part de l’avionneur.

En dehors de ces problèmes de production, Bombardier a confirmé que les deux CS100 exploités par SWISS ont conjointement effectué près de 400 vols générateurs de revenus et cumulé près de 600 heures de vol. « Nous sommes très heureux des performances du CSeries au cours de sa mise en service avec notre client de lancement SWISS », déclare Fred Cromer, « l’avion répond à toutes les attentes et démontre clairement qu’il est l’appareil le plus performant et le plus efficace du segment des avions de 100 à 150 sièges ». La compagnie nationale suisse va recevoir un troisième CS100 le mois prochain, tandis que le CS300 devrait être mis en service avec airBaltic « au quatrième trimestre ».

Le programme CSeries « continue d’atteindre ses jalons et d’accroître sa pénétration du marché », insiste le dirigeant. Incluant les commandes d’Air Canada et de Delta Air Lines plus tôt cette année, l’entreprise a enregistré plus de 300 commandes fermes et jusqu’à 800 commandes incluant les options et les engagements. Avec la certification du CS300 et la mise en service du CS100, le programme CSeries « est passé de la phase de développement à celle d’accélération de la production ». De plus, la semaine dernière, Bombardier a annoncé avoir reçu la seconde et dernière tranche de 500 millions $ de l’investissement du gouvernement du Québec dans le programme d’avions CSeries. Mais l’ajustement des livraisons d’avions CSeries « engendrera des revenus annuels moins élevés » pour Bombardier Avions commerciaux : l’entreprise prévoit maintenant être dans la partie inférieure de la fourchette de ses prévisions de revenus, de 16,5 milliards $ à 17,5 milliards $.

air-journal_Bombardier CS100 PW1500G

http://www.air-journal.fr/2016-09-07-cseries-les-livraisons-retardees-par-pratt-whitney-5169009.html

Commentaire(s)

  1. Embraer aurait enfin un concurrent de taille sur ce segment au moins sur les marcher de l’OCDE, avec l’équivalent japonais qui n’a pas l’air de venir. Quand aux marcher hors OCDE l’équivalent chinois short range et le Sukhoi auraient peut être leur chance.

  2. Oui ! Mais il ne faut pas oublier que le CS300 va sortir Bombardier du cadre des avions régionaux pour concurrencer directement le 737 dans la catégorie des moyens courriers.

  3. Une mauvaise nouvelle qui rappelle qu’il y a une bonne nouvelle derrière, l’avion est bon et est demandé, ils ne pourront certes pas honorer leurs commandes à temps, mais c’est pas un problème technique.

    Bombardier joui d’une assez bonne image auprès des gens, bien meilleure que celle qu’à Sukhoï qui malgré tout reste dans les esprits comme une entreprise soviétique, ce qui fait penser, à tord ou à raison, à des avions dépassé, peu fiables technologiquement, alors que c’est un assez bon avion pour du régional. Ce défaut d’image lui laisse un carnet de commande principalement issu du l’ancien bloc de l’est.

    Le MRJ de Mitsubishi souffre qu’en à lui d’un retard sur la mise en marché il arrivera en 2018, chez ANA, mais c’est surtout chez SkyWest qu’il faudra se tourner car ses commandes et options représentent près de la moitié du carnet de chez Mitsubishi.

    Le ARJ21 chinois souffre de son image de MD80 relifté et de « qualité » chinoise, une image encore plus difficile que celle dont souffre le constructeur russe, mais à bonne raison. Un avion avec un carnet quasi exclusivement chinois.

    Ces avions sont indispensable pour une meilleure rentabilité des vols CC et plus économique que des 737-700 comme on en voit beaucoup aux US.

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