La Chine a engagé la transformation de son engagement d’achat de 200 avions Boeing en commandes attribuées à ses compagnies aériennes. Selon le représentant américain au commerce Jamieson Greer, environ 150 appareils sont désormais à différents stades de formalisation, quatre mois après l’annonce politique conclue à Pékin entre Donald Trump et Xi Jinping.
La Chine commence à formaliser ses achats de Boeing
L’engagement chinois de commander 200 avions Boeing, annoncé en mai à l’issue d’une rencontre à Pékin entre les présidents américain Donald Trump et chinois Xi Jinping, entre progressivement dans une phase beaucoup plus concrète. Sur les 200 appareils évoqués, environ 150 font désormais l’objet de démarches de finalisation, selon Jamieson Greer, le représentant américain au commerce. Interrogé par Fox News avant une nouvelle rencontre prévue cette semaine entre les deux dirigeants, le responsable américain a indiqué : « Il y en a environ 140 qui sont en bonne voie. Pour dix autres, les commandes sont en cours de rédaction ».
La nuance est importante : il ne s’agit pas encore d’une commande ferme globale de 200 avions enregistrée d’un seul bloc dans le carnet commercial de Boeing. Le schéma retenu prévoit plutôt une attribution progressive des appareils à des transporteurs chinois, suivie de négociations et d’annonces au niveau de chaque compagnie. Les modèles concernés, les motorisations, les calendriers de livraison ainsi que l’identité précise des clients n’ont pas encore été dévoilés. À ce stade, il serait donc prématuré de présenter les 150 avions comme autant de commandes fermes officiellement comptabilisées par Boeing.
Des commandes attendues compagnie par compagnie
Kelly Ortberg, directeur général de Boeing, avait lui-même décrit en mai un processus en plusieurs étapes. Une fois le volume d’appareils approuvé au niveau gouvernemental, Pékin répartit les avions entre les compagnies, qui discutent ensuite directement avec le constructeur américain des contrats définitifs. « L’engagement initial de 200 appareils se transformera en une commande plus tard dans l’année », avait déclaré le dirigeant de Boeing, cité par Reuters. Il soulignait alors que le groupe ne s’attendait pas nécessairement à revenir de Chine avec un contrat unique de 500 avions : « Je n’avais jamais prévu d’aller en Chine et de revenir avec une pile de 500 commandes. »
Selon les informations alors obtenues par Reuters auprès d’une source proche du dossier, la majorité des avions devrait être destinée aux trois grands transporteurs publics chinois : Air China, China Eastern Airlines et China Southern Airlines. Cette répartition reste toutefois à confirmer officiellement.
Un retour décisif de Boeing sur le marché chinois
Pour Boeing, la concrétisation de ce paquet de 200 avions constituerait un tournant majeur après près d’une décennie de disette commerciale en Chine. Entre 2005 et 2017, les compagnies chinoises avaient commandé en moyenne 127 Boeing par an. Depuis 2017, ce rythme est tombé à seulement six appareils annuels en moyenne. La période a été marquée par plusieurs facteurs défavorables au constructeur américain : tensions commerciales sino-américaines, crise du 737 MAX après les accidents de 2018 et 2019, suspension mondiale de l’appareil, puis préférence accrue accordée à Airbus dans les grandes campagnes d’acquisition chinoises. À cela s’ajoute la montée en puissance du Comac C919, le monocouloir chinois appelé à concurrencer progressivement les familles Airbus A320neo et Boeing 737 MAX sur le marché intérieur.
Boeing a néanmoins continué à livrer des avions à des clients chinois, notamment dans le cadre de commandes antérieures. Le nouvel engagement représente en revanche le premier grand accord commercial chinois annoncé avec Boeing depuis celui de novembre 2017, lorsque China Aviation Supplies Holding Company avait signé un accord couvrant 300 appareils : 260 Boeing 737 et 40 avions long-courriers.
Si aucune répartition officielle par type d’appareil n’a encore été communiquée, le marché des monocouloirs apparaît comme le cœur logique du dossier. Kelly Ortberg avait expliqué que l’accord rouvrait à Boeing l’accès au marché chinois des avions à fuselage étroit après une longue période de gel de facto des commandes.
Une dimension géopolitique
Donald Trump avait affirmé en mai que les achats chinois pourraient, à terme, atteindre jusqu’à 750 avions Boeing. Boeing a, de son côté, présenté les 200 appareils comme une « tranche initiale ». Mais aucune commande supplémentaire n’a été annoncée à l’approche du nouveau rendez-vous Trump-Xi, et Jamieson Greer n’a pas laissé entendre qu’un accord complémentaire était imminent.
La possibilité d’un élargissement dépendra aussi de la capacité de Boeing à garantir la disponibilité des pièces détachées et composants critiques pour les flottes déjà exploitées par les compagnies chinoises. D’après Reuters, cette question des approvisionnements constitue une condition essentielle envisagée par Pékin pour aller au-delà de la première tranche, dans un contexte où les restrictions commerciales bilatérales ont compliqué l’accès à certaines fournitures aéronautiques.

CHECK LAST a commenté :
22 septembre 2026 - 10 h 20 min
“Une dimension géopolitique” …Bien sûr !!
Bien évidement ping lâche du lest vis à vis du taré décoloré MAGA entre deux rounds de boxe commerciale pour calmer le chantage des taxes et préparer la suite du combat …
Le dictateur chinois donne un os à ronger au crétin orange car il a tous les avions qu il veut avec Airbus et les chaines de montage à la maison mais il faut fermer la sale bouche du rageux que toutes nos petites gagneuses Françaises de papiers sucent H24
Toute la clique gerbante attribuera cet accord de dupes au seul talent du criminel boing
Le tocard est si doué qu il met 7 ans ans à certifier une saucisse haricots des années 90 et deux enclumes des années 60…
Airbus a depuis Janvier a reçu 1150 commandes brutes le criminel US moins de 500 …Faut bien que le yankee ringard se rattrape un peu
Allez les gagneuses c est à vous 5 4 3 2 1…